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jeudi 30 juin 2016 à 20:01

Communauté urbaine Creusot-Montceau…

...« Bimby » : quesaco ?



 

C’est une expérimentation pour favoriser la création de logements.

 

Le concept « Build In My Backyard » (Bimby) ou « Construire dans mon jardin » vise donc à créer, à l’initiative d’habitants, de nouveaux logements sur des parcelles déjà bâties.

 

Une explication s’impose…

 

Une innovation que la communauté urbaine a engagé suite à l’élaboration de son Plan local d’urbanisme intercommunal (PLUI) tenant lieu de Programme local de l’habitat (PLH) et de Plan de déplacements urbains (PDU) valant Schéma de cohérence territoriale (Scot).

 

Rappelons que le PLUI vise à limiter fortement la consommation d’espaces naturels et agricoles périphériques, tout en maintenant une capacité d’accueil de nouveaux habitants et de nouvelles constructions sur les parcelles déjà bâties du territoire communautaire. Une sorte d’équation impossible sauf que…

 

Démarrée il y a deux ans et demi, l’Opération programmée d’amélioration de l’habitat (OPAH) de la communauté urbaine participe avec succès de cette même stratégie de réinvestissement de la ville existante, tout en permettant l’amélioration des conditions de vie des habitants actuels.

 

 

Et c’est dans cette même logique de réinvestissement de la ville existante, que la communauté urbaine suit donc avec intérêt les résultats des premières expérimentations du concept « Build » : « In My Backyard » (Bimby) ou « construire dans mon jardin » menées en France ces dernières années.

 

 

Le concept « Bimby »

 

Le concept « Bimby » désigne toute action ou démarche qui vise à favoriser la création de logements dans les conditions suivantes :

 

sans étalement urbain, sur parcelles déjà bâties, sans démolition des habitations existantes,

 

être à l’initiative de l’habitant dans une démarche architecturale et paysagère respectueuse du voisinage et du projet commun du territoire,

 

menée par les collectivités locales dans une démarche de développement territorial fédératrice et intégratrice des projets des habitants,
mais et surtout sans spéculation foncière e(t dans le cadre d’une communication transparente sur les capacités de valorisation patrimoniale des biens.

 

 

Une démarche de recherche & développement partagée

 

Le laboratoire de recherche In Vivo de Bordeaux propose de mener une démarche de recherche & développement partagée relative à l’expérimentation d’une démarche « Bimby » sur le territoire de la communauté urbaine, et plus particulièrement dans deux communes aux tissus urbains spécifiques : celui moyennement dense d’une ville-centre, Le Creusot, et celui plus lâche d’une commune de première couronne, Saint-Vallier.

 

 

Appréhender une grande diversité de réponses des territoires avant, le cas échéant, de dépasser le cadre de l’expérimentation et de l’étendre au reste de la communauté urbaine, est le but visé par cette première « étape ».

 

 

Les délégués aont donc autorisé le président à signer une  convention de recherche & développement partagée entre un laboratoire de recherche et une collectivité territoriale permet de partager le coût de l’expérimentation :

 

15% à la charge d’In Vivo qui bénéficie du crédit impôt recherche,

 

85% à la charge de la communauté urbaine.

 

 

Le programme d’actions proposé et réalisé par le laboratoire In Vivo se décomposant en trois tranches, deux fermes et une optionnelle.

 

La tranche ferme n°1 d’impulsion se déroulera de juillet à décembre 2016. Elle est axée sur la mise en évidence du gisement foncier potentiel, par croisement entre une analyse des tissus bâtis et les résultats d’une consultation des ménages propriétaires.

 

La tranche ferme n°2 se déroulera de janvier à juin 2017. Elle est axée sur la mise en route d’un suivi-animation permettant l’éclosion des projets de logement et la détermination d’objectifs de production crédibles pour la suite du programme.

 

La tranche optionnelle se déroulera de juillet 2017 à décembre 2018. Elle est axée sur le développement à pleine mesure, intégrant les enseignements de la tranche ferme n°2, d’un suivi-animation permettant l’éclosion des projets de logements.

 

 

Madame Jarrot

 

Sur ce sujet, nous nous posons un certain nombre de questions : ce projet est-il adapté à nos problématiques de territoire dont la valeur de terrain n’est pas forcément celle d’Annemasse.

Deuxièle question :; certes il faut requalifier, mais est-il nécessaire d’avoir une convetion de type architecturale ? Pourquoi ne pas avoir fait appel au CAUE ? Services de la CUCM.

Vous parlez d’une somme de 300000 euros à la charge de la CUCM… c’est l’expérimentation ? Pour chaque commune?Vous avez présenter trois phases.Je voudrais avoir l’explication sur les phasages.

 

 

 

 Monsieur Perret

 

J’ai bien noté vos questions. La valeur des terrains : aujourd’hui c’est une méthode plutôt innovante. C’est une méthode se mettant en place sur des zones tendues. Dans son approche, elle nous paraît intéressante, car nous avons une problématique d’avoir des zones inoccupées entre certains bâtiments dans nos villes. Cette solution mérite d’être testée.

Deuxième question : on a choisi ce laboratoire In vivo car il a de l’expérience. Il pourra nous faire profiter de son expérience.

Troisième question ; aujourd’hui on est sur 120000 euros. On se prononce là-dessus : l’analyse fine, la détection des endroits où on va réaliser une étude fine. On est sur idée de favoriser les deux communes centres. Mais on doit identifier là où on doit mettre en place cela. C’est sur Le Creusot et Saint-Vallier l’expérimentation. Ce choix a été fait par In vivo.

 

 

 

 

 

Madame Jarrot

 

La phase 1 et 2 vont se mettre en œuvre. 120000 euros correspond à un tiers d’habitants. Vous n’avez pas répondu sur l’extrapolation.

 

 Monsieur Perret

 

Nous réfléchissons en nombre de projets, 80 projets que nous aimerions mener à bien et pas en nombre d’habitants.

 

Madame Jarrot

 

Est-ce un dispositif qui peut être conduit uniquement en zone urbaine ?

 

 

Monsieur Perret

 

On ne s’interdit rien. Mais l’outil paraît plutôt dédié à l’urbain.

 

 

Monsieur Landre

 

J’ai regardé ce dispositif. Le premier objectif est de lutter contre l’étalement urbain.

Mais cela me semble largement aller à l’encontre la politique que vous mettez en œuvre sur le Creusot. La division parcellaire existe depuis au moins 60 ans. Les propriétaires parcellaires et constructeurs de maisons savent déjà en bénéficier.

La pression foncière est un facteur facilitant.

Le problème de la ville du Creusot n’est pas un problème quantitatif plutôt que qualitatif. Je crois que nous devrions aller plutôt vers la réhabilitation plutôt que vers la construction, alors même que le lotissement des violettes a du mal à trouver des preneurs.

Cela fait donc 220000 euros d’argent public pour encourager la construction dans un secteur expérimental. Plutôt que de continuer d’accroître la pression sur les propriétaires, il serait meilleur de penser l’intervention publique dans la réhabilitation. C’est un dispositif collaboratif et en open source dont la CUCM aurait pu se saisir à moindre coût.

 

 

David Marti

 

Sur les éléments que vous apportez Monsieur Landre, si vous voulez je vous rappelle les chiffres sur la réhabilitation, l’OPAH la plus importante au niveau du département. Nous faire le procès de privilégier la construction est faux. La réhabilitation se fait massivement. Plusieurs millions d’euros ont été investis.

 

Vous parlez des Violettes. C’est un lotissement pavillonaire. C’est à 1000 mètres du centre ville. Il y a des lots vendus et des promesses de vente. Dernier élémetn : vous évoquez les services de la communbauté. Je veux bien qu’on ait les compétences sur beaucoup d’études, de chantiers. Mais on ne peut pas tout demander à nos services. Nous sommes sur une diminution du volume de personnes. Afin de permettre de réduire les impôts. Les services de CUCM font dé&jà suffisamment de trvail. Il faut oser de temps en temps. Il faut avoir de l’ambition, de l’audace, ne pasêtre conservateur au point de refuser.

 

 

 

 

C’est par 15 voix contre que cette question a été adoptée.

 

 

 

 

 

 

ccm 3006163

 

 

 

 



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Un commentaire sur “Communauté urbaine Creusot-Montceau…”

  1. Natchou dit :

    Je suis surprise de savoir qu’un cabinet a été mandaté et payé pour faire ce genre d’étude, alors que nous payons une agence d’urbanisme depuis plusieurs années, qui a déjà évoqué cette question et dont la direction semble très bien connaître la problématique. Le personnel embauché n’est-il pas apte à réaliser ce genre d’étude, puisque c’est une de ses missions ?