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jeudi 3 mars 2016 à 09:02

Ouverture de la truite le samedi 12 mars 2016…

... les précieux conseils d'un spécialiste : notre ami Gérard Marchetti !



 

La pêche vient de fermer en 2ème catégorie dans le domaine public et nous avons déjà en tête l’ouverture de la truite qui s’offre à nous le 12 mars 2016. La première catégorie avec tout particulièrement en ce qui concerne « dame Fario ».

 

 

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La pêche à la truite est passionnante. Pour leurrer la truite une multitude de techniques existent mais pour moi cela sera le toc, vairon et nymphe !

 

Je recherche évidemment la truite sauvage car elle est bien plus glorifiant que celle d’alevinage qui pour moi ne présente aucun intérêt .Il vaut mieux prendre 2 truites sauvages que 20 truites bassinées la veille et qui sautent sur n’importe quoi .Le nombre de prise m’importe peux puisque je pêche ses jolis poissons en no-kill la plupart du temps.

 

J’aime quelques rivières comme le Ternin, le Mechet la Celle etc… Pour citer que les principales et à deux pas de chez moi ! Mais ma rivière fétiche est bien sur la rivière d’Ain et ses affluents, la Saine, la Lemme et quelque ruisseau au alentour que je pêche depuis 40 ans. Je fais profiter mes deux garçons Stéphane très bon au vairon, Geoffrey très bon au toc et en nymphe et certains amis dont Gerard Colin un mordu comme moi du Jura !
Voici trois types de pêche que je pratique ! Le toc ! Vairon ! Nymphe …

Pêche au toc :

 

La pêche au toc est une technique avec laquelle ont utilise les appâts naturels et vivants.

 

L’objectif est de faire dériver le plus naturellement possible une esche naturelle dans le courant , un ver de terre , une teigne , un ver de farine , porte bois ou petite bêtes que l’on trouve sous les pierres de la rivière. Je pêche avec une ligne sans flotteur et très peu de plombs. La touche est ressentie dans la main qui tient le fil et par un toc parfois violent .C’est une pêche itinérante, il faut prospecter les bordures, les obstacles (pierres, branches,…).

 

Le matériel est assez simple et peu encombrant. Une canne à lancer, un moulinet et quelques accessoires.

 

Matériel :

 

Pour la canne, il y a du choix : soit télescopique ou encore télé-réglable d’une longueur de 3 à 5 m en carbone. Pour le moulinet, simple et léger à tambour fixe ou tournant. le choix vous appartient rempli de nylon en 16/100 et un bas de ligne en 14 ou voir même 12 centièmes en eau très clair monté d’un hameçon pouvant aller du n° 8 à 14 suivant les appâts utilisés .
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Pêche au vairon manié :

 

 

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La pêche au vairon est une technique pour déloger les grosses truites ! Nous trouvons dans le commerce une grande diversité de montage et de matériels mais pour ce qui me concerne. Je fais moi même mes plombs et montages. Les débuts en rivière ne sont pas évidents au départ mais avec un peu de pratique les premières prises arriveront. La précision du lancer est primordiale car une truite ne se déplacera que très peu pour saisir sa proie dans un courant tumultueux, ramenant simplement ou en les animant par petites ou grandes tirées simulant ainsi une proie en difficulté.

 

L’attaque de la truite se fait souvent a vue et le combat qui suit est du pur plaisir. C’est cette précision du lancer qui engendre souvent au départ de nombreux accrochages, voila pourquoi cette pêche est passionnante.

 

Matériel :

 

On utilisera ici une canne spécifique si possible de longueur comprise entre 2m70 à 3m40 afin d’animer au mieux. Elles doivent être d’action de pointe mais progressives au ferrage.

 

Le moulinet sera de taille 1500 à 2000 avec un frein avant progressif efficace .Le fil sera comprise entre 20 et 22 centièmes, le corps de ligne sera terminé par un long bas de ligne fluorocarbonne de préférence. On prendra ici du 18 centièmes suivant les poissons recherché.

Pêche au toc en nymphe :

 

 

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La pêche en nymphe, je la pratique trois quart aval (pour une meilleure présentation).

 

Il faut immerger la nymphe, selon la hauteur d’eau et la vitesse du courant animer. En fin de coulée, exercez de petites tirées et relâchez. La nymphe remonte et entame le demi-cercle en revenant vers votre berge ; instant crucial qui décide souvent une truite qui avait suivi sans prendre pendant la dérive. Dans ce cas, la touche est rapide, voire brutale et nécessite un ferrage éclair. Il n’en est pas de même pendant la dérive, le moindre ralentissement, arrêt du rigoletto ou de la bannière doit être sanctionné. En grande rivière, n’hésitez pas à pêcher en 14/100 si vous risquez de toucher de beaux poissons.

 

J’ai pour souvenir cette belle fario, sur la rivière d’Ain qui a refusé une pheasant tail sur hameçon de 16 et pointe en 10/100 et que je pris une heure plus tard sur une grosse imitation de plécoptère sur hameçon de 10 et un 14/100. L’effet leurre a certainement joué un rôle primordial… Peu importe, le poisson fut pris et mis au sec après une âpre bagarre et pas mal d’incertitude. Sur la bascule, elle accusait le poids honorable de 1640 grammes.

 

Matériel et montage :

 

Une canne de 4/5 mètres à anneaux.

 

Le montage que j’affectionne est très simple : un rigoletto, un corps de ligne fluo, un bas de ligne de 80 cm en 12/100, et une nymphe à bille de grande ou petite taille, imitant une larve de plécoptère ou de trichoptère. le poids de la nymphe étant suffisant pour l’immerger correctement, bien que cela nécessite un peu d’habitude pour une bonne évolution ainsi qu’une attention soutenue pendant la dérive… et des réflexes aiguisés !

Conclusion :

 

Pour moi la pêche à la truite est une pêche captivantes qui permettent au pêcheur quelque sois sa technique de se retrouver au milieu de la nature !

 

Lire la rivière, comprendre pourquoi pêcher telle veine d’eau plutôt qu’une autre, tel secteur et meilleur le soir que le matin et vice versa ! Comme je l’ai toujours dis c’est le pêcheur qui doit s’adapter à la rivière et non l’inverse ! Et comme disait ce grand pêcheur au toc Mr Duborgel « pêcher le lent du rapide, et le rapide du lent » voila une des solutions parmi d’autre de prendre de belle truite dans des conditions difficiles. Mais le principal avantage de ces pêches, c’est qu’elles permettent de comprendre ce que l’on doit travailler sur sa technique favorite pour devenir encore meilleur pêcheur. J’espère que cette lecture vous apportera un plus pour vos prochaine sortie.

 

Bonne ouverture 2016 à tous.

 

 

Gérard Marchetti

 

 



 

 

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3 commentaires sur “Ouverture de la truite le samedi 12 mars 2016…”

  1. italienne71 dit :

    Coucou tonton….. il es vrai que qui mieux que toi peux parler de la pêche a la truites.
    Toi qui est un formidable pêcheur…. qui respecte la nature et ceux qui y vivent.
    Cela fait plus de trente ans que je te vois cultiver tes vers de terre , monter tes lignes….et venir te voir dans le jura dans tes petit coin secret …..
    Que cela dure aussi longtemps que possible pour que tu continue a partager ta passion aux autres.
    Je t’ embrasse . Ta nièce.

  2. DARLING dit :

    moi je ne les pêche pas, mais je les mange bien ……… j’rigole !!!!!
    bisous à vous et à ma Dolorès
    KATY

  3. jean.bryk@orange.fr dit :

    Salut Gégé. Il y a bien longtemps déjà. çà fait plaisir de te voir avec ces belles zébrées. Comme j’aimerais pouvoir revenir en arrière des fois!
    Donne-moi de tes nouvelles. Et encore BRAVO.
    A bientôt j’espère.
    Jean