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dimanche 25 octobre 2015 à 09:11

Régionales 2015 (Politique)

Les écologistes à Saint Eugène pour des rencontres de terrain



 

C’est à Saint Eugène aux jardins du Crot Monial, que la liste écologiste candidate aux régionales a proposé une rencontre sur le thème des solutions alternatives.

 

 

La sortie terrain de ce jour avait pour but d’échanger concrètement sur la conversion des agriculteurs au bio. Pour les membres de la liste verte, cette démarche s’inscrit dans l’idée de s’appuyer sur les acteurs qui le font déjà.

 

 

« Des initiatives existent déjà. On doit s’appuyer sur l’existant, identifier les leviers, les difficultés techniques et économiques. Nous cherchons à montrer que c’est viable et durable. » expliquait Claire Mallard, EELV.

 

 

Et d’ajouter : « Quand on sera à la région et à la Présidence, on doit connaître la réalité. C’est inimaginable de voir les choses à partir d’un bureau. »

 

 

Pour les candidats écologistes, le souci de s’adapter aux effets du changement climatique est aussi important. L’agriculture bio permet d’y apporter des solutions.

 

 

La création d’emploi est aussi un indicateur avancé par les écologistes. L’agriculture conventionnelle utilise en moyenne 1,8 unité de travail annuelle, contre 2,3 pour l’agriculture biologique (source : Fédération Nationale d’Agriculture Biologique).

 

 

« On doit soutenir et investir massivement. D’autres candidats peuvent faire cette proposition. Mais la différence entre un écologiste et un productiviste, c’est que nous allons avoir des priorités sur les pratiques agricoles durables » déclarait Claire Mallard.

 

 

Les réunions de terrain avec les acteurs, qui se dérouleront tout au long de la campagne électorale, doivent permettre de travailler avec ceux-ci au changement en s’appuyant sur leur expertise.

 

 

Pour les candidats écologistes, cela devrait permettre une plus grande efficacité de leurs actions une fois élus. Par ailleurs, les échanges directs avec les personnes concernées sont présentés comme un complément aux travaux des bureaux d’études souvent consultés sur de nombreux sujets.

 

 

Visite des Jardins du Crot Monial, lieu test en maraîchage biologique

 

 

C’est sur le lieu test en maraîchage biologique que le rendez-vous avait été donné pour cette visite de terrain. Cette visite a rassemblé plus d’une vingtaine de personnes, parmi lesquels des agriculteurs et éleveurs sur le modèle conventionnel et bien sûr des éleveurs et agriculteurs biologiques.

 

 

C’est Monsieur Armand Verniau, exploitant bio depuis 2002 qui a accueilli le groupe. Il a cédé un hectare de terrain pour former des jeunes maraîchers sur le lieu test visité ce samedi.

 

 

Il a débuté l’expérience en 2009-2013, appuyé par les Semeurs du possible. Cette association regroupe une dizaine d’organismes parmi lesquels la MSA, Terre de lien, la Couveuse ou encore les Chambres d’agriculture.

 

 

Jean-François Gueidan, représentant de la Couveuse, est venu expliquer aux candidats la démarche de son organisme. Il s’agit d’une association née en 2006, qui porte la responsabilité de toutes les entreprises s’appuyant sur elle. Elle concerne tous les domaines économiques et accueille chaque année 50 nouveaux projets d’entreprises en Bourgogne.

 

 

Toutefois, c’est seulement à partir de 2008-2009 que la couveuse s’est ouverte aux projets agricoles bio comme non bio.

 

 

La couveuse assure le suivi juridique et administratif de ses couvés.

 

 

« Dans le cadre des régionales, on doit penser au financement des aides »

 

 

C’est ce qu’a déclaré le tête de liste départemental François Lotteau lors de la visite. Il s’est intéressé aussi bien à l’expérience de ce jeune agriculteur « couvé » et expliquant les atouts du lieu test pour lui.

 

 

Il y travaille depuis près d’un an maintenant, avec de très bons résultats pour lui. Le contrat dure trois ans. A l’issue de celui-ci, il cherchera un terrain où s’installer si son entreprise est viable.

 

 

Des lieux-test comme celui-ci, on en trouve dans chaque département. Pour les projets agricoles, la difficulté est de trouver un support foncier.

 

 

La solution d’un passage par la couveuse permet au couvé de réduire ses risques : aucun échec possible. A la fin de l’expérience, il sait si son projet est viable, sans avoir pris le risque d’emprunter.

 

 

Pour le jeune agriculteur actuellement couvé sur le lieu test, les candidats comme d’autres personnes présentes ont souhaité en savoir davantage sur les débouchés ou la surface minimale indispensable pour une exploitation par exemple.

 

 

Les débouchés sont multiples : particuliers, restaurants, restauration collective telle que des cantines.

 

 

Catherine Lonjaret a rappelé l’importance de la volonté politique dans la mise en place d’une restauration collective de qualité. Elle a développé notamment l’expérience de Blanzy et le maintien de sa cuisine centrale alors que d’autres communes ont abandonné ce mode de préparation des repas.

 

 

Nous avons déjà parlé ici des travaux de mise aux normes de cette cuisine et d’une politique en faveur de filières courtes, locales et bio.

 

 

Pour Catherine Lonjaret, cette démarche doit aller plus loin. Il faut aussi réfléchir à la gestion des déchets.

 

 

L’élue de Blanzy a reconnu que la solution retenue par la Ville de Blanzy est coûteuse (1 500 000 € pour les travaux) et qu’elle s’appuie sur une solidarité entre tous les habitants. En effet, un repas coûte 17,50 €, alors qu’il est facturé 3,20 € aux parents.

 

 

 

Les facteurs bloquant pour la conversion

 

 

 

Rapidement les discussions se sont poursuivis sur les facteurs bloquant la conversion d’agriculteurs et d’éleveurs au bio. Pour les agriculteurs et en maraîchage, l première difficulté réside dans l’accès au foncier et au financement, l’élevage étant plus reconnu dans notre région.

 

 

Plusieurs agriculteurs ont témoigné de leur conversion, qu’ils ont réalisé plus par conviction. Ils ont expliqué les freins techniques auxquels ils ont été confrontés.

 

 

Ils ont échangé aussi sur les systèmes d’aide et leurs modes de rétribution.

 

 

Ce sont ainsi des éleveurs de bovins, ovins, des maraîchers (locaux et mâconnais) et un viticulteur qui ont contribué aux échanges.

 

 

A l’issue de la visite du lieu test, les échanges se sont poursuivis en mairie de Saint Eugène, avec d’autres agriculteurs présentant leurs productions, leurs outils et leurs débouchés.

 

 

La liste verte propose une prochaine rencontre le mercredi 4 novembre, avec la présence de Yannick Jadot, député européen EELV, Cécile Prudhomme, tête de liste régionale et les candidats de Saône-et-Loire. Une visite de Francéole aura lieu de 10h à 12h au Creusot. Puis Yannick Jadot assurera une séance de dédicace de son livre à Chalon-sur-Saône. Enfin une réunion publique « Climat, emploi même combat ! » se tiendra à 20h à Chalon-sur-Saône.

 

 

Pour plus d’informations, voir lesecologistesbourgognefranchecomte.fr

 

 

Émilie Mondoloni

 

 

 

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