Par Michel Rat
|
" L’essence est trop chère pour aller bosser mais pour partir en vacances là
on n’en parle plus. (dixit Mr Roisin)
Quelle délectation intellectuelle peut pousser certains à vouloir supprimer
les vacances de celles et ceux qui les ont bien méritées sous prétexte que
l’essence est chère ?
Bien sûr au plus haut niveau de l’Etat on propose de travailler pendant les
repos, pourquoi pas pendant les vacances ? Ce nouveau concept tout droit
sorti de la profession de foi de notre président se nome « augmentation du
pouvoir d’achat »
Comment organiser ces vacances avec le même budget que l’an dernier ?
Commencer par éviter, autant que faire se peut, les autoroutes, hors de prix
depuis qu’elles sont concédées à des fonds privés et pourtant amorties. (à
réfléchir pour la RCEA).
Donc prendre les nationales, mais là, gare à la taxe radars, plus de 20
fixes sur 500 km, ajoutons à cela un petit piège à l’orée de ce joli bosquet
en descente ou un petit 70, entre deux granges dans la traversée d’un
hameau. Mais c’est le prix à payer pour arriver entier à bon port et surtout
optimiser la consommation de ce cher carburant.
C’est bon pour le porte monnaie et bon pour la planète.
Sur place supprimer les glaces ou les crêpes hors de prix à la terrasse du
bar branché. Il suffit de les remplacer par des glaces achetées au hard
discount du coin, fabriquer soit même ses crapiauds et les déguster sous le
parasol au camping ou à la maison. Pour le reste on peut emmener son «
ravitaillement » de chez soit, un sac de patates, quelques bocaux de
haricots maison, car depuis des années un tube fait son apparition dès le 14
juillet dans les cités balnéaires : la valse des étiquettes, et disparait en
général fin août.
A noter que sur le front de mer les serveurs saisonniers* désœuvrés replient
les tables désertées dès 22heures. Du jamais vu !
Au marché les commerçants ambulants plient le « banc » à 11h45 au lieu de
13h et au détour de la conversation, on entend « et oui mon brave, ils*
n’ont même pas 50cts d’euro à dépenser »
Mais qu’ont-ils tous ces gens à se plaindre comme ça ? « S’ils n’ont pas de
pain, qu’ils mangent de la brioche » remis au gout du jour selon certains
qui ne sont pas à SA place, donnerait s’ils n’ont pas d’essence qu’ils
restent à la maison ou partent à vélo, on connaît le sort qui fut réservé à
son auteur !!!!mais c’est une autre histoire à une autre époque révolue.....
*Saisonnier : salarié qui pointera à l’ANPE dès septembre, mais dont il est
difficile de se passer en juillet-août.
* ils : vacanciers qui ont tout dépensé en carburant mais qui font vivre
toute une économie locale.
Bonnes vacances pour celles et ceux qui n’y sont pas encore et bon courage à
celles et ceux qui ont repris le boulot ".
M. RAT
|
|
|
|