Patricia Biavre, déléguée C.G.T. Combel, nous a fait parvenir le texte
suivant :
" Les métallos étaient dans la rue ce jeudi 18 octobre, avec leurs propres
revendications qui ressemblent beaucoup à celles du public.
" La retraite à 60 ans pour tous et moins pour les métiers usants "
: que l'on arrête de nous dire qu'il n'y a pas d'argent pour financer une
vraie retraite à 60 ans !
On nous annonce un déficit de 5 milliards d'€ des régimes spéciaux, une
déficit de 13 milliards€ de la Sécurité sociale. Comparez ces déficits
avec :
- 15 milliards€ de cadeaux fiscaux aux entreprises !
- 200 milliards d'€ d'exonérations de cotisations sociales octroyés au
patronat depuis 1991 ! (chiffre de l'ACOSS-organisme nationnal de la
Sécurité Sociale qui centralise nos cotisations sociales)
- 100 milliards€ de résultat net social -de profits des entreprise du CAC
- 550 milliards d'€ de résultat net social -de profits de l'ensemble des
entreprises françaises en 2006, versés aux actionnaires
- 350 milliards d'€ de la Banque Centrale Européenne et les milliards de
la Banque de France versés aux spéculateurs dans le cadre du crash
boursier du " subprime "
- 30 milliards d'€ d'exonérations patronales prévues pour 2008
" le pouvoir d'achat " : les négociations salariales, quand elles
existent, sont de plus en plus dures, tous les acquis sont remis en
cause pour être supprimés !
" L'accès aux soins " : la suppression des franchises médicales
" les emplois" : l'arrêt des délocalisations, avec l'instauration
d'un véritable contrôle de la concurrence, à travers le respect de normes
internationales...
A bien y regarder n'avons nous pas tous les mêmes besoins, donc les mêmes
revendications !!!
Et si l'on se posait simplement la question :
Ne sommes nous pas tous des privilégiés par rapport à ceux que
nous cotoyons ?
Les salariés passent pour des " privilégiés " aux yeux d'autres personnes.
Demandons nous comment un chômeur, un intérimaire, un CDD perçoivent les
droits spécifiques à chacun dans son métier, son entreprise (groupe ou
petite entreprise) ?
La remise en cause des avantages d'autres salariés ne garantit pas la
sauvegarde de ses propres avantages !!
Si nous prenons le temps de regarder au delà des limites que l'on veut
nous imposer, nous retrouverons la solidarité qui a été la mère fondatrice
des grandes victoires ".