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dimanche 3 juin 2018 à 06:45

Débat du Conseil de développement durable

Pour entreprendre durablement sur le territoire communautaire






 

 

 

Ce vendredi après-midi, l’espace des Tuileries de Montchanin accueillait une cinquantaine de personnes, membres du Conseil de développement durable (CDD), des entrepreneurs et aussi des partenaires tels Pôle emploi ou Agire par exemple.

 

 

 

L’après-midi était structuré en trois temps : un premier temps portant sur la notion de B-Corp, un deuxième temps de table ronde et enfin un troisième temps pour approfondir va trois ateliers les problématiques abordées.

 

 

 

Le concept B-Corp, pour reconnaître une démarche responsable

 

 

 

Le CDD a entamé la deuxième partie de son mandat après un travail d’expertise. Le travail sur le PLUI se termine. Il va pouvoir rentrer maintenant sur d’autres chantiers notamment avec les acteurs économiques et dès le mois de septembre sur le patrimoine culturel et naturel de la CUCM.

 

 

 

Daniel Saunier, Président du CDD a introduit l’après-midi de ce vendredi dédiée davantage aux entrepreneurs en rappelant l’empreinte industrielle sur le territoire communautaire.  « C’est un territoire marqué par une histoire industrielle qui continue de marquer son territoire au niveau environnemental et sociétal. »

 

 

 

C’est ensuite Céline Perissin Fabert, du cabinet de conseil Utopies qui a expliqué le concept B-Corp.

 

 

Le cabinet Utopies a été créé en 1993 par Elisabeth Laville. Il est la première entreprise française à avoir été certifiée B-corp. En effet, l’entreprise a de fortes convictions vis-à-vis du développement durable. Concrètement l’entreprise aide d’autres entreprises dans leurs démarches de diagnostic et de développement durable.

 

 

 

B-Corp : de quoi s’agit-il ? Pour l’intervenante, cela s’inscrit dans une révolution positive, le business for good. Concrètement, ce sont plus de 2400 entreprises à travers le monde qui ont déjà reçues le label porté par une ONG. Son but est unique : avoir un impact positif sur la société.

 

 

En France, ce sont aujourd’hui 55 entreprises qui sont labellisées. Le label est destiné aux entreprises de toutes les tailles.

 

 

 

B-Corp constitue aussi un réseau d’entreprises, un engagement à faire ce qu’il faut.

 

 

Quelles peuvent être les raisons de devenir B-Corp pour un entrepreneur ? En voici quelques-unes : attirer des investisseurs, attirer des talents et construire une relation de confiance, protéger les missions de l’entreprise, des partenariats avec des entreprises ayant la même volonté d’impact etc.

 

 

 

Pour devenir B-Corp, une entreprise doit évaluer ses performances et aussi s’acquitter de frais de certification. Puis des processus d’audit ont lieu tous les 2 ans.

 

 

Ce mouvement international est très structuré. Et il faut apporter des preuves de ce qui est déclaré afin de pouvoir vraiment bénéficier du label.

 

 

 

C’est à l’issue de la présentation et au cours de l’atelier dédié à B-Corp que l’intervenante a pu aborder des cas plus précis et répondre aux questions des entrepreneurs intéressés.

 

 

 

Des dispositifs sur le territoire communautaire

 

 

 

Le deuxième temps de l’après-midi a permis la présentation de dispositifs mis en œuvre sur le territoire communautaire.

 

 

La CUCM a ainsi présenté son engagement Territoire Zéro déchet zéro gaspillage. Elle est notamment revenue sur deux opérations majeures : Gourmet mag où les clients peuvent repartir avec un petit sac contenant les restes de leurs repas au restaurant s’ils le souhaitent ; et l’opération « commerces éco-engagés » qui concerne des éco-gestes pour réduire les déchets et l’impact de leurs activités.

 

 

 

La CCI à travers sa conseillère environnement a abordé la question de la mise en place d’actions dans le sens de l’optimisation avec un pilier sur l’efficacité énergétique, un autre sur l’économie circulaire et un dernier sur l’écologie industrielle et le territoire.

 

 

 

L’association Ecosyn créée il y a plus de 10 ans dans le bassin minier compte une vingtaine de membres. Elle a pour but de permettre à ses membres d’échanger des savoir-faire, de mettre en valeur des réussites. Ecosyn signifie Ecologie Synergie.

 

 

Les membres de cette association cherchent à s’informer sur des techniques innovantes. Les réunions sont toujours ouvertes à des personnes extérieures.

 

 

 

La table ronde s’est poursuivie avec l’intervention d’un enseignant de l’IUT du Creusot. Il a rappelé l’implication de l’IUT à travers des projets d’étudiants et aussi des partenariats avec des industriels tel celui avec Michelin autour du thème « Usine verte ». Actuellement, l’IUT travaille aussi sur la mise en œuvre d’une licence professionnelle « Marketing management durable de projet » qui devrait ouvrir pour la rentrée de 2019. Les étudiants semblent tout à fait partants. L’IUT recherche encore des partenaires au niveau économique.

 

 

Le salon SIAD qui a vu récemment le jour et dont la première édition s’est tenue il y a quelques semaines a été créé pour accompagner cette licence professionnelle. Ce sont ainsi une quarantaine d’exposants qui étaient présents pour ce salon.

 

 

 

C’est le collectif d’entrepreneurs Lianes qui a refermé la table ronde. Ce collectif rassemble des entreprises au sens large, des gens entreprenants. Il s’agit de réunions mensuelles entre gens entreprenants, des collectivités qui ont envie de réunir des idées pour un territoire, de dynamiser un territoire au niveau collectif. Cela passe notamment par un travail sur l’image.

 

 

Ces rencontres ont lieu une fois par mois, en matinée, de 7h30 à 9h30. C’est en collectif qui joue sur la spontanéité, le partage et qui rassemble 110 personnes actives. Il a remis un livre blanc aux députés du triangle Le Creusot-Autun-Montceau. Ce livre blanc répertorie un travail autour d’idées d’améliorations de la vie de l’entreprise sur le territoire.

 

 

Les premiers retours des députés sont marqués par l’intérêt et l’écoute. Et un processus d’échange et de contribution au Pacte (Plan d’Action pour la Croissance et la Transformation des Entreprises) est en cours.

 

 

 

La table ronde très riche a laissé ensuite la place aux trois ateliers qui allaient clôturer l’après-midi : l’un sur le B-Corp, un autre sur les dispositifs d’accompagnement des entreprises et le dernier sur les formations et les métiers.

 

 

 

Le Conseil de développement durable va poursuivre pour sa part son travail dans les mois à venir.

 

 

Le territoire n’a pas fini d’entendre parler de développement durable.

 

 

EM

 

 

 

 

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