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samedi 20 août 2016 à 07:23

Société

Servez-vous, c'est gratoche !



  J’ai décidé en ce beau matin d’été d’aller faire mes courses dans mon hyper préféré. Il ne vous aura pas échappé que dans ces magasins, ce sont des scènes de vie qui s’y jouent et quelquefois, ce n’est pas triste. Car la citoyenneté, connais pas ! Bon, on ne va pas faire les mauvaises langues, mais avouez que devant certaines attitudes, l’envie vous viens de claquer le beignet de ces malappris. 

 

 

 

 

nel 1908162

 

 

 

Tiens ! en voilà un qui prend le journal et qui se précipite dans un petit coin, en regardant à droite et à gauche comme si on lui avait demandé de faire le guet pour un hold-up. Et là, il se met à lire tranquillement, en n’oubliant pas de mouiller largement son index pour tourner les pages. Une fois le canard lu, le délicat personnage le jette en toute décontraction dans le rayon parfum. Ni vu, ni connu, je t’embrouille. Sauf que du coup, je n’ai plus aucune envie d’acheter le journal. Question d’hygiène…

 

 

Beurk !!! Passablement écœurée, je me dirige vers le rayon fruits et légumes. Et glisse sur un truc dur qui craque sous ses pieds. Je regarde… et furibarde, je constate que j’ai glissé sur un noyau de cerise, encore entouré de quelques lambeaux du beau fruit rouge. Et cerise sur le gâteau (c’est le cas de dire), ma chaussure blanche est tachée de rouge. Regardant autour de moi, j’ai vite trouvé la coupable. Une dame, qui revenait se servir dans la cagette de cerises, qui dégustait celles-ci et qui crachait directement les noyaux dans le rayon. Ou par terre quand le crachat n’était pas assez fort. 
              

 

 

 

nel 1908163

 

 

Très impulsivement, votre serviteur lui fond dessus et lui dit que c’est malhonnête de manger les cerises à l’œil et que c’est encore plus dégoûtant de cracher les noyaux dans les cagettes de fruits. Et là, je vous donne en mille ce qu’elle a répondu  : « Oui, je suis d’accord, c’est dégueulasse ! ». De deux questions l’une : soit elle n’a pas vu qu’elle avait été repérée, soit elle s’est foutue de la bobine de celle qui lui faisait la remarque. En tous cas, je n’ai eu à cet instant qu’un souhait : que l’indélicate se paie une bonne courante qui lui ôte l’envie de cerises pour un moment. Na !

 

 

 

 

 

 



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6 commentaires sur “Société”

  1. olga dit :

    et vous pouvez ajouter le pain on le prend on en mange et on laisse le reste n importe ou .avant les caisses bien sur ;mais si on reflechit bien dans les poches ou dans l estomac c est quand meme du( vol) et je ne peut ici nommer tout les articles qui sont concernes .de plus cen est pas forcement la faim qui les poussent

  2. fred1801 dit :

    eh bien regardez un peu plus lors de vos courses en magasin , il y a ceux qui boivent gratis et remettent la bouteille en rayon , ceux qui ouvrent les boites de gâteaux ou de viennoiseries car leur bambin à un petit creux , ceux qui écrasent les fruits et légumes , des fois qu’ils soient pas mûrs ( à la fin de la journée ils le sont) ,et j’en passe !!!!!!!!!

  3. Electron libre dit :

    Au delà des comportements de consommateurs peu raffinés sur lesquels insistent l’article et les deux commentaires précédents , il faut cependant savoir que l’article 1587 du Code Civil , créé et promulgué par la loi 1804-03-06 du 16 Mars 1804 ( loi Napoléonienne jamais abolie … , donc toujours en vigueur aujourd’hui) nous dit ceci :

    « A l’égard du vin, de l’huile, et des autres choses que l’on est dans l’usage de goûter avant d’en faire l’achat, il n’y a point de vente tant que l’acheteur ne les a pas goûtées et agréées. »

    Si l’on intègre le fait que « des autres choses » signifient fruits , légumes ou toutes denrées en vrac , il n’est donc pas interdit , mais même recommandé de « goûter » avant de finaliser l’achat !

    Certes les « usages » en matière de consommation ont bien changé depuis 1804 , notamment avec l’apparition des emballages plastiques ou cartonnés , mais il n’empêche qu’en « théorie » cette loi prime encore sur toute jurisprudence ou autres règlements intérieurs propres aux grandes enseignes de distribution alimentaire !

    N’étant personnellement pas client de ce type de magasin , mon commentaire n’a d’autre but que d’apporter un éclairage différent au problème apparemment « crucial à la survie de l’humanité » exposé par l’auteur de cet article . Na !

    Très cordialement !

    • luffy71 dit :

      Relisez l’article 1587 :
      – « qu’il est d’usage de goûter » : il faut donc établir l’usage

      – « avant d’en faire l’achat »

      La jurisprudence établit que l’achat est fait quand le client prend de lui-même la chose dans un magasin car
      1) il est d’accord avec la chose et le prix, la vente est parfaite (article 1583 du code civil).
      2) le vendeur a livré le produit (puisqu’il est mis à disposition du client, le simple fait de prendre constitue la livraison), donc vous devez le payer (article 1782 du code civil)

      Donc si vous voulez gouter dans un magasin en libre-service, vous ne devez pas prendre le produit, ce qui rend le goutage difficile :)

      C’est aussi via ce mécanisme de vente, que si vous prenez quelque chose dans le rayon et que vous le cassez, vous devez le payer, non pas par réparation du préjudice mais parce que l’achat était fait avant que vous cassiez la chose. C’est aussi pour ça qu’on a le droit de manger dans le magasin, si tant qu’on paye à la caisse

      cordialement

      • luffy71 dit :

        PS : La jurisprudence désigne l’ensemble des décisions de justice relatives à une question juridique donnée. Il s’agit donc de décisions précédemment rendues, qui illustrent comment un problème juridique a été résolu
        Dans ce cas elle prime sur l article seul
        cordialement

        • Electron libre dit :

          Bonjour Luffy 71 ,

          Merci pour toutes ces précisions !
          Toutefois , permettez-moi de vous faire très respectueusement deux petites observations !

          Premièrement , méfiez-vous de ce vous pouvez lire sur certains forums de « spécialistes » !
          Ils regorgent la plupart du temps de navrantes sottises propagées en « toute bonne foi » par des internautes n’ayant aucune compétence dans le sujet traité !
          Ils ne font qu’interpréter ce qui leur semble être tout simplement juste ou logique !
          Il est donc assez hasardeux , lorsque l’on veut apporter sa contribution à quelconque débat , de se contenter d’effectuer un copier-coller de ce genre de site !
          Vous me comprenez , n’est-ce pas ?

          Puis-je vous conseiller de lire attentivement les articles 1583 et 1582 , vous découvrirez qu’ils montrent un autre sens que celui sommairement exposé par votre « source » !
          Art 1583 :
          https://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?idArticle=LEGIARTI000006441308&cidTexte=LEGITEXT000006070721
          Art 1582 :
          https://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000006070721&idArticle=LEGIARTI000006441291

          Deuxièmement , sauf pour certains jugements rendus par la cours de Cassation , sous conditions particulières et parfaitement encadrées , en aucun cas la jurisprudence « fait force de loi « !
          Même si elle vient combler ou palier à une certaine forme de « vide juridique » , aucun tribunal n’est tenu autoritairement de l’appliquer et peut parfaitement s’appuyer uniquement sur la seule loi !

          En résumé , l’article 1787 du code civil Napoléonien est donc toujours parfaitement légal , et les articles 1783 et 1782 ne font que le compléter , et pas le contredire …
          … et ce ne sont pas les spécialistes du web , ni les grandes enseignes de distribution (bien qu’elles veulent vous persuader du contraire) qui peuvent y changer quoique ce soit !

          Bien amicalement !