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vendredi 8 avril 2016 à 06:12

Conférence de Presse avec Monseigneur Rivière.

Paray le Monial, le 16 avril 2016, Jubilé des consacrés en Saône-et-Loire



 

 

Une première et une vraie : une autorisation exceptionnelle de sortie des monastères a été promulguée. C’est du jamais vu ou presque. Et si Monseigneur Benoît Rivière, 113ème évêque d’Autun, a pris cette décision c’est pour une autre première, une vraie cette fois encore.

 

 

Il invite toutes les Religieuses et tous les Religieux de tous les monastères de Saône-et-Loire (environ 600 Sœurs et Frères) à se retrouver le samedi 16 avril à Paray-le-Monial pour célébrer l’année de la miséricorde.

 

 

 

On se doute bien que l’évêque ne va pas s’arrêter en si bon chemin… une 3ème première, une vraie toujours : il met en place une conférence de presse pour traiter d’un sujet interne à son diocèse.

 

 

 

Il convient de dire qu’il s’agit là d’une démarche inédite souhaitée et mise en œuvre par Monseigneur Rivière. Ce type de journée n’a encore jamais lieu.

 

 

 

3 raisons ont présidé à cette démarche :

 

 

marquer la clôture de l’Année de la vie consacrée (2015)
célébrer l’Année de la Miséricorde (8 décembre 2015 – 20 novembre 2016).

 

 

Ce week-end est donc également un moment privilégié pour les consacrés de renouveler leur engagement de vie auprès de Dieu et de prier ensemble pour les vocations.

 

 

Ces années saintes ont été voulues par le Pape François et en même temps le choix de la date, le 4e dimanche après Pâques, correspond aussi à la veille du dimanche de prière pour les vocations. Car le 17 avril est la 53ème journée mondiale des vocations. Le Pape François y a consacré un message intitulé « L’église, mère des vocations ».

 

 

 

3 raisons ont présidé aussi à la tenue de cette conférence de presse.

 

 

Présenter cet évènement sans précédent

 

 

Présenter la communauté installée à Ciry le Noble

 

 

Remettre en lumière l’activité apostolique au cœur du Bassin Minier

 

A la cure de Ciry le Noble s’est installée, depuis 4 ans, une communauté des sœurs de Saint Joseph de Cluny. Il est bon de présenter ces trois sœurs qui partagent la vie quotidienne des habitants du Bassin Minier. Ce n’est pas quelque chose d’anodin, de peu d’importance. Ces 3 religieuses ont choisi de venir s’installer dans la région Montcellien à l’appel de l’évêque. Et ce ne fut pas une ballade de plaisir. Monseigneur à Autun depuis plusieurs années s’était rendu compte qu’entre Le Creusot et Paray le Monial il n’y avait plus de présence religieuse de terrain.

 

 

 

Pour lui il y avait peu de nouvelles communautés apostoliques avec une vraie vie consacrée, il a constaté une vraie pauvreté dans le bassin minier, une communauté catholique importante attendant une présence de l’église. Il a donc décidé de faire appel à une communauté dont il connaissait les qualités apostoliques intrinsèques : les sœurs de Saint Joseph de Cluny. N’oublions pas que, bien qu’évêque, il est nominalement Abbé de Cluny. C’est aussi le charisme de la congrégation d’Anne Marie Javouhey qui lui est apparu important et décisif. Après un an de réflexion et de prières 3 sœurs de l’ordre ont donné leur accord.

 

 

 

Ce fut un sacré feuilleton. D’abord il a fallu fermer la communauté de la Roche Vineuse. Il restait 4 communautés en Saône et Loire, outre La roche Vineuse, Cluny, Saint Marcel et quelques personnes à Autun.

 

 

 

La communauté de La Roche Vineuse fermée, il restait à trouver un logement dans le Bassin Minier. Le logement du premier étage de la cure de Ciry était libre, ce fut-là. Mais il fallut aussi démissionner des emplois que les sœurs occupaient dans la vie active. Ce fut la galère.

 

 

Sœur Claire est infirmière en établissement. Elle a galéré pas mal de CDD en CDD, de remplacements en périodes sans rien. Pas évident et surtout très éloigné de ce que l’on a comme idée de la vie d’une sœur.

 

 

Sœur Blandine Marie est animatrice pastorale dans l’enseignement, elle a retrouvé un poste dans un collège de Montceau. La 3ème, sœur Elisabeth est retraitée, mais elle mène activement une mission d’écoute auprès des mouvements catholiques de retraités, elle assure la catéchèse, gère un groupe biblique et participe activement à la préparation du Jubilée des consacrés. Sœur Elisabeth retenue par ses obligations n’est pas présente à la conférence de Presse.

 

 

 

Il a fallu 6 mois pour concrétiser le projet sur le terrain en enfin mettre en place cette communauté. Elles sont là depuis 4 ans.

 

 

 

Donc ces sœurs qui sont d’une congrégation de missionnaires sont immergées dans le monde réel des habitants du bassin minier et participent avec eux à leur vie quotidienne, culturelle et cultuelle. 2 fois par semaine, dans la petite chapelle de leur appartement de la cure une messe à lieu ouverte à tout le monde. Cf. avec elles à la cure.

 

 

 

Si l’on parle de la congrégation d’Anne Marie Javouhey, il faut en dire un peu plus sur cette dernière.

 

 

Elle est née le 10 novembre 1779 à Jallanges (Côte-d’Or) en Bourgogne et décédée le 15 juillet 1851 à Paris. Elle a fondé de la congrégation des Sœurs de Saint-Joseph de Cluny.

 

 

Ce n’est pas ça le plus grand fait d’arme de cette femme, non c’est sa lutte contre l’esclavage, ses actions de terrain en faveur de l’instruction des enfants. Elle se déplaça en Guyane, à l’Ile Bourbon (La réunion), au Sénégal. Elle a réussi à ouvrir des congrégations dans les 5 continents. On compte actuellement 2 600 sœurs de Saint Joseph de Cluny dans le monde dont 120 en France dans 15 maisons.

 

 

Anne-Marie Javouhey a été béatifiée par Pie XII en 1950, elle est enterrée au cimetière du Père-Lachaise, et son cœur déposé dans la chapelle Saint-Joseph-de-Cluny à Paris. Elle est fêtée le 15 juillet.

 

 

C’est le phare, la pensée, le modèle qui anime, pousse et enrichit les 3 sœurs de Ciry le Noble. Elles le disent bien mieux que cela.

 

 

 

Honnêtement, je suis athée, j’aurais même des préventions contre tout ce qui me promet le bonheur pour après ma mort… et pourtant… pourtant, cet évêque, ces sœurs me parlent de choses simples comme l’amour de l’autre, l’empathie, la connivence avec les amis, le besoin du prochain d’être aidé. Ils le disent avec d’autres mots que les miens… et pourtant… et pourtant. Il faut avoir aussi à l’esprit que l’évêque est philosophe de formation…
Ces deux filles, euh pardon ces deux sœurs qui reçoivent la presse dans leur appartement sont solaires, douces et manient avec maestria un humour hyper subtil. En plus elles font un excellent café (pas un café de bonne sœur). Elles, il, donnent une autre dimension à la notion d’apostolisme. Rappelons que l’apostolisme est relatif à la mission de propagation de la doctrine, notamment religieuse. Mais c’est aussi un mode de vie en symbiose avec un milieu qui donne par son exemple la voie à suivre pour la constitution, l’unification et le fonctionnement d’une communauté.

 

 

 

N’oublions pas que ces sœurs appartiennent à un ordre missionnaire. Ailleurs, en un autre temps, pour un autre sexe nous aurions parlé de pasteurisme.

 

 

 

L’autre question est : pourquoi Paray le Monial ? Parce que nous sommes l’année de la miséricorde et que Paray est le centre mondial de la miséricorde. C’est L’évêque et les sœurs qui le disent. Pourquoi ? Un nom suffira à éclairer tout le monde : Marguerite-Marie Alacoque.

 

 

 

C’est une sainte reconnue dans le monde entier. Elle est née le 22 juillet 1647 à Verosvres et décédée le 17 octobre 1690 à Paray-le-Monial.

 

 

Cette mystique de l’ordre de la Visitation a été l’inspiratrice du culte du Sacré-Cœur.

 

 

 

Et dans le monde entier cela parle aux croyants. Monseigneur Benoît Rivière nous explique que des sœurs polonaises ont tenu à fonder une communauté à Paray. Les sœurs nous racontent combien des sœurs indiennes qu’elles ont rencontrées étaient heureuses pour elles qu’elles habitent à quelques kilomètres de Paray le Monial.

 

 

 

Paray est aussi surement un lieu où naissent des vocations. D’ailleurs le 16 avril au soir à 20h00 il y aura une veillée consacrée aux vocations.

 

 

 

Pour compléter l’information éclairons le terme de consacrés. Il ne vous a pas échappé qu’il s’agissait d’un jubilée des consacrés. Donc qu’est-ce qu’un consacré ? Hein ?

 

 

 

Il faut revenir au droit canon. Et à son article 573 – § 1. « La vie consacrée est la forme de vie stable par laquelle des fidèles se donnent totalement à Dieu par-dessus tout. »

 

Nous avons donc les religieux et religieuses, comme ceux de la vie apostolique qui vivent « à la manière des apôtres », en plein monde, au milieu de leurs contemporains. Et puis il y a d’autres baptisés qui choisissent de se consacrer à Dieu dans le célibat, tout en demeurant laïcs. Ce sont des « consacrés  ».

 

 

 

Pour finir de tout présenter nous ne pouvons passer sous silence une femme remarquable : Anne Jacquemot responsable de la communication qui a fourni un très beau dossier de presse et qui est la réalisatrice d’un calendrier du synode de haut vol.

 

 

 

Et puis le Père Georges Auduc, le délégué épiscopal dédié à la vie consacrée et grand architecte de cette journée du 16 avril prochain.

 

 

Maintenant que vous savez tout, méditez-le….

 

 

Gilles Desnoix

 

 

 

 

eglise 0804162

 

 

 

 

 

 

 



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