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samedi 24 octobre 2015 à 17:43

Passage à l’heure d’hiver 2015

C'est cette nuit de samedi à dimanche !



Le passage à l’heure d’hiver a lieu le dimanche 25 octobre 2015, date du prochain changement d’heure été-hiver.

 

Les français devront passer à l’heure d’hiver en reculant d’une heure : à 3 heures du matin, il sera alors officiellement 2 heures.

 

 

Conséquences de ce recul : vous pourrez dormir une heure de plus pendant la nuit du changement d’heure, mais il fera désormais nuit plus tôt le soir. Cette nouvelle heure d’hiver durera 5 mois. Elle se terminera à la date du prochain passage à l’heure d’été, à la fin du mois de mars 2016.

 

 

Le passage à l’heure d’hiver à cette même date concerne tous les pays de l’Union Européenne. Institué en France depuis 1976, le changement d’heure entre l’hiver et l’été a pour objectif (parfois contesté) d’économiser l’énergie électrique. L’heure d’été permet en outre de bénéficier plus longtemps de la lumière du soleil le soir lorsque les températures se réchauffent.

 

 

 

 

 



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5 commentaires sur “Passage à l’heure d’hiver 2015”

  1. countryman71 dit :

    encore un truc qui sert a rien lool

  2. Electron libre dit :

    Un peu d’histoire … pour « remettre les pendules à l’heure » !

    Avant le XIXe siècle, les gens avaient déjà quelque peu la fibre écolo, puisqu’ils marchaient au solaire … à l’heure solaire, plus précisément !
    C’est l’heure des cadrans solaires : quand le Soleil passe au méridien, c’est-à-dire au Sud (au plus haut de sa course dans le ciel), il est 12h00.
    Cela avait une conséquence assez importante à l’échelle de la France : l’heure n’était pas la même aux quatre coins de l’Hexagone .
    Ainsi, quand il était 12h00 à Strasbourg, il était 11h32 à Paris. Et 11h15 à Brest !
    Ce système peut paraître farfelu, mais à l’époque, l’avion et le train n’existaient pas encore.
    Et la population, à majorité paysanne, ne voyageait pas beaucoup !

    En avril 1784, Benjamin Franklin évoque pour la première fois, dans le quotidien « Le Journal de Paris », la possibilité de décaler les horaires afin d’économiser l’énergie. Un visionnaire s’il en est ! L’idée restera cependant sans suite.

    Mais , progrès oblige … le XIXe siècle voit le développement d’un nouveau moyen de transport : le chemin de fer.
    Avec l’amélioration des horloges et le développement des transports, il devient évident que l’heure devait être homogène dans tout le pays.
    Au cours du XIXe siècle, cette heure nationale s’imposa peu à peu.
    C’est finalement en 1911 que la loi fixe l’heure légale en France : quand le Soleil passerait au Sud le 15 avril à Paris, il serait 11h51 partout en France.
    Pourquoi 11h51 ? Parce que Paris, située à 2°21′ à l’Est du méridien du Greenwich, a 9 minutes d’avance sur celui-ci.
    A partir de 1911, l’ensemble du territoire métropolitain français était donc à l’heure TU.
    Entre-temps, en 1907, le Britannique William Willet reprend l’idée de Benjamin Franklin de décaler l’heure, et démarre une campagne contre « le gaspillage de la lumière ».
    A l’époque, l’énergie n’était pas aussi propre que maintenant !!

    Les débuts de l’heure d’été :
    Quelques années après l’adoption de l’heure nationale française, le premier conflit mondial éclate.
    Comme on le sait, la situation s’embourbe, et le front se fige dans les tranchées.
    Commence alors une longue guerre de position.
    La campagne de William Willet porte ses fruits, puisque l’Allemagne est le premier pays au monde à adopter ce changement horaire, le 30 avril 1916.
    Le Royaume-Uni lui emboite le pas, puisque le 21 mai 1916, le Parlement britannique met en place le « British Standard Time », en avance d’une heure sur l’heure du méridien de Greenwich.
    L’idée sera reprise par l’Irlande (indépendante en 1919) et l’Italie, ainsi que par la plupart des pays européens après la guerre.
    Même la France est concernée : toujours en 1916, le député des Basses-Alpes (actuelles Alpes de Haute-Provence) André Honnorat propose le passage à l’heure d’été. La loi est votée à l’Assemblée Nationale le 19 mars 1917, par 291 voix contre 177.
    Quand le Soleil passe au Sud, les montres françaises doivent indiquer 13h00, et non plus midi, et ce pour une période de 109 jours. Dès le mois d’octobre, on revient à l’heure normale.
    D’année en année, cette période d’heure d’été sera plus ou moins longue, avec un maximum de 252 jours !
    De 1917 à 1940, l’heure d’hiver est donc l’heure TU, l’heure d’été l’heure TU+1.

    Mais les Allemands reviennent … et ça se complique !
    En 1940, le passage à l’heure d’été, effectif depuis maintenant 23 ans, a donc normalement au mois de mars (à vérifier cependant).
    Début mai, les troupes allemandes ont l’idée saugrenue de mettre fin à la « Drôle de Guerre » en attaquant directement la France, en débordant cependant largement sur les Pays-Bas, la Belgique et le Luxembourg.
    En quelques semaines à peine, Hitler jubile et prend une revanche définitive sur le Traité de Versailles de 1919 : la France capitule, elle est à terre, et elle sera humiliée.
    Parmi les premières mesures de l’occupant : la Zone Occupée (qui comprend la moitié Nord de la France, ainsi que la côté Atlantique) passe à l’heure allemande. Nous étions déjà en TU+1, nous voici en TU+2.
    La Zone Libre, elle, reste à l’heure « normale » française. Mais on n’en parlera pas plus que ça, car suite au débarquement des troupes alliées au Maroc et en Algérie en novembre 1942, la Zone Libre est aussitôt occupée par la Wehrmacht.
    De fin juin 1940 à août 1945, la France vit à l’heure allemande : midi solaire à 13h en hiver, et à 14h en été.
    Ou comment chercher midi à 14h …
    Le 14 août 1945 (heure d’été « allemande », soit TU+2), le Gouvernement provisoire de la République française abandonne le principe de l’heure d’été, et c’est le retour pour toute l’année à l’heure de 1916, sans aucun changement horaire.
    De 1945 à 1976, la France vit donc à l’heure TU+1.

    Des idées, faute de pétrole …
    Les Trente Glorieuses… Période sereine de boom économique, mise à mal par les choc pétroliers de 1973 et 1974. La hausse des cours du pétrole déstabilise les économies occidentales, et chaque pays se constitue un arsenal de mesures censées limiter la consommation du précieux or noir.
    La France s’engage ainsi dans un programme de construction de centrales nucléaires, et fait feu de tout bois.
    C’est la fameuse période « On a pas de pétrole, mais on a des idées » !
    L’allumage nocturne des enseignes lumineuses est ainsi interdit , et un nouveau changement d’heure est institué.
    Le 28 mars 1976, l’heure d’été est rétablie, l’objectif étant d’effectuer des économies d’énergie en réduisant les besoins d’éclairages en soirée.
    Le passage à l’heure d’été (TU+2) se fera dorénavant le dernier dimanche de mars à 2h00 du matin (il sera donc 3h00). Le retour à l’heure d’hiver a lieu le dernier dimanche de septembre à 3h00 (2h00 en heure d’hiver).
    En 1996, le système change : si le passage à l’heure d’été a toujours lieu le dernier dimanche de mars, le passage à l’heure d’hiver est retardé d’un mois, soit le dernier dimanche d’octobre.

    En Résumé :
    L’heure légale française correspond :
    – A partir de 1911 (et même avant) : heure TU toute l’année
    – 1917 à 1940 : heure TU+1 de mars à septembre (mais période fluctuante), le reste de l’année en heure TU
    – fin juin 1940 au 14 août 1945 : heure TU+2 en été, heure TU +1 en hiver
    – 1946 à 1975 : heure TU+1 toute l’année
    – 1976 : heure TU+2 du dernier dimanche de mars au dernier dimanche de septembre, heure TU+1 le reste de l’année
    – 1977 : heure TU+2 du premier dimanche d’avril au dernier dimanche de septembre, heure TU+1 le reste de l’année
    – 1978 : heure TU+2 du premier dimanche d’avril au 1er octobre, heure TU+1 le reste de l’année
    – 1979 et 1980 : heure TU+2 du premier dimanche d’avril au dernier dimanche de septembre, heure TU+1 le reste de l’année
    – 1981 à 1995 : heure TU+2 du dernier dimanche de mars au dernier dimanche de septembre, heure TU+1 le reste de l’année
    – Depuis 1996 : heure TU+2 du dernier dimanche de mars au dernier dimanche d’octobre, heure TU+1 le reste de l’année.

    Bien amicalement !

    • jean montceau dit :

      Pour quelle utilité?, les grosses consommations sont celles des industries qui sont éclairées de jour comme de nuit tout au long de l’année et dont les machines ne s’aaêtent pas.

      • Electron libre dit :

        D’après l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie ) , le passage à l’heure d’été (TU +2) permet d’économiser 440 GW/h d’électricité et d’éviter le rejet dans l’atmosphère de 44 000 tonnes de CO2 .
        Basés sur les valeurs de production de nos centrales en temps réel et sur les statistiques de facturation d’électricité sur la période concernée , il n’y a donc aucune raison de considérer que ces calculs puissent être erronés !

        Le fait , comme vous le soulignez très justement , que l’industrie consomme autant l’été que l’hiver n’empêche pas une réelle économie sur celle des foyers de particuliers .
        Les chiffres produits par l’Ademe équivalent à la consommation de quelques 800 000 foyers .

        Comme toujours dans notre pays , les avis sont partagés , bien qu’ils soient d’un côté comme de l’autre , très peu argumentés de façon rationnelle .

        Mais , soyons rassurés , depuis quelques semaines , la « bravitude » de Madame Royal donne toute sa mesure sur cet épineux sujet !
        A grands renforts de commissions « d’experts » grassement indemnisés par l’escarcelle du contribuable , elle nous promet prochainement une décision éclairée sur l’opportunité et la pérennité de TU+2 !
        Nul doute , bien sûr , que comme à son habitude , cette énième initiative sera menée à bien et couronnée de succès !!!

        Très cordialement !

        • jean montceau dit :

          Je reste septique, car les foyers consomment la plus grosse part de leur énergie le soir ( éclairage et chauffage ) donc si la nuit arrive plus tôt , plus de consommation. Pour ce qui est de la consommation matinale, elle dure le temps que les gens sont chez eux avant de partir au travail.