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dimanche 7 mai 2017 à 07:18

Légion d’honneur tardive mais ô combien méritée pour Lucien Marion

Un insoumis dans une France Insoumise



 

 

 

 

 

A 90 ans Lucien Marion reçoit, enfin, la légion d’honneur qui a été demandée déjà deux fois auparavant. En 1984 par le Président de l’ONAC de l’Isère où résidait Lucien Marion, puis renouvelée par Didier Mathus, Christophe Sirugue et le Préfet de Saône et Loire.

 

 

 

Une assemblée très fournie est présente à cette cérémonie qui se tient au Syndicat des mineurs.

 

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Les enfants, petits-enfants et arrières petits enfants sont présents.

 

 

Sont également présents Christophe Sirugue Secrétaire d’État chargé de l’Industrie, du Numérique et de l’Innovation, Didier Mathus, Mme le Maire de Montceau, Paul Rhety Président du Comité de la Légion d’Honneur Creusot Montceau, Gérard Chevalier Président de la 401ème section des médaillés militaires, Simone Mariotte Présidente départementale de l’Association des anciens combattants et de la Résistance (Anacr), des élus, des responsables syndicaux, des amis et certains membres de la confrérie du Cabanon.

 

 

Il y a beaucoup de monde.

 

 

Ce qui est à relever c’est que Lucien Marion fut à 17 ans et demi le plus jeune médaillé militaire de la seconde guerre mondiale et c’est le plus jeune nonagénaire à recevoir la légion d’honneur pour cela.

 

 

On rappellera aussi qu’il fut cité à 17 ans à l’ordre de l’armée avec attribution de la croix de guerre avec palme, et ensuite il fut décoré de la médaille militaire, de la croix du Combattant volontaire avec barrette « guerre 1939/1945. »

 

 

Chacun, chacune dans la salle connait l’histoire de cet homme qui est un héros de guerre, mais les détails de cette incroyable histoire d’engagement pour son pays leur en apprennent encore plus. On mesure ainsi que la distinction qui va lui être agrafée au revers de sa veste est très amplement méritée.

 

 

C’est ce que rappelle André Quincy, son parrain pour cette attribution, dans un panégyrique émouvant et ému. Il y décrit cet adolescent de 17 ans qui s’engage en 1944 avec le bataillon de Toulouse de passage à Gueugnon, qui saute sur une mine en sauvant la vie de son capitaine.
André Quincy dresse aussi le portrait d’un homme qui mène toute sa vie des combats soit en soldat, soit en syndicaliste engagé, soit en militant politique engagé là aussi, soit en père de famille.

 

 

 

Cet aspect des choses est repris avec beaucoup de tendresse filiale teintée d’humour par Maurice, son fils qui joue le rôle de maître de cérémonie. Maurice explique que son père fut un insoumis dans une France insoumise. Tout message subliminal ne serait peut-être pas une coïncidence.

S’il n’a reçu cette décoration qu’à 90 ans Lucien Marion a fait la preuve toute sa vie qu’il en était digne. C’est ce qui ressort de tous les discours des autorités des anciens combattants ou des médaillés.

 

 

 

C’est ce que soulignent Paul Rhety le Président du Comité de la Légion d’Honneur Creusot Montceau, Gérard Chevalier Président de la 401ème section des médaillés militaires, Simone Mariotte Présidente départementale de l’Association des anciens combattants et de la Résistance (Anacr), Mme le Maire Marie Claude Jarrot.

 

 

 

Un grand moment c’est lorsqu’André Quincy agrafe la Légion d’Honneur au revers de Lucien Marion. Un sentiment très profond unit les deux hommes mais parcourt aussi la famille et l’assemblée.

 

 

Lucien Marion en philosophe dit que même si c’est tard, ce n’est jamais trop tard. Par contre, avec un sanglot dans la voix, il regrette d’être maintenant seul, le dernier de toute cette histoire de sa jeunesse, s’il en reste l’âge les maintient loin.

 

 

 

Mais c’est un optimiste qui fait sourire avec ses descriptions des instants très durs de son hospitalisation dans une ferme accueillant un hôpital de campagne. D’ailleurs il remercie son médecin qui lui a permis d’arriver à ses 90 ans. Il remercie Didier Mathus et Christophe Sirugue qui sont intervenus en leur temps pour que la nation reconnaisse son action et lui accorde cette légion d’honneur.

C’est Maurice Marion qui clôt la cérémonie par son propre panégyrique de son père, c’est affectueux, souvent très émouvant. Il met en avant les valeurs humanistes et sociales transmises par Lucien à ses enfants. Il passe le chant des partisans et la marseillaise, que Mme Marion chante avec force.

 

 

Puis pour vraiment terminer il chante a capella une sublime chanson de Jean Ferrat qui semble avoir une signification profonde pour la famille : « Ma France ».

 

Avec là aussi une symbolique très forte ici, à cet instant, dans ce lieu :

 

 

 

Celle qui ne possède en or que ses nuits blanches
Pour la lutte obstinée de ce temps quotidien
Du journal que l’on vend le matin d’un dimanche
A l’affiche qu’on colle au mur du lendemain
Ma France

Qu’elle monte des mines descende des collines
Celle qui chante en moi la belle la rebelle
Elle tient l’avenir, serré dans ses mains fines
Celle de trente-six à soixante-huit chandelles
Ma France

Un magnifique vin d’honneur clôt la cérémonie.

 

 

 

 

Gilles Desnoix

 

 

 

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Un commentaire sur “Légion d’honneur tardive mais ô combien méritée pour Lucien Marion”

  1. chimel dit :

    bjr ,

    pourquoi si tard ce monsieur l’a tant méritée ? et demain ce sera aussi les gens comme lui que nous remercierons et célèbrerons.

    félicitations et meilleurs voeux de longue vie