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mercredi 4 novembre 2015 à 05:34

Center parcs du Rousset

300 emplois directs seraient créés dont 85% en CDI et 60% à temps plein



 

Ce mardi matin 3 novembre 2015 dans la salle des fêtes du Rousset se tient une conférence de presse sur le dossier du Center Parcs. Quelques voitures de gendarmerie sont garées alentour. Madame le Maire, Sylviane Bonnot, explique que l’on craignait une manifestation des opposants au projet.

 

 

En fait l’opposition est bien présente, puisqu’invitée, et assise au milieu des partisans.

 

 

L’autre jour pour la pèche du lac il y avait du brouillard, aujourd’hui de la pluie. Le Rousset c’est pourtant un coin paradisiaque. A la remarque « Sous-Préfet au Rousset, beau temps il fait », Philippe Saffrey, sous-préfet, répond « pluie du matin n’arrête pas le pèlerin »

 

La Mairie du Rousset a bien fait les choses et l’accueil est chaleureux. Tout le monde, une quarantaine de personnes, assiste à la conférence de presse.

La Présidente de la commission particulière du débat public Center Parcs au Rousset (CPDP), Claude Brevan, représentant aussi le Président de la commission nationale du débat public (retenu par d’autres obligations) anime la conférence de presse pour la remise du compte rendu du débat public.

 

 

Elle rappelle d’abord que la mise en place d’un débat public organisé par la Commission nationale du débat public n’était en rien obligatoire puisque l’obligation commence avec les investissements de 300M€. Le projet du Rousset s’élève à 170M€.

Mais le débat s’est bien passé il a été fructueux. 7 ateliers et 4 réunions publiques ont été organisés par la CPDP et 1647personnes y ont participé. Mais comme dit la Présidente dans ces 1647 personnes il y a un noyau dur qui se retrouvait en fait à chaque occasion de débat. Donc le chiffre réel est plus bas. Le collectif du Geais de Rousset avait demandé deux ateliers, un sur les stratégies de développement économique alternatif, un sur la démocratie participative. Le premier a été organisé parce qu’en lien direct avec le projet, le second refusé parce étranger au fond de la concertation.

Sur le site Internet 5634 visiteurs (sans double compte) ont consulté 68 000 pages, 68 points de vue ont été publiés, 508 questions classées en 239 groupes ont été posées et traitées. 16 cahiers d’acteurs ou de contributions ont été remplis et remis, 26 délibérations ou vœux des collectivités locales ont été pris.

 

Mais pour elle ce qui a le mieux fonctionné ce sont les cartes T, « cela prouve que le papier n’est pas mort ».

 

Pour en savoir plus ou lire le bilan ou le compte-rendu deux adresses

 

https://cp-lerousset.debatpublic.fr

http://www.debatpublic.fr

 

 

La Présidente explique que malgré une grosse fréquentation du site Web, le débat est reste local et elle souligne l’importante mobilisation autour de cette concertation. Elle se dit surprise de constater que dans un territoire rural il y a eu une participation aussi forte et constante de citoyens ayant pris sur leur temps pour y participer. C’est pour elle un signe de bonne santé de la société.

 

 

Elle rappelle que le Maître d’Ouvrage Pierre et Vacances à d’autres partenaires : les Conseil Régional et Départemental et aussi la société d’économie mixte. En fait il y a eu plus de questions pour le département et Pierre et Vacances.
Mme Claude Brevan précise les grands enjeux traités tout en soulignant que le clivage extrême entre les partisans et les opposants a marqué la faiblesse, dès le début, du peu de dialogue entre les 2 parties, puisque chacun campait sur ses positions. Ainsi nombre de sujets de fond n’ont pu être affinés.

 

 

Elle souligne que des deux côtés des reproches ont été adressés à la commission : par les opposants lui reprochant de ne pas leur donner assez la parole et par les partisans de trop donner la parole aux opposants.

 

 

Il a été traité de l’opportunité du projet, mais Mme Claude Brevan, s’interroge sur la possibilité de discuter à priori de ce sujet « parce que l’opportunité est la résultante des aspects de plus-value ou pas. Commencer une concertation en débutant par ce sujet n’a aucun sens. De toute façon le projet est un miracle pour ses partisans et quelque chose d’épouvantable pour ses opposants. »

 

 

Les arguments des uns et des autres sont très peu symétriques. Pour les partisans les arguments sont de nature économique alors que pour les partisans ils sont essentiellement écologiques. Pour eux il s’agit d’un choix de société basé sur le tourisme doux, en accord avec le schéma départemental de tourisme basé sur œnotourisme et le vélotourisme et non pas le tourisme de masse artificiel.

 

 

Bien sûr un des sujets qui divise c’est la participation publique dans le financement global de l’opération.

 

Il est rappelé que le financement public de 9,9 millions d’€ couvre les réseaux extérieurs A ce propos la petite tortue Cistude tient en haleine les services responsables du recalibrage de la départementale. Il y a aussi le sort des zones humides. Là encore engagement de Pierre et Vacances de ne pas les inclure dans le périmètre de son projet.

 

 

Toujours dans le domaine financier, les craintes sont fortes encore concernant les garanties financières apportées par le Département. Les opposants pensant que cela gèle des crédits sur d’autres projets plus utiles.

 

 

Elle constate que la coexistence entre démocratie représentative et démocratie participative crée parfois des frictions et des incompréhensions.

 

 

Ce qui fait débat c’est aussi le problème posé par la température de la bulle et de la piscine toute l’année.

 

Cela est contraire à la politique de transition énergétique et aux principes de développement durable. Les engagements de Pierre et Vacances dans ce domaine reposent sur les énergies renouvelables la filière bois. Les opposants présents ont quitté un moment la salle parce que Jean-Michel Klotz, directeur général adjoint de Pierre et Vacances, voulait absolument mettre fin à ce qu’il appelle une idée fausse propagée par les associations opposantes. Il s’agit de l’impact carbone et les gaz à effet de serre le directeur général adjoint balaie les arguments en expliquant qu’il s’agit de tourisme de proximité et que les touristes ne viendront donc pas de loin, ni en avion. Les opposants sortent. On les entend discuter dans le hall, puis juste avant le fin ils reviennent s’assoir.

 

 

Pour Pierre et Vacances et les partisans du projet il y une réelle contrepartie. Ce sont des chiffres qui ont été avancés dans les débats et dans les documents.

 

1,3 million d’euros de taxe d’urbanisme, 500 000 € par an de contribution économique territoriale, 200 000 € par an de taxe foncière, sur la propriété du terrain bâti, 250 000 € par an de taxe sur les séjours touristiques.

 

 

Autre sujet d’affrontement l’impact sur l’économie locale. Personne ne conteste l’impact de la création d’emplois, mais pour les opposants il y a d’autres solutions et surtout sur les types d’emplois.

 

 

Ce que Pierre et Vacances avance c’est que pendant les deux ans de la phase de chantier, la création du Center Parcs du Rousset génèrerait, selon les étapes des travaux, de 250 à 500 emplois, principalement salariés d’entreprises locales.

En phase d‘exploitation, environ 300 emplois directs seraient créés dont 85% en CDI, 15% en CDD et 60% à temps plein. De nombreux emplois locaux seront induits localement

 

Pierre et Vacances a pris des engagements sur les types de contrat, la mutualisation des métiers pour augmenter le temps de travail de certains postes. Mme le Maire a souligné avant la conférence de presse que sa mairie avait reçu d’ores et déjà beaucoup de demandes d’emplois et que certaines concernent des emplois d’appoint à temps partiel. Ce qui, pour elle, se comprend vu les difficultés actuelles de l’agriculture.

 

 

Jean-Michel Klotz s’engage à ce qu’en phase de chantier comme en phase d’exploitation, Center Parcs favorise toujours les filières locales, en partenariat avec les collectivités territoriales et les chambres consulaires. Il conviendra pour cela dit-il que les filières et les partenaires s’organisent.

 

En plus dans les prévisions il y a 4 à 5 millions € par an pour les contrats de prestations et 2 à 3 millions € par an de dépenses des clients hors du site.

 

De plus il confie à l’assemblée que le projet est bien différent des autres car il entend aller vers un tourisme plus intégré au territoire et plus en contact avec l’extérieur. Comment, par quel moyens ? Sans aucun doute à étudier.

Il y a aussi la gastronomie comme produit d’appel du Center parcs… Jean-Michel Klotz pense que la restauration dans le centre doit répondre à toutes les attentes et que le fast food peut côtoyer la gastronomie. Il entend travailler avec les chefs locaux. Comment on ne sait pas encore c’est à étudier.

 

 

La Présidente de la commission particulière du débat public explique qu’il existe une demande de poursuite de concertation si Pierre et Vacances décide de poursuivre le projet sous la férule d’un garant.

 

 

Jean-Michel Klotz, se dit prêt à envisager la chose et retient de la concertation présente beaucoup de choses qui pourront être utiles dans des dossiers futurs. Pour le moment son groupe doit réfléchir à sa décision concernant ce projet La question posée des deux projets d’implantations dans la future nouvelle région Bourgogne-Franche-Comté ne se pose pas en terme politique, mais économique. Il s’agit de deux projets différents reposant tous deux sur des publics de proximité. Bien sûr qu’il est inconfortable de se trouver entre deux élections dont celle des régionales. Mais Pierre et vacances ne se détermine pas en fonction des échéances électorales.

 

 

Il s’engage aussi sur le fait qu’il n’y aura aucune extension future du projet ou du site.

 

Rappelons en quelques mots et chiffres le projet de base : 86 ha de superficie totale dont 40 ha de superficie aménagée, 1 000 ha de massif forestier, 12 000 m2 d’équipements de loisirs, 400 cottages de 40 à 98 m2 de surface habitable (dans un site habituel c’est 800), 2 400 Lits d’où 630 000 nuitées annuelles pour objectif.

 

104 millions d’euros d’investissement pour les cottages, 66 millions d’investissement pour les équipements.

 

 

Lorsque Pierre et Vacances évoque du tourisme de proximité il vise en fait une aire géographique de 2h30 en voiture autour du site et donc 8,1 millions d’habitants.

 

 

La réunion c’est bien déroulée sans anicroche, mais tout reste suspendu à la décision de Pierre et Vacances qui a jusqu’au 3 février 2016 pour la prendre.

 

A suivre…

 

Gilles Desnoix

 

 

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Un commentaire sur “Center parcs du Rousset”

  1. roussillon dit :

    Pourquoi ce serait Malpasset ? les opposants aux projet sont des gens civilisés même si on fait violence à la Nature !

    Par contre pas mal de péripéties à venir, au cours de la décennie qui vient

    C’est le début de la « gazette du Rousset »…