" Pour juguler le déficit de l’assurance maladie, le gouvernement envisage
de transférer une partie des dépenses vers les complémentaires, ouvrant la
voie à une privatisation de la santé.
Financement de la protection sociale : Il est temps de faire du neuf !
Les prélèvements sociaux devraient principalement reposer sur le principe
des cotisations sociales liées aux salaires versés dans les entreprises, le
lieu de la création des richesses. Le choix d’un financement à partir des
cotisations, c’est d’abord le choix d’un partage des richesses produites en
faveur des salariés, et d’une action à la racine sur la façon de produire
les richesses en accroissant la part de salaires et des fonds sociaux. Le
choix du financement correspond à un choix de société : ainsi, le choix de
la cotisation est-il celui de la solidarité, de la responsabilité sociale
des entreprises, le choix d’une sécurité sociale gérée par les assurés
sociaux. Nous voulons sortir des cercles vicieux qui organisent le
tarissement des recettes de la protection sociale. Nous combattons la
théorie dominante qui présente le financement de la protection sociale, tout
particulièrement les cotisations patronales, comme un boulet handicapant
l’emploi, en prétendant que cela élève de façon excessive le coût du
travail. Il convient de montrer, au contraire, que le financement de la
protection sociale, notamment les cotisations sociales, constitue un facteur
de développement des ressources humaines, un moteur pour un autre type de
progression de la productivité du travail et un autre type de croissance ".
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