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jeudi 7 juillet 2016 à 05:50

Handicap (Saône-et-Loire)

Lettre ouverte des associations représentatives de personnes en situation de handicap et de leur famille



Le Conseil départemental de Saône-et-Loire se moque-t-il des personnes en situation de handicap ?

 

 

La Saône et Loire est pilote au niveau national concernant le label « tourisme et handicap » 

 

http://www.tourisme-handicaps.org/

 

 depuis de nombreuses années. Un cadre de l’ADT (Agence de Développement Touristique) développe ce label devenu une marque d’Etat 

 

http://www.entreprises.gouv.fr/marques-nationales-tourisme/presentation-tourisme-ethandicap

 

 avec conviction, passion et professionnalisme en compagnie de son binôme bénévole, issu d’une association de personnes handicapées. De nombreux acteurs du tourisme « convaincus » ont effectué des travaux souvent importants et couteux pour offrir une prestation touristique adaptée et un accueil de qualité aux personnes concernées par différents handicaps et leurs accompagnants. Plus de quatre vingt établissements sont, à ce jour, labellisés en Saône et Loire, faisant de celle-ci le territoire « pilote et référent » en Bourgogne-Franche-Comté. Toutes sortes de publics, personnes en situation de handicap ou non peuvent profiter de ces chambres d’hôtes, musées, hôtels, restaurants…aménagés avec sérieux. Les séniors qui sont nombreux à visiter notre département sont également intéressés par ces aménagements et l’accueil très qualitatifs qui leurs simplifient grandement la vie quotidienne. Les établissements doivent être réévalués tous les cinq ans afin d’être toujours au même niveau d’exigence et de ne pas être radiés.

 

Depuis le début de l’année 2016, le Président et le Directeur de l’ADT, dans le cadre d’une restructuration de l’Agence, ont décidé, sans concertation avec les associations liées au handicap et bénévoles concernés de stopper les visites de labellisations, alors que plus de 20 prestataires doivent impérativement être réévaluées cette année, sous réserve d’être radiés et qu’ils ont beaucoup investi et veulent conserver cette « reconnaissance nationale », faisant référence auprès de la clientèle concernée . Le cadre dédié au sujet est en instance de licenciement et, aussi bien sur un plan légal que sur un plan professionnel et de compétences, personne d’autre ne peut reprendre sa mission. Les associations d’aide aux personnes handicapées ne veulent pas que le Conseil départemental, financeur du satellite ADT, « lâche » la mission d’évaluation et de suivi de la marque « Tourisme et Handicap » (ou « soidisant » la délègue à la Région) et se sépare de ce salarié compétent qui a largement contribué à la notoriété de la Saône-et-Loire sur le sujet et sans lequel elle n’en sera pas là actuellement.

 

Des courriers ont été envoyés aux Présidents de l’ADT et du Conseil départemental et sont restés lettres mortes. Il y a 12% de la population qui souffre d’un handicap en plus des personnes âgées de plus de 75 ans, la loi de 2005 demande plus d’accessibilité. Nous demandons donc à Monsieur ACCARY, en tant que Président du Département, de nous prouver qu’il a à cœur d’accueillir les personnes handicapées en Saône-et-Loire, car de sérieux doutes nous animent. Si la Saône-et-Loire fait référence au niveau national aujourd’hui, nous le devons principalement à l’investissement sans faille et à la conviction de ce binôme d’évaluateurs reconnu, composé d’un salarié de l’ADT et d’un bénévole associatif. Nous demandons donc au Président de faire preuve de bienveillance et de reconnaissance envers ces 2 personnes et de nous prouver qu’il est fier que son Département soit référent en la matière.

 

Sans retour et position claire de sa part, nous estimerons définitivement son désintérêt pour les personnes et touristes handicapées et le ferons savoir !

 

 

han 06 07 16

 

 

 



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Un commentaire sur “Handicap (Saône-et-Loire)”

  1. chimel dit :

    bjr ,

    bien d’accord avec vous il faut faire plus et plus vite .mais peut etre devriez vous etre un peu moins exigeants :la norme que vous avez obtenu imposant un maximum de 5% de pente va couter des milliards et quelquefois saccager des sites .voyez le parvis de l’église de st vallier avec l’addition multiplié par 4 pour gratter UN cm.et un cheminement ahurissant pour les personnes handicapées .

    cette exigence freine beaucoup la mise en coformité .

    je vous souhaite une bonne fin de semaine .