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" Petite réflexion sur
l'augmentation du pouvoir d’achat par les heures supplémentaires
Ou comment on donne d’une main aux uns, ce que l’on reprendra aux autres de
l’autre main.
Cela s’appelle le principe des vases communicants.
La loi sur les heures supplémentaires coûtera au contribuable au moins 75,4
millions d'euros au titre d'octobre, selon un chiffre provisoire fourni hier
par l'URSSAF.
Les heures supplémentaires travaillées déclenchent depuis le 1er octobre une
majoration de salaire de 25 % (sauf en cas d'accord collectif inférieur) non
imposable pour le salarié, et une série d'exonérations de cotisations
sociales.
L'Etat, donc le contribuable, doit ensuite compenser le manque à gagner pour
la Sécurité sociale en moins perçu de cotisation ainsi que la réduction de
cotisation patronale dont ont bénéficié les entreprises qui s’élève à 19,3
millions d'euros selon l'Agence centrale des organismes de sécurité sociale
(ACOSS).
En réalité, faire faire des heures supplémentaires non déclarées, sans
charge ressemble à s’y méprendre à du travail au noir.
D’une part pour le salarié qui devra faire ces heures, en cas d’arrêt de
travail, quel salaire sera retenu pour les indemnités ? Avec heures ou sans
heures supplémentaires pourtant éléments constitutifs du salaire perçu.
Aucun point pour la retraite non plus, la mauvaise surprise arrivera plus
tard.
On risque de voir des situations identiques à celles des années 70 où
beaucoup de gens faisaient 56h et plus, s’engageaient dans des programmes
immobiliers ou des crédits à la consommation, période faste où des
commerciaux très affûtés leur « vendaient » des crédits au-dessus de leurs
possibilités normale de remboursement, c'est-à-dire salaire de base, puis
d’un coup les heures supplémentaires disparaissent (changement de stratégie
de l’entreprise, changement technologique etc.) et c’était la catastrophe
financière.
D’autre part les employeurs seront bien peu enclin à embaucher mais plutôt à
recourir systématiquement aux heures supplémentaires défiscalisées avec une
flexibilité totale qui rappelle les années 30.
Oui aux heures supplémentaires libres si c’est le souhait de l’employeurs et
de son salarié, mais la finalité de la démarche ressemble plutôt la
suppression de la loi sur la durée du temps de travail (qui date de 1848 et
limitait la durée à 48h/semaine) alors pourquoi les défiscaliser et les
exonérer de cotisations sociales, car se sont ceux qui feront ces heures
mais aussi ceux qui n’auront pas la possibilité d’en effectuer qui paieront
l’addition : 94.7 millions d’euros manquant dans les caisses pour 2007,
alors…pour 2008 ??? "
M.R
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