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lundi 13 avril 2015 à 05:45

C’est arrivé un 13 avril… (Voir la vidéo)

1946 : la loi qui abolit le régime de la prostitution réglementée en France !



C’est encore l’incontournable Wikipédia (l’encyclopédie libre) qui nous « fournit » notre thème du jour ; en l’occurence qui devrait plaire particulièrement aux femmes puisqu’il s’agit de :

 

 

MARTHE RICHARD 12 04 15

 

 

Photo : http://www.lhemicycle.com/3826-quand-les-senateurs-etaient-pries-dinterdire-la-prostitution/

 

 

 

« La loi Marthe Richard du 13 avril 1946 abolit le régime de la prostitution réglementée en France depuis 1804. Elle impose la fermeture des maisons closes (« maisons de tolérance »). La loi porte le nom de Marthe Richard, alors qu’elle est conseillère municipale de Paris et non parlementaire (et de surcroît de nationalité anglaise à la suite de son mariage avec Thomas Crompton, directeur financier de la fondation Rockefeller), grâce à son entregent et une importante campagne de presse, bénéficiant de plus du climat ambiant, la plupart des tenanciers étant mouillés dans la collaboration.« 

 

 

Ainsi commence l’article mais arrivons directement à la :

 

Genèse de la loi

 

« Marthe Richard, élue conseillère dans le 4e arrondissement de Paris, dépose le 13 décembre 1945 devant le Conseil municipal de Paris un projet pour la fermeture des maisons closes. Dans son discours, elle ne s’en prend pas tant aux prostituées qu’à la société, responsable selon elle, de la « débauche organisée et patentée » et à la mafia, qui bénéficie de la prostitution réglementarisée ; le propos permet aussi de rappeler que le milieu de la prostitution s’est compromis avec l’Occupant pendant la guerre. Sa proposition est votée et le 20 décembre 1945, le préfet de police Charles Luizet décide de fermer sans préavis les maisons du département de la Seine dans les 3 mois (au plus tard le 15 mars 1946, date qu’a fixé le conseil municipal).

 

Encouragée, Marthe Richard commence une campagne de presse pour le vote d’une loi généralisant ces mesures. Elle est soutenue par le ministre de la Santé publique et de la Population Robert Prigent. Le 9 avril 1946, le député Marcel Roclore présente le rapport de la Commission de la famille, de la population et de la santé publique, et conclut à la nécessité de la fermeture. Le député Pierre Dominjon dépose une proposition de loi dans ce sens qui est votée le 13 avril 1946 à la chambre des députés. La fermeture des maisons closes est appliquée à partir du 6 novembre 1946. Retirant les autorisations administratives sans indemnisations aux tenanciers, la loi marque la fin du sanitarisme et le passage d’une politique réglementariste à une politique abolitionniste... »

 

Conséquences

 

« Après l’adoption de la loi, Marthe Richard s’assure que l’on vote bien l’article 5 du texte qui prévoit la suppression du fichier national de la prostitution, dans lequel elle est encore fichée. Ce fichage policier est remplacé par un fichier sanitaire et social de la prostitution (loi du 24 avril 1946) dans le but de « dépister les prostituées vénériennes voulant se dérober au traitement de leur maladie » mais cette déclaration non coercitive à l’action sanitaire et sociale est peu appliquée et disparaît le 28 juillet 1960, date de la ratification française de la convention des Nations unies du 2 décembre 1949 pour la répression de la traite des êtres humains et de l’exploitation de la prostitution d’autrui (ratification tardive à cause du maintien des bordels dans son empire colonial).

 

 

Environ 1 400 établissements sont fermés, dont 195 à Paris (177 établissements officiels) : les plus connus comme le Chabanais, le Sphinx, La Rue des Moulins, le One-two-two mais aussi les sinistres maisons d’abattage comme le Fourcy et le Charbo… »

 

Pou lire l’article, cliquez sur : 

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_Marthe_Richard

 

Signé : quelqu’un qui n’est pas sur que ce soit une (très) bonne idée !

 

 

 

 

La législation française sur la prostitution (1945 – 2003): le règne de l’abolitionnisme

 

 

 

 

 



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