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dimanche 30 octobre 2016 à 08:07

Manifestation à Digoin : la suite…

des "contre" et "pour" l’arrivée des migrants de Calais



« La terre appartient à tous, quelles que soient nos différences » disent les pros-migrants

Place de la Grève à Digoin, Lilian Noirot, chargé de mission FN71, entouré de Nicole Caboche et Antoine Chudzik, conseillers régionaux de la région Bourgogne Franche-Comté , ont prononcé tour à tour des discours sensiblement similaires, s’élevant contre la venue des migrants de Calais à Digoin.
Lilian Noirot souhaite « une libération des contraintes européennes, un rejet des plans de répartition forcés, un retour aux frontières nationales, ainsi que la réforme du droit d’asile, afin de le ramener à sa conception d’origine : celle de la protection contre les persécutions politiques ». Concluant en ces termes : « La France apaisée, c’est possible avec Marine Le Pen et nous y arriverons, grâce à votre mobilisation pour l’intérêt général, celui de la France et des Français ».

 

 

Pour sa part, Antoine Chudzik égrène la longue liste des associations (16, dont Les Amis du Cada, Ligue des Droits de l’Homme des différentes sections, RESF de Gueugnon etc) de la « gauche morale » qui, dit-il, prétendaient interdire leur manifestation, alors que le droit de manifester est un droit inscrit dans la Constitution ».

 

 

M. Chudzik dira notamment que « les hommes que nous accueillons par milliers ne sont pas des disques-durs vierges sur lesquels on pourrait graver sans difficulté un logiciel français et républicain ». Sous entendant qu’ils ont une histoire, une langue et une culture qu’ils ne pourraient oublier pour se soumettre à celles de la France. Le conseiller régional conclura : « Il faut dire stop à la répartition des migrants, à l’immigration de masse et à la dénaturation de notre pays ».

 

Quant à Nicole Caboche, elle déplore que « pendant que nos concitoyens dorment sous les ponts, que nos retraités ont du mal à se loger, se nourrir, nous continuons à entasser des migrants dans nos châteaux et nos écoles désertées dans les communes rurales ». fustigeant aussi le fait que les Digoinais n’ont pas été concertés quant à l’arrivée des 22 migrants de Calais.

 

 

Dans l’autre « camp », place de la République, les drapeaux et slogans sont légions, tout comme les discours. Et tous reprennent le même leitmotiv : haine, xénophobie, intolérance, manque d’humanité, des mots qui indignent tous les participants.

 

Tout d’abord, Mme Le Metayer, du collectif du rassemblement pour la solidarité avec les migrants, a vivement réagi à l’annonce de la manifestation organisée par le FN et l’organisation de la riposte a été immédiate. A donc été décrété un cercle de silence de 20 minutes, puis différents discours ont suivi.

 

 

 

Ainsi, pour Isabelle Voillot du PCF 71, les peurs sont renforcées par l’amalgame migrants-terroristes. « Mais régulariser les migrants, c’est leur faire payer des impôts, des cotisations sociales et les faire participer à la vie économique et sociale du pays » dira-t-elle en substance.

 

 

Philomène Baccot, ancienne conseillère générale du canton de Digoin, précise que « les écoles de la Briérette ne sont pas fâchées d’échapper à des fermetures de classe grâce à la scolarisation des enfants du CADA ».

 

 

Dans une lettre ouverte aux Charolais, Christine Dumez, du collectif Accueil des réfugiés en Charolais, lance un appel pour une mobilisation citoyenne, afin de réfléchir ensemble et mettre en œuvre des modalités d’accueil des demandeurs d’asile sur le territoire.

 

 

Concernant les arguments du Sud Solidaires 71, ils sont dirigés contre « le gouvernement qui doit trouver des réponses matérielles et politiques à l’urgence humanitaire que subissent tous les exilés présents en France ».

 

 

 

De son côté, Isabelle Rebillard, présidente des amis du CADA, renouvelle son soutien aux migrants et leur souhaite la bienvenue…

 

 

On l’a vu, chacun soutient ses idées et ses convictions. Sur la place de la République, un petit groupe distribue un tract « Campagne libertaire unitaire antifasciste ». Pour eux, « personne n’est illégal et les frontières sont les causes et non les solutions à cette situation et qu’il est grand temps de faire entendre la voix de la solidarité internationale ».

 

 

Et pour la petite histoire : place de la Grève, des éleveurs manifestent eux aussi et distribuent des tracts. Contre la viande halal ! Autre combat, autre débat…

 

Au final, ces manifestations ont été bien pacifistes et aucun débordement n’a été constaté, les deux camps étant éloignés géographiquement.

 

 

 

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10 commentaires sur “Manifestation à Digoin : la suite…”

  1. gilbert71 dit :

    c’etait simplement un rassemblement des « gauchos » du département contre le FN (les photos sont une preuve ) mais le lieu pour soutenir les migrants étaient d’aller vers EUX sur le site d’ébergement

  2. catalogne dit :

    C’est vrai que je comprend la trouille du FN. y a plus de migrants que de participation à leur manif…

    • Daniel Z dit :

      Bonjour Catalone

      Vous avez raison !!! Ils ont intérêt à serrer des fesses car, par exemple,

      « En 1999, 52,62 % des jeunes de moins de 18 ans étaient d’origine étrangère (au moins un parent immigré) et en 2005, les jeunes d’origine maghrébine, subsaharienne ou turque sont devenus majoritaires dans la commune  » Source Wiki Gennevilliers

      Et s’ils ont des adversaires farouches, c’est bien là, non ?
      Finalement, avec l’appui d’une grande majorité de français ( ? ), notre France va évoluer et les frontistes devraient disparaître .

      Amitiés

  3. Daniel Z dit :

    « Régulariser les migrants, c’est leur faire payer des impôts, des cotisations sociales et les faire participer à la vie économique et sociale du pays »
    Encore faudrait qu’il y ait production de richesses par les migrants ; sinon c’est la restitution d’une partie des aides versées par un pays dont la dette est déjà de 2 163 323 millions € , non ?

    Le souci, c’est qu’il n’y a pas assez de travail rentable pour les autochtones, et voilà longtemps que nombre de salariés reçoivent des aides sociales pour survivre….
    Rajouterais-je pour les promoteurs de l’hébergement : « « Sombre record » pour les expulsions locatives, qui ont bondi de 24% en 2015 (Fondation Abbé Pierre) »

    « Échapper à des fermetures de classe »
    En somme, préserver un intérêt local, mais à qui prend on les ressources ?
    A rattacher à la nécessité d’avoir beaucoup d’enfants pour payer les retraites….en oubliant qu’il faut prévoir que ces futurs adultes auront d’abord besoin de ressources pour vivre ?

    Christine Dumez et Sud Solidaires 71 semblent bien plus réalistes.
    Le plus gros problème, ce n’est pas les migrants
    Ce n’est pas le F.N. issu d’une forme de mécontentement, mais nous, nous qui élisons des oligarques.

    Amitiés

  4. pascal dit :

    A Gilbert 71 , Les gauchos comme vous dîtes font le travail que vos copains de droite ont générés;je veux parler de la « Jungle ».
    Alors un peu de calme , les manifestants du FN étaient moins nombreux que les journalistes ; et il vaut mieux craindre le FN que les migrants.

  5. nobody dit :

    Moi je dis référendum, mais là qui a peur ?

    • catalogne dit :

      Mais pour décider s’il doit y avoir un référendum! Logique, non?

      • catalogne dit :

        J’ai pas fini ma phrase. Pour décider s’il doit y avoir référendum, il faut organiser un référendum! Logique, non?

        • Daniel Z dit :

          En France, nous avons voté l’enfumage populaire :
          http://www.huffingtonpost.fr/2013/11/21/le-referendum-dinitiative-populaire-vote-mais-toujours-inappl/

          Mais les suisses, eux, ils ont effectivement légitimé le référendum , sans organiser de référendum pour savoir si un référendum serait opportun.

          «  »La grande majorité des lois et des actes législatifs adoptés par le Parlement suisse entrent en vigueur sans votation populaire. Toutefois si vous êtes en désaccord avec l’un d’entre eux, vous pouvez lancer un référendum. Afin qu’un référendum aboutisse, il faut que 50’000 personnes ayant le droit de vote soutiennent la proposition par leur signature dans un délai de 100 jours. Lorsqu’il aboutit, la loi – ou un autre acte législatif prévu par la constitution – contestée, est soumise au vote populaire. Pour que le référendum facultatif soit rejeté ou accepté, la majorité des voix du peuple suffit (majorité simple). Un référendum peut aussi être demandé par 8 cantons » »

          Sauf à expulser les oligarques en place, ce que les partis traditionnels se garderons bien de faire, il n’y aura aucun changement.

        • jean montceau dit :

          Il faudrait un référendum pour adopter votre proposition.