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vendredi 25 novembre 2016 à 06:32

Publication

Gilles Desnoix, comme vous ne l’avez jamais vu !



 

L’homme parait inoffensif, mais ne vous y fiez pas ! Est-ce un dangereux malfaiteur ? Un serial killer ? Je dirais plutôt un serial poète, un serial prosateur, doublé d’un sens de l’humour qu’on ne comprend pas toujours… Il faut dire que l’homme a tellement de fers au feu, que le petit vélo dans sa tête tourne à plein régime !!! Et qu’il faut suivre.

 

Comme il ne doute de rien, petit déjà, il se voyait l’équivalent de Jules Verne ou d’Alexandre Dumas. Rien moins ! A sa décharge, il excelle dans la rédaction des notes de courses pour le supermarché, les articles de chiens écrasés et les poèmes destinés à … personne. Ça mange pas de pain…

 

Comble du comble : adolescent, il a fait fuir nombre de filles avec sa poésie… Mais tout cela, c’est lui qui le dit.

 

Mais le Gillou n’est pas totalement à l’ouest, puisqu’il dit qu’il a fait Sciences Po et Maths Sup’… Pas très longtemps certes, mais au moins pendant deux jours, en stage. Et pour en remettre une petite couche, il a comme particularité de promener avec lui des romans et des pièces de théâtre, resucés au fil des ans et sur lesquels il tente d’apporter des améliorations. En vain. Parce c’est déjà parfait. Alors bon… User le soleil, ou peigner la girafe, c’est pas mal non plus hein !

 

 

Trêve de plaisanterie ! L’homme, vous l’aurez deviné, c’est Gilles Desnoix. 

 

 

Ce que le lecteur sait moins, c’est que Gilles écrit des livres. Oui, Môssieu ! Et plus précisément, il en a écrit deux.

 

Le premier est un roman policier intitulé « Amok 1 : Commissaire Justin Sorgho » publié en mars 2016. Il y raconte la vie d’une ville de province et surtout, celle de son commissariat. Espionnage international, escroquerie, règlement de comptes, pièges à cons ? Tout y est ! Sur fond de campagne électorale, on retrouve une série de cambriolages, des meurtres (parfois barbares) et l’auscultation de l’économie souterraine et les trafics de drogue dans les cités. Des personnages particuliers, une description de la vie au quotidien, sans concession. Du vécu, on vous dit ! Un « thriller » passionnant à lire de toute urgence.

 

Le pire – si l’on peut dire – c’est que Gilles Desnoix, a récidivé ! Et il en a écrit un second. En juillet 2016. « Le Baffre de la Chouette », un roman « d’absurdo réalité » qu’il dit ! Ce livre raconte l’absurdité des sociétés policées où la norme juridique prime sur l’individu et où la raison d’état l’emporte sur la raison tout court.

 

« Notre monde nous offre le spectacle ininterrompu de la folie technocratique. Quand guignol rosse le gendarme… » précise Gilles Desnoix. Tout un programme que votre serviteur vous engage à découvrir pour ne pas mourir idiot.

 

Les textes sont pertinents, pleins d’humour et de jeux de mots désarmants. D’ailleurs, je ne peux m’empêcher de vous donner un petit aperçu du talent de Gilles. Voici donc un morceau choisi de ce livre. A vous de l’apprécier… Et de vous rendre sur Amazon.fr pour vous le procurer. Un vrai remède contre la morosité on vous dit !

 

 

 

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Extrait choisi

 

 

Dilemme et contrariétés

Galina Apollonia ne peut rester seule avec cette colère qui l’étrangle… Il lui faut partager ça avec quelqu’un absolument.

 

Elle va donc immédiatement déverser son fiel auprès de sa sœur Colomba Cléopatra. Celle-ci habite l’’étage au-dessus dans l’immeuble de fonction de la police Gouvernale. Le mari de Colomba Cléopatra est chef dénonciateur de justice. Ce qui correspond à la fois à un procureur (avocat général) et un enquêteur sans contrôle extérieur.

 

Galina Apollonia entre, sans s’annoncer, toute courroucée, voire même transpirante, si une dame de son rang peut transpirer.

 

Elle est vêtue de rouge et de noir, une grande écharpe qu’elle ramène toujours en arrière avec de grands gestes.

 

– Ah le chien galeux, hurle-t-elle à sa sœur qui fait un bond en couinant dans le fauteuil où elle somnolait, ah le chien galeux, reprend de plus belle Galina Apollonia…

 

– Qui ? Théobaisus ? C’est le surnom que la sœur a donné à son beau-frère

– Colomba, comment oses-tu ? Non le chien galeux c’est cet immonde Altan Zapück le Grand Chambellan

 

– Bande mou ?

 

– Hein ?

 

– Oui, tout le monde l’appelle comme ça depuis que la femme de Hattchak Garoupil s’est répandue à ce sujet. Il la serrait depuis des mois, elle lui a demandé de montrer sa virilité et, dit-elle, elle s’est fait une entorse au poignet sans rien en tirer.

 

– Mais quelle horreur, une femme de colonel ?
– Mais on s’en moque, c’est pour dire
– Oui, mais quand même.

 

– Galipo, que tu es prude ma pauvre… bon pourquoi Bande Mou est-il un chien Galeux ? Il t’a manqué de respect ?

 

– Manqué de respect ? Pire
– Il t’a mis la main au popotin ?
– Colomba, enfin…personne n’essaierait de me toucher de manière aussi déplacée…

 

– Oui, je me disais aussi…donc ?

 

– Ce chien galeux essaie d’attirer Théodosius Anabasius dans un complot pour renverser le Gouverneur ou pire…

– Ou pire ? Je ne vois pas pire… et qu’est ce Théobaisus vient faire là-dedans, son boulot c’est justement de dénicher les complots pas de les commettre, en plus faudrait être fondu pour essayer de l’entrainer dans un truc un peu complexe…

– Ce qui veut dire ?

 

– Rien, raconte

 

 

– C’est très complexe, mais il ressort qu’on essaie démonter un complot pour faire tomber Théodosius Anabasius … à cause d’une fausse affaire d’enfants qui serait de sa mère mais pas de son père… une femme se ferait faire un enfant par la chouette et cela couvrirait la mort du psautier qui ne s’est pas suicidé et papa aurait été tué par Altan Zapück à l’époque… tu comprends ?

 

Colomba Cléopatra regarde sa sœur d’un regard sidéré.

 

– Chère sœur, que dirais tu d’une camomille, j’ai moins fort mais tu ne supportes pas l’alcool…

 

– Tu me crois folle ?

 

– Non, non, pas du tout, mais une bonne camomille te ferais du bien je te vois très exaltée…

 

– Il y a de quoi, si tu apprenais que ton père a été tué pour prendre sa place et qu’on menace ton mari à cause d’un faux complot de chouette, tu ne serais pas exaltée, toi ?

 

– Si, bien sûr…mais il s’agit d’une fausse affaire de zoophilie, d’une vraie histoire de cocu, ou d’un trafic d’animaux ? Je t’avouerai que ton propos me laisse perplexe… Papa aurait été tué par celui qui lui a succédé parce qu’il avait mis à jour que Bande Mou était cocu ?

 

– Colomba, papa l’a toujours dit j’étais la plus terre à terre et toi la plus imaginative. Cela se vérifie encore, je suis terre à terre et donc raisonnable, toi tu t’égares encore dans l’irraisonnable… Ah oui, c’est pour que l’on ne sache pas qu’il a fait tuer notre père que le chien Galeux a fait massacrer une pauvre fille enceinte parce qu’abusée et toute sa famille par le psautier et donc tué ce dernier… c’est clair…

 

– Je crois que définitivement je vais renoncer aux désagréments de la ménopause…

 

 

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