" Certes, la période électorale semble être propice à ce que j’appellerai
pour le moins des « approximations » .Il y a de l’eau dans les lacs, ceux-ci
voient leur niveau monter régulièrement. Donc plus de souci pour les futures
sécheresses. Pompons, pompons pour alimenter la Bourbince. Euréka !
S’il est vrai qu’à terme , le niveau des lacs atteindra pratiquement celui
de la rivière – d’ailleurs une canalisation existe vers le lac St Louis pour
servir éventuellemnt de déversoir- Mme JARROT oublie deux choses : d’abord,
le débit ne serait pas très important , toutes les études des hydrogéologues
l’ont montré et surtout, il s’agit d’eaux très minéralisées qui
modifieraient profondément la qualité des eaux de notre rivière avec des
conséquences non seulement sur la faune piscicole, mais surtout sur
l’alimentation en eau potable des agglomérations en aval de Montceau comme
Paray le Monial qui vit avec la nappe alluviale de la Bourbince. Cette
minéralisation est si importante que la future centrale thermique doit
prévoir une unité de déminéralisation pour utiliser l’eau du Lac St Pierre
avant de l’utiliser pour ensuite la restituer au milieu naturel.
Quant à la réflexion sur l’état des berges de la Bourbince, elle montre bien
que Mme JARROT n’est revenue à Montceau que depuis peu et qu’elle n’a même
pas pris le temps de consulter une de ses colistières qui, étant une
technicienne efficace et passionnée au service du syndicat intercommunal
d’aménagement des berges de la rivière aurait pu lui expliquer l’ampleur des
travaux effectués depuis quelques années par cet organisme présidé par
Georges SIMON.
Ce qui gêne Mme JARROT c’est que l’innovation, l’exemplarité ont été depuis
plusieurs années à l’actif de la Communauté Urbaine qui a modernisé les 3
principales stations de traitement des eaux polluées :MONTCEAU, TORCY et
BLANZY. Ces stations qui reçoivent la plus grande partie des eaux usées de
l’agglomération sont en été les principales « sources » de notre rivière et
elles rejettent maintenant une eau de bonne qualité qui ne perturbe plus le
milieu naturel. Reste bien sûr à traiter ce que les spécialistes appellent
les pollutions diffuses, en renforçant les contrôles des assainissements
individuels. Ce sera une des missions du futur S.P.A.N.C (service public de
l’assainissement non collectif) qui sera opérationnel dans quelques mois ".
J.Gaumet, chargé de l’eau et de l’assainissement à la CCM
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