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samedi 3 décembre 2016 à 07:12

Premier salon Mode in Bourgogne à Montceau

Jusqu'a dimanche soir aux Ateliers du Jour




 C’est ce vendredi en fin de matinée que le premier salon Mode in Bourgogne a été inauguré aux Ateliers du Jour à Montceau-les-Mines.

 

Organisé par l’association Vêtir, association rassemblant les entreprises du textile de Saône-et-Loire, ce salon est ouvert jusqu’à ce dimanche.

 

 

Pour (re)découvrir les marques bourguignonnes

 

 

 

Et le département est bien représenté avec des marques de textiles implantées à Autun, Chalon-sur-Saône et sur le bassin minier. Ces entreprises proposent des produits variés : lingerie, chemises, chaussettes et bas, parapluies, chaussures, pulls ou encore pantoufles !

Vous les connaissez certainement : Berthe aux Grands Pieds, Chaussettes Perrin, Chemises Gauthier, Collants Stéphane Gerbe, Dim, Playtex, Wonderbra, Laines Plassard, Les souliers de Marc Antoine, Lingerie le Chat, Parapluies Neyrat Autun, Polaires Takooha, Greif etc.

Et c’est du « Made in Bourgogne » de qualité.

 

 

 

 

Une inauguration sous le signe du savoir-faire et de la formation

 

 

 

C’est en présence de Jean-Jacques Boyer, Sous-préfet de Chalon-sur-Saône, Marie-Claude Jarrot, Maire de Montceau-les-Mines et de ses adjoints, ainsi que de Laurent Selvez élu à la Ville de Montceau, Monsieur Suchaud, Président de la CCI et Laurent Letourneaux, Président du Medef que le salon a été inauguré.

 

 

De nombreux entrepreneurs locaux avaient aussi fait le déplacement.

 

 

 

Jean-Jacques Boyer, Sous-préfet, après avoir remercié l’association Vêtir de son invitation déclarait ce vendredi matin : « C’est toujours intéressant de visiter ce genre de salon et découvrir des savoir-faire extra-ordinaires produits localement et qui contribuent à fixer l’emploi localement. Je n’avais pas conscience qu’il y avait tant de profusion de produits de prêt-à-porter de haute qualité dans notre région. L’Etat accompagne le développement de vos actions. Très récemment Gilbert Payet, Préfet de Saône-et-Loire et Christiane Barret, Préfète de Région sont venus à votre contact. »

 

 

 

Et d’ajouter : « Les élus sont à vos côtés pour fortifier ce secteur. Mon souhait est que cette grappe d’entreprises se développe de plus en plus. »

Marie-Claude Jarrot a demandé à Jean-Jacques Boyer qu’il soit son messager auprès de Monsieur le Préfet : « Sur le bassin minier et au-delà, je pense à Autun et au Chalonnais, il y a la possibilité de reconstruire cette filière textile. Aujourd’hui nous avons acté le fait que les entreprises peuvent se réunir. Le bassin minier se reconstruit avec le ferroviaire et le textile ».

 

 

 

Internationalisation, digitalisation et formation

 

 

 

Grégoire Chalumet, Président de l’association Vêtir, a ensuite rappelé que l’association regroupe dix entreprises sur le département de la Saône-et-Loire, soit la moitié des entreprises du secteur du textile. Cela représente 1500 emplois à ce jour.

 

 

 

Ces entrepreneurs ont souhaité se regrouper et travaillent ensemble notamment autour de trois problématiques communes : l’internationalisation, la digitalisation et la formation. L’internationalisation est aujourd’hui perçue comme indispensable et permet le développement des activités des entreprises locales au-delà d’un secteur géographique restreint. La digitalisation correspond à la vente en ligne. Pour certaines entreprises, cela représente une part de marché de leur chiffre d’affaires.

 

 

 

Et la formation et le recrutement concernent la question des recrutements sur les postes techniques liés à la fabrication.

 

 

 

Le Directeur de l’entreprise Gerbe expliquait pour sa part l’importance du savoir-faire et de la formation dans la filière textile : « Pour moi, la formation a un but. Elle doit être efficace et mener à l’emploi. Pourquoi depuis 1904 l’entreprise Gerbe a perduré ? Je suis allé à la rencontre de clients prêts à nous aider. La notoriété de cette marque reste profondément marquée au niveau départemental, national et international. Gerbe avant d’être une entreprise est une institution. Cette institution est représentée par des techniciens et des salariés de l’entreprise, les petites mains qui sont les lettres de noblesse de notre marque. Des difficultés pour l’entreprise, il y en a eu. Mais il y a aussi de grandes forces. Il y a aussi une réalité, la pyramide des âges. En moyenne, ce savoir-faire a 55 ans. On est passé de 42 personnes à 70 personnes. Et je me trouve devant la problématique de la formation. Je partage ces problématiques avec mes confrères. Il faut trouver les personnels. »

 

 

 

Et d’ajouter : « Avec Pôle emploi, on met en œuvre une méthodologie de recrutement du personnel. On met en place des organismes de formation. Le nerf de la guerre est le financement de ces formations. On va embaucher 4 personnes fermement à partir d’avril prochain. Cela a un effet à l’intérieur de l’entreprise. Les anciens ont retrouvé le sourire. Mon challenge : il ne faut pas couper le fil. Il faut que ça perdure. Et nous avons aussi un projet avec le lycée Léon Blum qui débute le 5 décembre. »

 

 

 

Le succès réside dans la chance !

 

 

 

C’est ce qu’a expliqué ensuite Monsieur Couturier, entreprise Perrin, en souhaitant parler du potentiel de développement des entreprises. S’appuyant sur un texte portant sur la chance, il a ainsi expliqué que celle-ci est une compétence qui se travaille.

 

 

 

« On en est responsable. La chance est la capacité à créer un environnement favorable. Avoir de la chance, c’est créer la boîte aux opportunités, rencontrer les bonnes personnes au bon moment. C’est être à l’écoute des bonnes demandes. Les opportunités détestent les systèmes qui tournent en rond. La chance favorise les gens préparés. »

 

 

 

Il est ensuite revenu sur l’importance de se constituer un réseau. « Se constituer un réseau, c’est devenir celui ou celle qui met en lien les personnes. » a-t-il expliqué.

 

 

 

Et d’ajouter concernant la chance : « La chance ne marche pas toujours. Tout le monde a des coups de malchance. Les grandes réussites sont jalonnées d’échecs. La vraie chance c’est ce que vous allez faire avec ce qui va vous arriver. 4e secret : les chanceux savent anticiper. 5e secret : avoir de la chance, cela s’apprend. On peut s’entraîner. »

 

 

 

Un signe fort aux partenaires économiques et institutionnels

 

 

 

Marie-Claude Jarrot a conclu l’inauguration de ce premier salon Mode in Bourgogne.

 

 

 

Elle a d’abord souhaité rendre hommage à plusieurs personnalités disparues dont le Docteur Thomas, ancien Maire de la Ville de Montceau-les-Mines. Elle déclarait à son propos : « Il a voulu arriver à ne pas endiguer la perte d’emplois lors des fermetures des mines. Il a donc acheter des terrains pour l’implantation d’entreprises alors que les mines venaient de fermer. Après 1992, le Docteur Thomas avait choisi ce chemin. »

 

 

Puis revenant sur le secteur du textile, elle a déclaré : « Dès que j’ai été élue, nous avons cru au potentiel de cette filière textile. Le premier convaincu était le préfet Sudry. Il avait réuni les acteurs de la filière deux jours avant son départ. Nous envoyons ce matin un signe fort aux partenaires économiques et institutionnels. La Présidente de Région a compris qu’il y avait un enjeu de structuration de la filière textile sur le territoire. Nous avons de la chance de vous avoir tous. Nous avons de la chance que vous puissiez créer des emplois. Votre chance, c’est de nous avoir parce qu’ici à la mairie, dans les locaux, vous êtes chez vous. Vous serez toujours chez vous. Derrière cela, il y a de l’économie pour notre pays et notre territoire. Nous avons besoin que nos concitoyens trouvent du travail et vous, vous avez besoin d’investir. Nous avons une autre chance. Nous avons conscience que nous devons innover. Vive la filière textile, vive Montceau, vive le bassin minier et vive la France ».

 

 

 

L’inauguration s’est achevée autour d’un pot de l’amitié avant que les exposants ne retrouvent leurs stands.

 

 

Profitez encore du premier salon Mode in Bourgogne ce samedi et ce dimanche aux Ateliers du Jour à Montceau-les-Mines.

 

 

Emilie Mondoloni et Annabelle Berthier

 

 

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7 commentaires sur “Premier salon Mode in Bourgogne à Montceau”

  1. CG dit :

    BRAVO aux organisateurs, c’est une très bonne initiative.

    ça nous change du « made in China »

  2. lavoisier dit :

    Malheureusement LES prix piquent les yeux 80% Des familles montçelliennes NE peuvent meme PAS envisager de se payer quelquechose

  3. Pierrette dit :

    Cela fait plaisir que l’on puisse mettre en valeur les compétences des employés des entreprises qui font du made in France.
    Certaines personnes en retraite actuellement seraient capables de parrainer des jeunes et pourraient leurs inculquer le savoir faire acquis après de longues heures de travail dans le centre interne de formation (Gerbe) et dans les ateliers ou malgré un travail intense on passait de bons moments.

  4. agatha dit :

    80% des prix ne « piquent pas les yeux », les produits de qualité se gardent beaucoup plus longtemps ce qui évite d’acheter 50 fois de la M… (ce qui au final revient plus cher)
    En tous les cas bravo, c’était très bien ..

  5. ouioui dit :

    est ce que c est vraiment tout du »made in france »?(dim,le chat)

  6. Partageuse dit :

    Je suis bien persuadée qu’il vaut mieux acheter moins, mais choisir des choses de qualité qui dureront (même si elles sont plus chères)
    Toutefois, quelle surprise à la lecture de l’étiquette de ma veste… MADE IN TUNISIA ! Elle est peut-être conçue en France, mais pourquoi la présenter dans un salon « made in Bourgogne »…?