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" Les salariés bénéficiant de
régimes spéciaux sont des privilégiés " est le titre du mail que nous a
adressé Robert Germain, mail dont voici le contenu :
" Les IEG (industrie électrique et gazière) voici ce qu’il en est :
• Le taux de cotisation des IEG est supérieur de cinq points à celui de la
fonction publique et de deux points à celui du régime général.
• Le calcul de la pension se fait hors primes dans les IEG alors que
celles-ci sont prises en compte dans le régime général,
• L’âge moyen de départ est quasiment identique dans les IEG que dans le
régime général ;
• La possibilité pour certains salariés de la branche de partir à 55 ans
n’est qu’une reconnaissance de la pénibilité du travail et des contraintes
de service public.
Ceux qui défendent leur régime particulier ne pensent qu’à eux :
• La CGT demande une véritable reconnaissance de la pénibilité de certains
métiers sur le champ interprofessionnel dans le cadre de négociations avec
le MEDEF (prévues par la loi Fillon de 2003) qui ne veux rien voir lâcher.
• De quelle égalité parle t-on quand au XXIe siècle, encore l’espérance de
vie est gravement amputée en fonction de la pénibilité du métier ?
• Comment accepter qu’un ouvrier du bâtiment, une aide soignante ou un
travailleur du verre ait une espérance de vie réduite de sept ans par
rapport à un cadre supérieur du même secteur ?
La collectivité paie pour les régimes spéciaux :
• Le gouvernement prétend que les régimes spéciaux seraient financés par la
collectivité nationale. Diviser pour mieux régresser !
• A ce propos, il est intéressant de constater que le gouvernement ne parle
pas des régimes non salariés (agriculteurs, commerçants, artisans) qui,
pourtant, sont les régimes qui bénéficient le plus de la solidarité
nationale puisque se sont quelque 8 milliards d’euros qui sont transférés
chaque année des différents régimes vers ceux-ci afin d’en assurer
l’équilibre.
• Loin de mettre en opposition les Français devant l’accès à la retraite, il
s’agit de démontrer que la question est globale.
• Ainsi, il est intéressant de se pencher sur les systèmes de compensation
inter régimes :
• Il y a ceux qui contribuent à la solidarité et ceux qui en bénéficient,
ainsi le régime général des IEG est contributeur net au fonds de
compensation inter régimes, en 2006, cette contribution s’est élevée à 134
millions d’euros.
• Le régime des IEG est intégralement financé par les richesses crées par
les salariés de la branche professionnelle et ne coûte pas un centime, ni à
la collectivité, ni au contribuables.
• Intégrer les régimes spéciaux au régime général conduirait à dédouaner les
entreprises des financements desdits régimes et à transférer ce financement
au régime général.
L’allongement de la durée de cotisation va sauver les retraites :
• Les allongements successifs de la durée de cotisation (1993 et 2003) n’ont
en rien réglé la question du financement des régimes de retraite.
• Ce sont les seuls salariés qui devraient faire face aux nouveaux besoins
de financements des retraites dus à l’allongement de l’espérance de vie et
au choc démographique.
• Le financement des retraites était de 11,84% du PIB en 2003, il sera,
selon le rapport du COR (conseil d’orientation des retraites) de 14, 38 % en
2020 soit quelque O,2 % supplémentaire par an.
• Pour la CGT cet effort de financement pour assurer la viabilité d’un
système de retraite par répartition, solidaire entre régimes et entre
générations, est possible et passe par :
• Une augmentation des cotisations patronales (qui n’ont pas bougé depuis
vingt ans) en différenciant les entreprises faisant ou non des
investissements industriels et productifs, créateurs d’emplois.
• La suppression des 25 milliards d’euros d’exonérations patronales.
• L’élargissement des bases de cotisation à tous les éléments de la
rémunération (intéressement, participation, stock-options),
• La taxation des revenus financiers ".
Robert Germain
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