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mercredi 24 février 2016 à 09:09

Loi EL KHOMRI (Social)

La CFDT demande une concertation ouverte



« La CFDT avait accueilli plutĂ´t positivement le rapport BADINTER, mĂŞme si un certain nombre de points restaient en suspens. Toutefois notre organisation considĂ©rait que cette première Ă©tape d’une dĂ©marche compliquĂ©e engageait le dialogue.

 

Mais l’affaire se complique dès la présentation de l’avant-projet de Mme El KHOMRI, Ministre du travail et rien n’est plus sûr.

 

En effet, cet avant-projet très déséquilibré fait la part belle au patronat. Il est urgent aujourd’hui de clarifier l’objectif défini initialement et de se poser les bonnes questions :

 

– Est-ce que la rĂ©forme du code du travail est de nature Ă  apporter un socle minimum de droit aux salariĂ©s,

 

– Est-ce qu’elle prend en compte l’émergence de droits nouveaux en phase avec l’évolution de la sociĂ©tĂ©,

 

– Est-ce qu’elle va au-delĂ  des seuls salariĂ©s et protège l’ensemble des travailleurs (indĂ©pendants, demandeurs d’emploi, candidats Ă  l’embauche et stagiaires), avec une lecture accessible Ă  tous citoyens,

 

– Est-ce que elle est de nature Ă  rĂ©guler l’emploi ?

 

Pour la CFDT, c’est non, cette réforme ne peut en l’état être entendable, bien loin des 61 principes fondamentaux du rapport Badinter. Les propositions faites renforcent les inégalités et n’assure en rien la sécurité face à la flexibilité avancée :

 

– la possibilitĂ© d’une modulation du temps de travail au-delĂ  d’un an,

 

– le renvoi Ă  la dĂ©cision unilatĂ©rale de l’employeur pour les petites entreprises, là mĂŞme oĂą il y a une absence de mandatement par les organisations syndicales comme l’exige la CFDT,

 

– les indemnitĂ©s prud’homales dont les plafonds sont extrĂŞmement faibles et qui favoriseront les licenciements abusifs,

 

– l’extension du forfait jour,

 

– le pĂ©rimètre d’apprĂ©ciation du motif de licenciements Ă©conomiques

 

– etc…

 

Aujourd’hui la CFDT demande une concertation ouverte car, malgré quelques avancées minimes notamment sur la consultation des salariés par les organisations syndicales, ce qui peut renforcer leur légitimité, et malgré que le texte est parti au Conseil d’Etat pour être soumis au Conseil des Ministres, il est intenable qu’il reste en l’état.

 

Elle fera donc toutes les démarches possibles, notamment auprès des parlementaires et de l’opinion publique pour faire rectifier ce texte dans un esprit de réel dialogue social.

 

La CFDT n’est Ă©galement pas opposĂ©e Ă  agir avec d’autres, mais si c’est pour s’opposer au renforcement de la nĂ©gociation contenu dans le texte, « ce ne sera pas possible » comme l’a prĂ©cisĂ© Laurent Berger. « La CFDT se donnera les moyens de faire Ă©voluer ce texte et on verra avec d’autres organisations syndicales si on peut s’exprimer et agir en commun ». »

 

 

new CFDT 24 02 16

 

 

 



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3 commentaires sur “Loi EL KHOMRI (Social)”

  1. roussillon dit :

    Disons, pour faire simple, que selon ce socialisme gouvernemental de la honte, le travail est une marchandise, et que les apporteurs de capitaux s’arrogent sans vergogne le droit de plonger dans la misère le plus grand nombre.

    Vive le retour au 19è siècle!

    MAIS NE NOUS LAISSONS PAS FAIRE !

  2. isabel dit :

    Cher Roussillon,
    sommes nous seulement sortis du Moyen-Age un jour ? Les gueux restent des gueux, et les nantis continuent toujours de se passer le pouvoir et de se partager les richesses en exploitant le plus grand nombre. Faite un parallèle vos utopies s’Ă©vanouiront.