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dimanche 12 juin 2016 à 07:17

« AUTOUR DE L’EURO » : Épisode 3 avec la POLOGNE vue par Flavien Bielonko !

Le local Flavien Bielonko nous parle de son amour pour la Pologne, découverte sur le tard. Séquence émotion avant l'entrée en scène des « blancs et rouges » dans la compétition ce dimanche à 18h face à l'Irlande du Nord..



  Le local Flavien Bielonko nous parle de son amour pour la Pologne, découverte sur le tard. Séquence émotion avant l’entrée en scène des « blancs et rouges » dans la compétition ce dimanche à 18h face à l’Irlande du Nord..

 

 

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Nouvelle rubrique sur Montceau News. L’innovation n’a pas de limites, les idées non plus. Nous allons vous faire vivre l’EURO 2016 de Football en France de différentes manières, sous différents angles. Chaque jour, un lecteur ou une lectrice de www.montceau-news.com originaire ou vivant dans l’un des pays qui participent à la compétition reine de l’UEFA, nous donnera sa vision de ces deux pays, d’un côté la France, de l’autre la Terre de ses ancêtres ou terre d’accueil. Le but ? Voir le football d’un autre angle. Connaitre les différents pays européens présents en France un mois durant et pas seulement sur le côté sportif. Enfin l’ultime avantage, c’est vous mettre en avant, car sans vous on ne serait rien. Épisode 3, très émouvant avec la POLOGNE, présentée par le montcellien Flavien Bielonko.

 

 

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La Pologne en pleine expansion

 

 

« Je me suis toujours senti Polonais mais le décès de mon grand père a été un déclic, j’avais besoin de découvrir mes racines et d’où je venais. Je suis parti seul à la découverte de son petit village à la frontière Biélorusse. Et là ça sonnait comme une évidence. »

 

 

Les mots sont forts et ils sont signés Flavien Bielonko Minello. Le choix du coeur, ce sera la Pologne. Né le 7 septembre 1984 au Creusot, Flavien a longtemps vécu à Montceau Les Mines. D’une mère italienne et d’un père polonais, ce jeune homme passionné de football voyage en Pologne six fois par an à minima. Dire qu’il connaît le pays est un euphémisme. Parfois, il part voir ses cousins et cousines au pays. Mais pas que. Flavien a trouvé en son pays d’origine le lieu idéal pour partir se ressourcer. La terre de son grand père qui a tant changé.

 

 

Flavien raconte : « Mon père, ça faisait près de quarante ans qu’il n’était pas allé en Pologne. Quand je lui ai raconté ce que j’ai vu là bas, à savoir des gens heureux, des infrastructures de haut standing loin des clichés d’une Pologne austère. Il ne me croyait pas ! J’ai du le pousser à venir avec moi lors d’un de mes nombreux voyages pour qu’il puisse le voir pour le croire. Il était stupéfait. »

 

 

En effet, papa Bielonko n’a pas reconnu son pays. Agréablement surpris par le développement du pays, Varsovie en tête de gondole en capitale ultra moderne où tout est refait à neuf. De plus, la Pologne peut se targuer d’être « une des rares nations européennes à ne pas avoir connu de récession durant la crise financière »me fit-il remarquer avec confiance. Crise qui en ébranla plus d’un en passant. En pleine expansion et suivant un développement exponentiel, le pays vit une heure de croissance et de bienveillance.

 

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Le pays le plus religieux d’Europe

 

 

La Pologne religieuse représente « près de 95% de la population avec une écrasante majorité de Catholiques (92%). » On trouve également « des orthodoxes et des musulmans mais très minoritaires » nous confie le jeune homme. Le pays est très croyant et en même temps il vogue vers le capitalisme, petit paradoxe en soi. Les polonais « sont fiers de ce qu’ils sont, beaucoup plus qu’avant. Avant, avec le communisme la situation était tout autre m’expliquait mon grand père. Depuis les temps ont changé et on a trouvé en des hommes d’exception comme Lewandowski (Ndlr Joueur phare du Bayern Munich), des raisons d’espérer et d’y croire ! »

 

 

Le nom est lâché. La star s’il en faut que tous les polonais vénèrent et respectent au plus haut point. Cet homme au grand coeur a su redonner la flamme au peuple rouge et blanc. Être polonais ne représente plus un fardeau mais bien une fierté. Flavien le clame haut et fort, sa patrie « c’est la Pologne même si j’aime énormément la France qui m’a vu grandir. Je lui dois beaucoup mais mon pays c’est la Pologne ». Et quand on lui demande pour quelle équipe son coeur balance : France Pologne ou Italie (origine maternelle) ? La réponse fuse « La Pologne bien sur ! (rires). »

 

 

Il ajoutera également qu’à la différence de son pays natal, la France, « là bas, ils n’envient pas ceux qui réussissent. Bien au contraire, ils les vénèrent et veulent faire pareil. Si vous roulez en Ferrari, les gens sont heureux pour vous, ils ne vous jalousent pas. Ils sont également beaucoup plus sociables qu’ici à Nantes par exemple (rires). Le mot qui symbolise le mieux la Pologne ? La solidarité ! » On l’aura bien compris, Flavien, en fouillant dans son passé, a réussi à se retrouver lui-même. Un travail tout à son honneur.

 

Et l’EURO ? Que valent Lewandowski et sa bande

 

 

Pour Flavien, aucun doute là dessus, la star de l’équipe c’est Robert Lewandowski. Extraits : « Un mec simple, humble, généreux, parrain de l’UNICEF en Pologne et incroyablement talentueux ! Avec lui, la Pologne s’est émancipée, il est objet de fierté, les publicitaires du pays le montrent à toute les sauces. Il est la gloire du pays et l’espoir de tout un peuple rouge et blanc. »

 

 

Et quand on lui demande si Robert peut emmener l’équipe nationale sur le toit de l’Europe, Flavien reste très mesuré : « On reste sur un Euro raté à la maison en 2012 avec notre star qui n’a pas eu son rendement habituel. Du coup, là dans l’euphorie on peut peut-être créer la surprise (rires). » Et la France ? « Pour moi sincèrement, ils vont gagner l’EURO (les bleus). Ils sont à domicile, ont d’après moi la meilleure équipe sur le papier, d’après moi c’est écrit d’avance, la France va gagner chez elle » nous glisse-t-il avec franchise.

 

 

 

Une victoire des bleus le rendrait « forcément heureux même si mon équipe numéro 1 reste la Pologne » et il rajoute « à Nantes, tout le monde m’appelle le POLAK c’est mon surnom officiel du côté de la Beaujoire. » En effet, Flavien est un fervent supporter du FC Nantes Atlantique. Et il fait remarquer avec humour que « Payet a été formé au FCNA et Koszcielny est d’origine polonaise, du coup je suis aussi pour la France (rires). » Et pour conclure, quand on lui demande son rêve le plus fou : « Une finale France – Pologne bien sur ! »

 

 

Épisode 4 demain lundi avec la Nazionale, équipe d’ITALIE vue par Philippe Valente.

 

Mustapha Sofi

 

 

 

 

 

 




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