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mercredi 15 mars 2017 à 06:29

Pi Day au Lycée Henri Parriat (Montceau-les-Mines)

530 décimales (élèves) après le premier chiffre



 

 

Les maths c’est à la fois totalement abscons pour la majorité des gens et de la poésie pour les matheux. Et si depuis les premiers mathématiciens Antiphon, Apollonius, Aristote, Euclide, Pythagore de Samos, et surtout Archimède puisque nous parlons de PI, les mathématiques ont évolué de façon extraordinaire en se partageant en domaines d’études différents, il n’en reste pas moins vrai que des constances sont là, que le chiffre magique règle encore mille et mille choses.

 

La constante d’Archimède, π. Continue de réglementer le rapport constant de la circonférence d’un cercle à son diamètre dans un plan euclidien. Sa valeur approchée est 3,141592653589793 en écriture décimale. Et bien les enfants tenez-vous bien, tenez-vous mieux, à Henri Parriat nous en sommes à 530 décimales. C’est quand même autre choses, non ?

 

 

Paracétamol c’est ma tournée !

 

 

Depuis 1988 la Journée de Pi existe, c’est Larry Shaw qui l’a créé à l’Exploratorium de San Francisco, où il travaillait comme physicien 

 

Mais c’est la Chambre des représentants des États-Unis qui a adopté le 14 mars 2009 comme la Journée nationale du Pi.

 

Mais pourquoi le 14 mars ?

 

Parce que la date anglaise se lit March 14, donc 3,14. Alors le 14 mars 2016 c’est le pied du PI

 

Et à Henri Parriat la directrice scientifique du Pi Day et de la semaine des maths, Emilie David-Guillou, est Agrégée de math et Docteur en mathématique. Cette femme c’est de la science puissance 10, pas uniquement 3,1416 fois.

 

 

Mais comment s’en étonner ? La France est un des pays des mathématiques : Henri Poincaré, Évariste Galois, Augustin Louis Cauchy, Blaise Pascal, Pierre de Fermat, Camille Jordan, Joseph Fourier, Paul Painlevé, Lazare Carnot ou Jean Pierre Serre, René Thom, Laurent Schwartz, Alexandre Grothendieck, Alain Connes, Pierre-Louis Lions, Jean-Christophe Yoccoz, Laurent Lafforgue, Wendelin Werner,  Ngô Bảo Châu, Cédric Villani, Artur Ávila (ces douze derniers lauréats de la médaille Fields) sont là pour en témoigner hautement.

 

 

12 médailles Fields sur 44 attribuées dans le monde entier, beau palmarès. Mais si l’on gratouille un peu on arrive à 15 lauréats ayant travaillé dans des laboratoires français.

 

 

Alors d’aucuns vont lever le doigt pour poser la question fatidique : « la médaille Fields, c’est quoi ce truc-là ? »

 

 

 

Ne bougez pas, la réponse arrive :

 

 

Il s’agit de la plus prestigieuse récompense pour la reconnaissance de travaux en mathématiques, l’équivalent du prix Nobel.
Alors que les maths dynamitent souvent l’évolution du monde ou de l’univers, et nos petites vies en passant, l’inventeur de la dynamite n’a pas légué de couronnes pour les maths. Ah, le cancre !

 

 

Cette médaille prestigieuse comporte à son avers la citation latine « S’élever au-dessus de soi-même et conquérir le monde », pendant qu’on y est autant faire modeste et au revers. « Les mathématiciens rassemblés du monde entier ont récompensé pour des contributions exceptionnelles ».

Bon bref c’est du bronze tout ça.

 

 

Revenons à nos 530 décimales après la virgule, elles sont alignées sur la pelouse en gradin et vont faire le show.
L’équipe d’étudiants Ciné avec sa metteuse en scène est à bloc et travellingue à qui mieux-mieux.

 

 

Le spectacle est total. Chaque décimale à son chiffre pour faire nombre. Il faut placer tout ça, 530 décimales, vous vous rendez compte ? Et surtout ne pas se tromper, sinon le calcul est faux.

 

 

Chaque élève tient une feuille avec son chiffre caché, puis ô instant sublime de la révélation de l’esprit, la suite complète apparaît lorsque les élèves lèvent les bras.

Avoir assisté à cela donne une idée de l’infini de l’intelligence humaine, enfin, bon, c’est super intéressant.

 

 

Le Lycée Parriat, une fois de plus, se distingue, et fait briller ses élèves, son équipe pédagogique. Une belle célébration. Pour un fugace instant quel travail en amont. Ça force le respect, sincèrement.

 

 

 

Gilles Desnoix

 

 

 

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Un commentaire sur “Pi Day au Lycée Henri Parriat (Montceau-les-Mines)”

  1. cntrbbl71 dit :

    Bravo à ces jeunes et à leurs enseignants.
    Cela met un peu de baume au cœur quand on voit le délabrement du niveau de math en France mis en évidence par l’étude Timms pour les élèves de CM1 où la France se situe en dessous de la moyenne internationale. Pour plus d’info, lire Science&Vie de février, article à la page 106.