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jeudi 9 juillet 2015 à 05:18

Portrait de « Il »

« Il » c’est Jean Laville, une gloire politique de Toulon sur Arroux, de Gueugnon et de la SFIO, excusez du peu !



 

« Il » c’est Jean Laville,

 

 

une gloire politique de Toulon-sur-Arroux,

 

de Gueugnon et de la SFIO, excusez du peu !

 

 

Le départ c’est Toulon sur Arroux le 9 mars 1880 quand Françoise Marmorat donne naissance à Jean Baptiste le fils de Jean-Marie Laville, tailleur de pierre de son état. Le rejeton Laville ne travaillera pas la pierre comme le paternel, ou le fil comme le grand père tisserand, mais le bois en devenant charpentier.

 

 

Comme c’est en sciant que Léonard de Vinci, Jean Baptiste, fonda une scierie à Uxeau après avoir fait son tour de France en qualité de compagnon, et s’être établi Maître Charpentier à Gueugnon.

 

 

Au contact de personnalités locales telles que Jean Bouveri, Jean-Baptiste Dumay, Théo Bretin (Cf. Théo Bretin et le régime de Vichy) le jeune Jean Laville, en participant aussi entre 1899 et 1901 aux grands mouvements sociaux sent sa conscience prolétaire s’éveiller.

 

C’est la grande période des Grèves à Montceau-les-Mines et au Creusot aux usines Schneider et la Compagnie des mines de houille. Il règne une agitation des idées et une nette percée des idéologies progressistes et réformistes.

 

 

Après une première guerre mondiale glorieuse au cours de laquelle il est grièvement blessé il tire de ce traumatisme inhumain et mondial une ferveur pacifiste. Ce qui n’empêche pas son patron aux forges de Gueugnon de le virer parce qu’il provoque des grèves avec le syndicat qu’il a créé. Ce daron désagréable est en même temps Maire de Gueugnon. Et il n’aurait jamais du virer le Jean Baptiste, mal lui en a pris. Ce dernier l’éjecte dès 1919 de son siège de Maire, ça lui apprendra.

 

 

Et ce n’est pas fini. Puisqu’il devient Conseiller général et qu’il restera maire/Conseiller général de 1919 jusqu’à sa mort en 1938. D’ailleurs il va plus loin, puisqu’en 1928 il est triomphalement élu Député et conservera son siège jusqu’à sa mort.

 

 

Pacifiste sincère et convaincu il s’oppose à la construction de la ligne Maginot, et se mobilise pour le sort des anciens combattants. Humaniste sincère et convaincu, et, socialiste du même bois, il pousse les salariés des forges de Gueugnon à se syndiquer à la CGT. Réussite totale, 100% d’adhérents.
Ce fut un élu soucieux du peuple, de son bien être et de son éducation.

 

 

Le fameux stade de Gueugnon, qu’il avait pensé et voulu et qui fut réalisé mais inauguré après sa mort, porte son nom.

 

 

A sa mort c’est Édouard Herriot (Député, ministre, Président de la chambre des députés et ensuite de l’assemblée nationale, président du Conseil sous les IIIème et IVème républiques, Maire d Lyon) qui prononce son éloge funèbre.

 

 

Ça en dit long sur le statut de Jean Laville.

 

 

« Dès 1928, il défend les congés payés, l’intangibilité des salaires, le droit syndical, l’application aux agriculteurs des progrès sociaux, le contrôle des prix; fidèle à la tradition républicaine, il demande aussi l’extension de l’enseignement. Dans les commissions dont il faisait partie, nous l’avons connu loyal et franc, vigoureux, plus soucieux de son devoir que de son intérêt. Cet homme droit aimait à dire que le socialisme porte en lui toutes les forces et tous les espoirs du monde du travail. »

 

 

C’est beau non ? Ces valeurs disparues nous font toujours tant d’effet que nous les voudrions encore rencontrer à nos époques de faux semblants et de renoncements idéologiques

 

 

En tout cas, Toulon sur Arroux, Gueugnon, la Saône et Loire, la Bourgogne, LA France peuvent s’enorgueillir de compter une leur sein un tel enfant du peuple.

 

Alléluia !

 

 

Gilles Desnoix

 

 

PS : une adresse intéressante https://www.facebook.com/pages/Jean-LAVILLE/172854859901

 

 

 

 

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Un commentaire sur “Portrait de « Il »”

  1. chimel dit :

    bjr ,

    ils avaient du discernement nos anciens en choisissant des hommes politiques de cette trempe .