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lundi 5 octobre 2015 à 06:42

Montceau-Geislingen, un jumelage redynamisé…

... une rencontre à vocation économique !



 

 

Ce dimanche en fin de matinée, une dernière réunion s’est tenue à la mairie, dans le cadre de la visite d’une délégation de la ville de Geislingen, ville à laquelle Montceau-les-Mines est jumelée.

 

 

La délégation de la ville allemande était présente depuis le 2 octobre sur notre territoire.

 

 

Et cette fin de matinée a été l’occasion d’échanger concernant les portraits économiques des deux villes, les difficultés rencontrées et les projets de l’une et de l’autre pour leurs territoires respectifs.

 

Celle-ci a aussi été l’occasion de redynamiser un jumelage par des propositions de nouveaux partenariats et d’échanges tant aux niveaux économique que scolaire et professionnel.

 

 

Une rencontre à vocation économique

 

 

Comme l’a rappelé Marie-Claude Jarrot : « c’est une rencontre à vocation économique. Nous traiterons aussi des projets liés à la jeunesse, jusqu’à l’année prochaine et la fête de la ville de Geislingen du 23 au 26 juillet prochain avec une délégation importante de Montceau-les-Mines, qui devrait s’y rendre ».

 

 

Puis Madame le Maire a poursuivi par une présentation de la ville « construite autour de puits de mines. C’est en 1856, qu’elle s’organise en tant que commune, ce qui a engendré une ville étoilée en quartiers. Montceau-les-Mines est alors une ville florissante économiquement à cette époque, jusqu’à la fermeture des puits. Se posait alors la question pour les maires et les acteurs successifs de reconvertir la ville d’une mono-industrie à une industrie organisée. Un certain nombre de maires se sont succédés et emparés de cette problématique.

 

Dans les années 70, il y a eu un choix de désenclaver le territoire et d’y amener le TGV. C’était un choix fort qui a amené une véritable activité économique à Montceau-les-Mines. En parallèle, le maire de l’époque a réussi le projet de faire venir des entreprises importantes telles Michelin. Il participait à la capacité d’anticipation pour amortir le choc des fermetures des mines.

 

Il a fallu reconstruire le tissu économique autour des PME, ce qui se fait actuellement avec un cluster Engins mobiles-ferroviaires de levage et à orientation ferroviaire. Et nous sommes aussi en train de démarrer un cluster regroupant des entreprises textiles sur le territoire. C’est un début de projet porté par le Préfet.

 

Sans innovation majeure dans tous les domaines (ferroviaire ou textile), nos entreprises ne pourraient pas se pérenniser.

 

L’innovation est au cœur de ns préoccupations. A Montceau-les-Mines, des entreprises ont inventé la chaussette intelligente pour les diabétiques, d’autres travaillent dans le domaine aéronautique avec le siège intelligent. Un nombre d’entreprises exporte dans le monde entier.

 

Notre force est l’innovation, le sur-mesure et une vraie culture du travail. Michelin réembauche et participe aussi au redéploiement de l’industrie à Montceau-les-Mines.

 

On fait partie d’une communauté urbaine de 100000 habitants avec une autre ville industrielle Le Creusot. Nous nous rapprochons du Grand Chalon, le deuxième territoire économique de Saône-et-Loire. »

 

 

Geislingen, une ville allemande à proximité du Jura souabe

 

 

Geislingen an der Seige est une ville très ancienne. Mais comme l’indique son maire Frank Dehmer, « son industrie a aussi commencé avec le chemin de fer. A la différence de Montceau-les-Mines qui a eu le TGV, on a eu un chemin de fer qui a franchi le Jura : de Stuttgart à Munich et plus loin vers l’Est. Nous avons eu aussi une mine, mais peu de temps. Elle ne fonctionne plus non plus. Dans notre département, Geislingen est la deuxième ville avec 26 600 habitants. Nous sommes situés au sud-est de Stuttgart. Et nous avons une très importante zone économique au sud-est de Ulm.

 

Entre 1970 et 1975, les communes indépendantes de Eybach, Authausen, Türkheim, Weiler ob Helfenstein, Stötten et Waldhausen nous ont été rattachées au cours d’une réforme des communes.

 

 

En 2014, on a vu une petite progression de notre population. Mais Geislingen a des problèmes de topographies et ne peut pas s’agrandir comme elle veut ».

 

 

Pourtant, comme allait nous le faire découvrir son maire, la ville est dynamique et cherche à se renouveler. On y traite surtout de l’acier et des métaux.

 

Toutefois, la situation topographique de la ville est un frein à tout agrandissement, y compris pour certaines usines, qui se sont développées en dehors de son territoire par voie de conséquence.

 

 

Parmi les entreprises encore présentes sur son territoire, on peut citer des entreprises d’accessoires automobile travaillant avec Porsche et Mercedes (usines de Stuttgart), mais aussi WMF, le plus gros employeur de Geislingen.

 

 

Jusque dans les années 1980, WMF employait 5000 employés dans la ville, contre 3000 aujourd’hui. WMF a d’ailleurs des usines à l’étranger, comme à Chalon-sur-Saône par exemple.

 

Pour l’occasion, le responsable France de WMF était venu présenter son entreprise, nous y reviendrons.

 

 

A côté de la WMF, un réseau de magasins d’usines s’est créé.

 

 

Puis le maire de la ville allemande a décrit la structure des commerces de la ville liée à celle de la ville et la difficulté de relier les deux quartiers « commerciaux ». Plans à l’appui, il a montré la volonté de la Ville pour développer une offre commerciale et dynamiser les commerces de ville. Il a aussi déploré une baisse des emplois au sein de la ville, ayant pour conséquence un nombre croissant d’habitants travaillant à l’extérieur. Ce sont ainsi 55,6 % des travailleurs qui se déplacent à l’extérieur.

 

 

Puis revenant sur un échange avec Marie-Claude Jarrot : « Nous avons parlé de chômage ces jours-ci. Nous avons 4,1% de taux de chômage. Et nous avons un problème avec la formation. De plus en plus de jeunes veulent faire de longues études, mais pas de formation par l’apprentissage ».

 

 

La ville organise chaque année un salon de la formation, afin de se rendre au contact des jeunes.

 

 

Une ville se développant autour de l’industrie et de centre de formation

 

 

On constate des initiatives inspirantes et inspirées, malgré une géographie compliquée : avec le projet d’un parc industriel sur 44 hectares et un établissement d’enseignement supérieur d’économie et d’environnement de Nürtigen-Geislingen.
Ce dernier a été créé en 1988. Il est reconnu comme un très bon établissement et est en développement constant.

 

Il accueille 2100 étudiants et accueille 350 étudiants supplémentaires depuis cet automne.

 

 

L’établissement développe aussi un partenariat avec un établissement de Pékin afin d’accueillir des étudiants chinois pour un semestre, le deuxième se déroulant chez eux, suivant les enseignements des enseignants allemands qui devraient se déplacer sur place.

 

 

D’autres échanges se sont poursuivis entre les deux maires des communes, Marie-Claude Jarrot indiquant la faiblesse majeure de Montceau-les-Mines à travers son taux de chômage de plus de 10%.

 

 

WMF, une entreprise allemande implantée à Chalon-sur-Saône

 

C’est ensuite le représentant en France de WMF quui s’est exprimé. Il a présenté l’entreprise dont les deux activités sont la cuisson (550 millions d’euros de chiffre d’affaires) et les machines à café (450 millions de chiffre d’affaires). Le groupe possède des filiales un peu partout dans le monde, dont deux filiales en France, l’une en région parisienne (machines à café) et l’autre à Chalon-sur-Saône (division cuisson, art de la table).

 

 

Marie-Claude Jarrot a alors indiqué clairement son désir de voir une telle entreprise se rapprocher du territoire montcellien et pourquoi pas, y ouvrir un magasin d’usine.

 

 

Pour l’entreprise MWF, le choix de s’installer à Chalon en 1985 était réfléchi, puisque l’entreprise souhaitait garder l’axe Bourgogne-Allemagne, lui permettant de desservir ses usines à Geislingen et dans la forêt noire notamment.

 

 

Par ailleurs, WMF en France n’est pas un employeur comme e Allemagne puisqu’il s’agit d’une filiale modeste.

 

 

Interrogé sur les différences territoriales entre la France et l’Allemagne, le représentant de WMF France a expliqué : « C’est difficilement comparable dans le cadre du groupe WMF. A Geislingen, le nombre d’employés correspond à environ 30 % de la population de la ville, ce qui n’est pas le cas en France. Entreprendre en Allemagne paraît plus facile, ce qui n’est pas toujours le cas. Par contre, il y a une volonté économique et politique d’aider les entreprises et les groupes qui souhaitent démarrer une activité. On ne le retrouve pas forcément dans notre pays. »

 

 

Pour le maire de Geislingen, la globalisation joue aussi un rôle important dans le développement des entreprises.

 

 

L’évolution des jumelages

 

 

Après avoir échangé sur leurs problématiques communes (infrastructures, mondialisation, rôle de facilitateur du politique à l’égard des entreprises), l’évolution des jumelages a été abordée.

 

 

C’est Jocelyne Buchalik elle-même qui a échangé directement en allemand.

 

 

Au-delà des échanges jeunesse, ce sont de véritables projets entre les villes que Montceau souhaite mettre en place : accueil d’apprentis allemands dans les entreprises locales et vice-versa.

 

Pour Madame Buchalik « on repart de zéro. On va travailler ensemble, être efficace et rapide. On doit trouver des centres d’hébergement pour accueillir les jeunes ».

 

 

Le Principal du collège Saint Gilbert s’est déclaré tout à fait ouvert pour recréer des échanges.

 

Madame Buchalik a présenté, quant à elle, deux projets majeurs en 2016. Le premier réside dans l’envoi d’une délégation en Allemagne pour la fête de la ville de Geislingen, comprenant notamment des jeunes et des chefs d’entreprises. Le deuxième consiste à s’inscrire dans un devoir de mémoire du 22 janvier, date de commémoration du traité franco-allemand de l’Elysée. L’adjointe au maire souhaite emmener des jeunes à Verdun, aussi bien ceux de Montceau que ceux de Geislingen.

 

 

Les maires des deux communes ont semblé intéressés par les projets. Il reste maintenant à les mettre en œuvre.

 

La rencontre s’est achevée par des échanges de présents et un verre de l’amité.

 

 

Annabelle Berthier et Émilie Mondoloni

 

 

 

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