Autres journaux :



vendredi 13 janvier 2017 à 06:07

Ecologie communale… on continue d’avancer

Réunion de restitution étude plan de désherbage



 

 Ce mercredi 11 janvier après-midi, en mairie de Montceau, c’est tenu une réunion de restitution du plan de désherbage communal.
La législation a beaucoup évolué et des mesures restrictives et d’interdiction d’emploi de produit phyto sanitaires vont s’imposer tant aux secteurs publics que privés, jusque dans nos jardins. Oui nos jardins, au 1er janvier 2019 les particuliers ne pourront plus utiliser des produits phyto sanitaires, mais les magasins ne pourront plus en vendre non plus.

 

 

Arrêté du 12 juin 2015 modifiant l’arrêté 12 septembre 2006

 

Codes du travail et de l’environnement

 

Lois Grenelle et le plan Ecophyto II

 

Arrêté du 27 juin 2011 « lieux publics accueillant du public sensible »

 

Arrêtés « protection des bassins d’alimentation de captage »

 

Loi du 17 août 2015 relative à la transition énergétique pour la croissance verte entrainant la modification de Loi Labbé du 06 février 2014

La ville de Montceau au travers des réflexions et des actions de ses services et grâce au portage politique de ses élus a décidé d’être exemplaire et en avance sur les dates butoirs fixées par les textes.

 

Il ne s’agit pas de partir panache au vent et de réfléchir aux conséquences des difficultés et des oppositions ensuite. Non ! La volonté est de comprendre, expérimenter pour appliquer, associer en informant et informer en faisant participer.

 

 

Pour dresser un diagnostic solide et irréfutable il a été fait appel à un organisme indépendant. Le diagnostic dressé, cet intervenant doit faire des préconisations et accompagner le travail des services. C’est dans ce cadre que la réunion de restitution a lieu.

Les élus chargés des travaux et du cadre de vie, Gérard Gronfier et Michel Furno présidaient la réunion. Julien BODRERO Directeur adjoint du Pôle Cadre de Vie, Thierry Bonvallot responsable des espaces verts et Roxane Riou-Fougeras de Fredon Bourgogne présentaient l’étude.

 

 

Fredon Bourgogne est le prestataire de service chargé de l’étude. Il s’agit d’une Structure régionale reconnue OVS (Organisme à Vocation Sanitaire) Sa spécialité, les Interventions sur les problématiques liées à la santé des végétaux et à la gestion du désherbage et l’entretien des espaces communaux Une de ses missions est d’appuyer les communes dans leur démarche de réduction de l’utilisation des produits phytosanitaires et les accompagner dans leurs changements de pratiques.

 

Il ne s’agit pas d’un effet de mode, il ne s’agit pas de changer pour changer. Non, il s’agit vraiment d’un enjeu de société très important qui touche à la santé publique et des agents communaux, comme de chacun d’entre nous à la fois dans ce qu’il respire et ingurgite.

Les chiffres sont parlants, les défis importants, les préconisations très contraignantes. Et s’il n’y avait pas la guerre menée par les lobbys de la chimie et de la culture intensive nous serions débarrassés depuis longtemps des pesticides et autres poisons phyto sanitaires.

Mais y sommes-nous tous prêts ? Prêts à accepter de l’herbe dans nos rues, dans les allées des cimetières, des pelouses de terrains de sport traitées différemment ?

 

 

 

mairie 1301172

 

 

La ville y réfléchit, la ville met en œuvre les techniques et stratégies pour y arriver tout en entendant informer, associer et partager.

La France est un des plus gros consommateurs de produits phytosanitaires et en même temps un des plus gros consommateurs d’eau d’Europe. La qualité de ses ressources en eau vis-à-vis des pollutions phytosanitaires est largement dégradée. Il est grand temps de prendre conscience et grand temps de prendre des mesures.

 

Tous les utilisateurs (agriculteurs et acteurs des zones non agricoles) sont concernés. Leur utilisation présente des risques pour la santé des utilisateurs mais aussi des tiers (contamination directe ou indirecte / effets immédiats ou chroniques).

 

 

Il est important d’avoir conscience que cette pollution est à la fois aérienne, terrestre et souterraine et qu’elle n’épargne personne ni aucune plante.

Une diapositive très parlante présente le problème dans son ensemble.

 

 

Mais que peut faire une ville ? À Montceau le zéro produit phyto sanitaire a été mis en place pour les espaces verts comme les grands parcs. Nous reviendrons bientôt sur le sujet… Il restait à traiter le problème délicat du désherbage. Délicat parce qu’il ne s’agit pas que d’un problème technique mais aussi d’un problème social de ressenti et de vision de sa commune, un problème d’interprétation.

 

 

Le diagnostic posé, il a fait apparaître que les pratiques actuelles allaient dans le bons sens et tendaient vers le but final zéro produits phyto sanitaires, les préconisations s’articulent autour d’une idée simple il faut agir avec discernement de manière ciblée.

 

 

Mais de quoi parle-t-on ? Pour le secteur actuel zéro produits phyto sanitaire on parle de 280 ha avec les grands parcs, pour le plan de désherbage on en est à 27,2 ha de surfaces à entretenir et 22ha traités. Il s’agit des surfaces sportives, du golf et des cimetières.

Dans ces ha en question il y a un tiers qui est en zone à risques élevés, essentiellement pour la ressource en eau (lacs, rivière).

 

 

 

Les zonages de préconisation vont se scinder en cinq :

 

 

Engazonnés exigence haute : Green de golf et terrains de prestige (terrains de match) ′ Contraintes très fortes dues au résultat attendu
Objectif : réduction des phyto sanitaires et expérimentation avant d’envisager le zéro phyto
Solutions : décompactage et aération des sols, gestion de l’arrosage, périodes de repos.

 

 

Engazonnés exigence moindre : Terrains d’entrainements, espaces autour des terrains
Objectif : passer au zéro phyto, réduire le temps d’entretien
Solutions : décompactage et aération des sols, gestion de l’arrosage, périodes de repos, fauche tardive.

 

 

Engazonnés exigence à définir : Golf, terrains de match
Objectif : échelonner le passage au zéro phyto, faire des essais avant de généraliser. Petit à petit passer les terrains d’exigence haute à faible tout en réduisant les phyto sanitaires sur les terrains à exigence haute.
Solutions : décompactage et aération des sols, gestion de l’arrosage, périodes de repos, fauche tardive.

 

 

Stabilisé : Terrains de boules, terrains d’entrainements, tir à l’arc, chemin…

Solutions : sabot rotatif, réciprocateur pour les bordures, possibilité de végétalisation en dehors des terrains : pieds de murs, bordures, enherbement des chemins, etc.

 

 

Cimetières : allées, stabilisés ou cailloux
Solutions : sabot rotatif, enherbement

 

Inter -tombes : imperméabilisation, thermique ou végétalisation (sedums, vivaces)

 

Espaces annexes : végétalisation, fauche tardive, mise en place de haies mixtes et de vivaces.

 

Expérimenter au cimetière du bois -Garnier : plus d’espaces pour faire des essais, plus proche du milieu rurales.

 

 

La mise en place de mesures à l’échelle de la commune doit s’accompagner d’une phase de communication importante

 

Objectifs : avoir un autre regard sur la végétation spontanée, changer le regard des administrés et les faire adhérer à la démarche (informer sur l’enjeu environnemental et sanitaire)

 

 

A suivre…

 

 

Gilles Desnoix

 

 

 


mairie 1301173 mairie 1301174 mairie 1301175 mairie 1301176 mairie 1301177 mairie 1301178 mairie 1301179

 

 

 

 

 

 

 

 



Laisser un commentaire

Vous devez être connecté pour publier un commentaire.


» Se connecter / S'enregistrer