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jeudi 30 mars 2017 à 05:35

« La génisse de Pâques » : quand un éleveur et un artisan boucher mettent en avant leur savoir-faire

Guillaume Mateuil et Antonio De Sousa, le prix de l’excellence





Sous le soleil printanier, la vue sur le bocage charollais est splendide. C’est là, à Oudry au lieu dit Beauregard, que Jamaïque, superbe génisse de trois ans au caractère bien trempé a vu le jour.

 

 

Un bel endroit pour une belle rencontre entre Guillaume Mateuil éleveur de charolais AOC (appellation d’origine contrôlée), fier d’exercer son métier et Antonio De Sousa, artisan boucher à Montceau-les-Mines, quarante années de pratique et une réputation sans égale. L’un et l’autre visent l’excellence alors il n’était pas utopique que leurs routes se croisent, c’était juste avant le salon de l’agriculture à Paris.

 

L’exception, le leitmotiv d’Antonio de Sousa

 

Toute l’année, Antonio De Sousa écume les concours bovins à la recherche de la perle rare pour alimenter ses deux boutiques à Montceau-les-Mines et au Creusot. « Je n’achète que des bêtes primées » souligne-t-il avec l’espoir, qu’un jour, il puisse présenter à sa clientèle le fleuron de la race charolaise primée à Paris. Avant même que Jamaïque n’aille « faire la belle » à la Capitale, il prit donc contact avec Guillaume Mateuil et se mirent d’accord sur le prix de vente. Enfin l’artisan boucher tenait son Graal puisque Jamaïque, dans la catégorie animaux de boucherie, obtenait le premier prix d’excellence bouchère.

 

 

Ils ont fait le bon choix

 

 

« Dès sa naissance, Jamaïque présentait une morphologie qui indiquait tout son potentiel » mentionne l’agriculteur. Sélectionnée par le Herd Book Charolais, la génisse ralliait tous les suffrages au salon de l’agriculture. Un prix à Paris, ça n’a pas de prix ! « Evidemment, j’aurais pu mieux la vendre après coup mais ma volonté était que Jamaïque reste dans notre région ». L’aspect financier est une chose, le côté valorisation en est une autre. « Effectivement, il n’y a pas que l’argent qui compte », souligne Antonio de Sousa. « L’important est de faire savoir que Guillaume et moi, chacun à son niveau, nous sommes là, que nous produisons localement car ici, nous avons tout ce qu’il faut ». La reconnaissance de leur travail ajoute une plus-value que le consommateur apprécie à sa juste valeur. « Lui comme moi », précise encore l’artisan boucher « nous tavaillons ce qu’il y a de mieux en race Charolaise, c’est un gage de qualité ». « Notre métier a un avenir » renchérit Guillaume Mateuil.

 

La qualité, rien que la qualité

 

Voilà comment Jamaïque va devenir « La génisse de Pâques » après son passage, ce jeudi 30 avril 2017 à l’abattoir à Autun. 1000 kg sur la balance pour un rendement de 650 à 680 kg de viande qui entre les Rameaux et Pâques feront saliver les papilles des clients d’Antonio de Sousa, après un temps de maturation, évidemment.

 

Guillaume Mateuil participait pour la première fois au salon de l’agriculture. Il y retournera, c’est sûr. En attendant, après cette belle aventure, le travail dans son exploitation sur 125 hectares a repris ses droits. Avec en moyenne 230 bovins, il lorgne toujours sur la qualité que la quantité. Quant à Antonio de Sousa, à son tour de mettre en exergue le charolais AOC. Jamaïque a participé à cette formidable combinaison de deux nobles métiers qui font le renom de la tradition française.

 

Jean Bernard

 

 

De Sousa, boucher-charcutier-traiteur au 19 rue Jean Didier à Montceau-les-Mines et au 85 rue Maréchal Foch au Creusot.

 

 

 

 

 

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