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" Aujourd’hui, le premier ministre met sur le devant de la scène le
financement des régimes spéciaux et particuliers de retraites, l’objectif
est clair : opposer les salariés entre eux, entre ceux du public et ceux du
privé, entre des " nantis " et les autres salariés. On parle sans savoir,
mais ça marche ! Mais qu'en est-il ?
Le COR conseil d’orientation des retraites s’est fixé une échéance, appelé «
défi 2008 »
La réforme Balladur de 1993, fait désormais sentir ses effets à plein sur
les salariés du secteur privé.
Les conséquences de la réforme Fillon de 2003, sont elles mêmes mieux
appréhendées, tant par les salariés du public que ceux du privé. Malgré les
sacrifices imposés, l’avenir des retraites est loin d’être garanti.
Les rendez-vous qui vont s’échelonner pendant dix huit mois, d’ici fin 2008,
ont une importance majeure.
Dans les six prochains mois, la conférence tripartite prévue par la loi
Fillon sur un éventuel coup de pouce aux retraites, actuellement alignées
sur le seul indice des prix. Mais le déficit affiché de 3,5 milliards
d’euros de la Caisse nationale d’assurance vieillesse, laisse peu d’espoir,
sans une mobilisation des retraités et des salariés.
La date exacte de la réunion est bien sur subordonnée aux choix des pouvoirs
publics récemment élus.
Au printemps 2008, intervient le principal rendez vous d’étape prévu par la
loi Fillon. Celui-ci portera sur le rythme d’allongement de la durée de
cotisation, la garantie du niveau des plus petites retraites.
Enfin, au dernier trimestre 2008, s’ouvre la négociation Agirc-Arrco, pour
trouver une suite à l’accord quinquennal de 2003, qui arrive à échéance au
31 décembre.
En même temps, le nouveau gouvernement prétend régler la situation des
régimes spéciaux.
Ce qui sera en cause, dans les dix huit mois qui viennent, c’est la place
future des systèmes de retraite collectifs et solidaires. Le rapport du
Conseil d’orientation des retraites, publié au début janvier 2007, aura été
le premier acte ouvrant cette période.
Nous sommes devant un choix de société : quelles solidarités
intergénérationnelles voulons nous promouvoir ? Quelle égalité assurer à
l’intérieur d’une génération vis-à-vis de la retraite ? Quel lien doit
demeurer entre le travail et la retraite ?
Ce sont –là autant de problèmes que nous devons affronter dans une logique
d’unité et de solidarité.
Va t-on se soustraire aux désirs du MEDEF qui veut à terme la suppression
pure et simple de notre système par répartition ?
Les parlementaires ont eux aussi un régime particulier quelle serait leur
réaction s’il était remis en cause ? "
R. Germain
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