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samedi 11 février 2017 à 06:41

Réunion de travail au ministère de l’Economie (Social)

Le sujet ? Le PSE ALLIA



 

Une rencontre qui a eut lieu le 9 février 2017 !

 

 

Les représentants du personnel accompagnés de leurs conseillers se sont rendus hier au ministère du travail pour une réunion de travail sur le douloureux dossier ALLIA. 

 

Le communiqué de l’intersyndicale :

« Sur une initiative du ministère de l’économie, l’Intersyndicale CFDT/CGT/UNSA/CFTC de la société ALLIA a été reçue à Bercy par des représentants de l’Etat afin d’être entendue sur ses revendications au sujet de la procédure de PSE qui continue de menacer 250 emplois sur les sites de Digoin (Saône et Loire) et La Villeneuve au chêne (Aube).

L’enjeu social de cette procédure était parfaitement mesurable ne serait ce qu’au nombre de représentants de l’Etat présents autour de la table puisque deux commissaires au redressement productif, 3 représentants du ministre du travail et 4 représentants du Ministère de l’économie étaient présents à cette réunion pour échanger avec les délégués syndicaux sur la situation.

Assistée de son expert-comptable et de son avocat, l’Intersyndicale ALLIA a rapporté les attentes des salariés des deux sites.

Il a été ainsi rappelé devant les représentants de l’Etat que le maintien des deux sites de production français était pour eux une priorité absolue et que le choix actuel du groupe GEBERIT, 18 mois après leur rachat, de les fermer était économiquement injustifiable et socialement scandaleux notamment au regard de la moyenne d’âge qui est de 51 ans pour les 2 sites.

Le cabinet d’Expertise comptable ALTER a indiqué aux représentants de l’Etat que le motif économique du projet de fermetures qui reposait faiblement et jusque-là sur une baisse du chiffre d’affaires de l’activité CERAMIQUE SANITAIRE du groupe perdait définitivement toute crédibilité depuis le 17 janvier 2017.

En effet, l’Expert-comptable du Comité Central d’Entreprise a informé l’Etat de ce que les dirigeants d’ALLIA avaient pris soin de passer sous silence, à savoir qu’à cette date, le groupe a officialisé ses résultats pour l’année 2016 qui révèlent non plus une baisse mais une augmentation du chiffres d’affaires de 11 % pour la céramique sanitaire au niveau du groupe, faisant ainsi perdre définitivement toute légitimité économique à cette procédure !

A nouvelle situation économique, nouvelle procédure, c’est en tout cas ce que les délégués syndicaux ont fait valoir en expliquant aux représentants du ministère du travail qu’ils n’imaginaient pas une seconde que dans un contexte où le motif économique initial était, de fait, annulé par la nouvelle réalité des chiffres 2016 du groupe , l’Etat n’oblige pas la Direction d’ALLIA à annuler sa procédure de consultation pour des raisons de bon sens.

L’avocat des salariés a rappelé aux représentants du Ministère du Travail que l’annulation de cette procédure se justifiait d’autant plus que le délai légal encadrant la procédure était expiré et que dans ce cas de figure, la procédure était devenue sans objet.

L’Etat a parfaitement entendu cet argument décisif et s’est montré sensible à la proposition de construire un projet alternatif à ce projet de double fermeture.

Les participants ont néanmoins convenu que si projet alternatif il devait y avoir, il ne pouvait se construire qu’au niveau européen c’est-à-dire sur la base d’une expertise économique et industrielle permettant de faire la transparence sur les choix stratégiques du groupe depuis le rachat de SANITEC et sur sa politique d’investissement et d’affectation des produits et des volumes.

Pour illustrer la nécessité d’élargir le débat au niveau européen, les délégués syndicaux ont fait part aux représentants de l’Etat de la situation de l’usine portugaise censée accueillir leur activité dans laquelle les salariés sont employés dans des conditions dégradées (40% de CDD et 30% de TURN OVER) au point que le doute soit sérieusement permis sur le réalisme du projet de délocalisation entrepris.

Une prochaine réunion à Bercy est prévue début Mars sur la question de la Loi Florange afin de mesurer les freins à un projet de reprise potentiel.
Enfin, l’Etat s’est engagé à solliciter les dirigeants suisses du groupe GEBERIT afin qu’une table ronde soit organisée avec les délégations syndicales au plus vite et sous l’égide du ministère de l’économie. »

 

 

L’Intersyndicale ALLIA

 

 

allia 09 02 17



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