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mercredi 4 novembre 2015 à 18:33

REACTUALISE à 05 h 00 :Première mise à feu de la chaudière du réseau de chaleur

Une cérémonie tout feu tout flamme



 

La cérémonie commence par les discours

 

M. Damien Petiteau directeur général Cofely réseaux explique que la réduction des consommations d’énergie pour produire la chaleur allait provoquer des économies très importantes. Le mix énergétique 60% biomasse, 40% cogénération gaz allaient entrainer une baisse de 8000 tonnes de C02 des rejets.

 

 

La chaufferie sera composée de deux chaudières bois de 2.5 MW et 5 MW avec circuit de récupération des cendres, filtres à manche, ventilateur de tirage et cheminée chacune, ainsi que qu’un hall de stockage du bois et de convoyeurs. Il y aura aussi une chaudière à gaz de 4,4 MW qui ne sera employée qu’en cas de nécessité et de grosse demande. Les travaux ont respecté le temps imparti de 18 mois. Ce projet participe à une vraie dynamique de territoire avec les partenaires locaux. Sur 20 millions d’investissements 10 ont été portés localement.

 

 

Damien Petiteau souligne le professionnalisme rare des entreprises montcelliennes.

 

 

Après avoir remercié l’ADEME pour les 7,2 millions d’€ de participation au projet et leur soutien en expertise il explique les évolutions futures du réseau pour aller à moyen terme à plus de 4000 équivalents logements et à long terme à plus de 6000. Il évoque le branchement à l’étude sur Blanzy.

 

 

Madame Jarrot explique que «  Nous voilà arrivés à l’une des étapes importantes de ce processus d’évolution du chauffage urbain. Les Montcelliennes et les Montcelliens l’attendaient et cette décision a été l’une des toutes premières de ce mandat. /… Le premier coup de pioche a été donné le 7 juin dernier rue Beaubernard pour s’achever dans quelques semaines après la construction de 17 kilomètres de tuyaux souterrains qui parcourent Montceau et arrivent aux pieds de votre immeuble avec un bénéfice extrêmement appréciable passant à terme à 4040 équivalents logements contre 3030 aujourd’hui.

 

Je ne reviendrai pas sur les éléments techniques parce que d’autres que moi sont beaucoup plus spécialistes sur les questions de cogénération ou de biomasse mais j’ai quand même été très sensible, par-delà les secrets de fonctionnement d’une telle installation, à la philosophie même de cette chaufferie et par-delà de système de chauffage urbain alliant sécurité, proximité, économie et développement durable.
 
Entre les stations de pompage, sécurisées et placée sous vidéo-surveillance afin de maximiser la réactivité de Moncia en cas de fuite, entre l’adaptation de la pression qui se fait automatiquement en fonction de la consommation des résidents et de l’état des installations préexistantes au sein des immeubles, c’est une réponse maximale que nous attendions et que nous sommes fiers de dévoiler aujourd’hui au service de la population, des immeubles, bâtiments municipaux, le Lycée Henri Parriat, des entreprises et l’hôpital.

 

Que de progrès et de changement depuis le système de chauffage au charbon, énergivore et polluant mais qui a aussi fait l’histoire de Montceau!

 

Et puis je suis ravie aussi que ce système qui fonctionne à 40 % au gaz et 60% au bois, le fasse avec du bois essentiellement récolté en Saône et Loire. /…Je veux ajouter aussi que si la gestion du réseau de chaleur est naturellement dévolue à Moncia, la Ville de Montceau les Mines continuera, comme elle l’a fait tout au long du déroulement des travaux, à exercer un contrôle rigoureux sur la fixation des prix qui sont réglementés.

 

Nous pouvons d’ailleurs nous satisfaire de ce que l’usage de la biomasse pour produire la chaleur du réseau offre le double avantage de dé corréler le coût du chauffage du prix volatile et en constante augmentation des énergies fossiles, et de permettre aux usagers de bénéficier d’un taux de TVA réduit à 5,5% sur l’ensemble de leur facture de chaleur. Et cela nous a semblé capital. »

 

Elle salue l’ADEME et Madame Normand, sa directrice, dont la contribution et le soutien, notamment financiers à hauteur de 7,2ME étaient largement au rendez-vous de ce chantier si capital pour la ville de Montceau.

 

 

« Permettez-moi aussi de dire ma gratitude à l’ensemble des acteurs et des décideurs de ce chantier, privés, publics. Les sociétés Colas, Alleyrat, l’architecte Julie Coulon

 

Nous voilà aujourd’hui à la fin donc d’une étape importante qui va permettre, au fil des jours, de transformer véritablement une solution couteuse et d’un autre âge, en une nouvelle chance pour la ville et ses habitants. ».

 

 

Mme Myriam Normand directrice régionale de l’ADEME Bourgogne rappelle que depuis 1995 l’ADEME et la région mutualisent leurs compétences, leurs expertises et leurs finances pour mettre en place une réelle politique d’énergies renouvelables.

 

 

Elle rappelle l’importance d’une gestion durable et raisonnée des ressources et la nécessité de circuits d’approvisionnement les plus courts possible. Le rayon de 50 à 100 Km lui parait excellent. Il convient que « l’argent reste à la maison » que l’économie circulaire fonctionne bien et sur le territoire même.

 

 

Pour elle un réseau de chaleur est un équipement structurant pour une ville permettant de travailler aussi à la diminution de la consommation d’énergie.

 

Ce qui est important dans les projets que finance l’ADEME c’est de favoriser l’innovation technologique et humaine.
Les incitations financières publiques sont pour elle, dans ce domaine, de l’argent bien placé. Il ne faut pas gaspiller ni les ressources naturelles ni l’argent public ni l’énergie humaine. Pour les entreprises c’est pareil, les économies d’énergie c’est de la compétitivité en plus.
L’ADEME est là comme facilitateur, comme effet levier. De plus elle crée des emplois au plus près du territoire et des collectivités.

 

Nombre de métiers dans le cadre du domaine des technologies nouvelles et de l’utilisation des énergies renouvelables sont nouveaux ou a créer. Il s’agit d’un changement important et irréversible en cours.

 

Son message est clair en direction des élus, elle sera à leurs côtés pour mener à bien des projets innovants.

 

Mme le Maire semble avoir bien entendu le message très explicite.

 

 

En ce qui concerne Blanzy Monsieur Damien Petiteau pense que cela est et reste possible mais également nécessaire parce qu’il y a des cités HLM proche du terminal actuel des Lycées.

 

Mais là il y a le partenariat de la région à obtenir et la période ne s’y prête pas encore au vu des prochaines élections.

Mme Jarrot, interrogée sur la position de la ville de Blanzy qui pense abandonner l’idée du réseau de chaleur pour aller vers une solution en interne, répond que pour elle il ne s’agit en rien d’une problématique technique, mais uniquement politique.
Revenant sur Montceau elle explique qu’une ville moyenne comme la sienne peut devenir le bon lieu pour des expérimentations innovantes apportant un mieux-être et un mieux vivre pour les habitants et les entreprises. Elle dit que son souci c’est de développer sa ville et l’emploi. Ce réseau de chaleur en est un bon exemple.

 

 

Ensuite une visite est conduite au travers des différents éléments du lieu. Les silos passifs et actifs, la chaudière ou la mise à feu symbolique a lieu, la cogénération gaz, les locaux administratifs et communs.

 

Un ensemble qui ravit les visiteurs et leur donne la mesure de cet équipement.

Tout se termine par un buffet somptueux et très convivial puisque naissent spontanément des groupes de discussion..

 

 

 

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Aujourd’hui mercredi 4 novembre 2015 la chaufferie du chauffage urbain de Montceau reçoit son baptême du feu. Mmes Marie Claude Jarrot Maire de Montceau, Myriam Normand directrice régionale de l’ADEME Bourgogne et M. Damien Petiteau directeur général Cofely réseaux (auquel Moncia appartient), allument le feu et symboliquement donnent vie au réseau de chauffage urbain de Montceau.

 

 

C’est une image forte pour ceux qui ont œuvré sur le dossier, sur la Délégation de service public, sur le chantier de la chaufferie, sur le chantier du réseau et bien sûr pour les clients utilisateurs.

 

 

C’est une image forte soulignée par les 3 intervenants parce qu’elle est emblématique de ce que d’aucuns appelleraient un changement de paradigme. En effet tous les trois le soulignent il y a dans cette réalisation et surtout son mode de fonctionnement l’indice d’un changement de société par la prise en compte des innovations technologiques et humaines.

 

 

Mme Jarrot se dit heureuse et émue de voir aboutir un dossier et un chantier qui l’a occupée tout au cours de ces 18 mois. Elle rappelle qu’elle a pris en main ce dossier dès son arrivée aux affaires et qu’elle a dû le découvrir et l’intégrer en peu de temps. Car, en même temps il a fallu lancer une négociation de fond qui portait sur 3 points (3 erreurs ?) importants et même essentiels :

 

– Les dé-raccordés dont le cas n’était pas règle,
– Le réseau aérien pas démantelé, cela n’était pas envisagé. Moncia est intervenu à hauteur de 450 000€ de travaux supplémentaires,
– L’équilibre du contrat. Il y avait un million d’€ à négocier sur un coût d’objectif de 23 millions d’€

 

Elle remercie ses collègues présents qui ont œuvré avec elle et en particulier MM. Furno et Khier.

 

 

M. Damien Petiteau quant à lui reprend l’historique du dossier après avoir fait part de son immense plaisir de célébrer une telle aventure d’un réseau de chauffage urbain. Il part des tarifs peu supportables pour les abonnés avec les anciens réseaux et mode de production pour arriver à la nécessité absolue de tout changer et tout recréer.
« Ici à Montceau vous ne faites pas une transition énergétique, mais une révolution énergétique qui vous fait vraiment entrer dans le 3ème millénaire. »

 

Il appuie sur le fait que la fourniture de biomasse se fera dans un rayon de 50 à 100 Km alentour.

 

 

Mme Jarrot apprécie et se félicite pour la Saône et Loire « il faut savoir pousser un cocorico local pour cette utilisation raisonnées et durable de nos ressources forestières »

 

 

Mme Myriam Normand, dont l’agence apporte un financement à hauteur de 7,2 millions d’euros, souligne que ce dossier complexe, difficile, exigeant a été pris en compte dans le Fonds Chaleur pour le financement parce que le démantèlement de l’ancien réseau a été inclus, sinon il n’était pas éligible. En même temps elle rappelle que le fait d’utiliser 60% d’énergie renouvelable faisait bénéficier l’opération d’une TVA à 5,5% sur 100% des dépenses. Cela entraine aussi des dispositifs fiscaux pour les copropriétés ou les propriétaires reliés au réseau qui feraient des travaux d’économie d’énergie.

 

 

A suivre des développements à la fois sur la chaufferie, mais surtout sur les interventions et interviews.

 

 

Gilles Desnoix

 

 

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