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jeudi 12 novembre 2015 à 10:58

Commémoration du 11 novembre (Montceau)

Dans la plus pure "tradition"



Comme le veut la « tradition », c’est en présence de nombreuses personnalités mais également des représentants des forces de police, de gendarmerie, des sapeurs pompiers que se sont déroulées plusieurs cérémonies devant les monuments eux morts de Montceau-les-Mines.

 

 

Gilbert Clément Président de l’association des Anciens Combattants prisonniers de Guerre et Combattants Algérie Tunisie Maroc, Président du Comité de liaison des ACVG, monte à la tribune pour lire le message de l’UFAC.

 

 

Ce message explique l’extension européenne du conflit son engluement dans la boue des tranchées. Il parle de l’apparition des lances flamme, des gaz moutarde à Ypres et donc corrélativement des masques à gaz.

 

 

Il rappelle le drame des fameux pantalons rouge-garance dont étaient affublés les soldats et qui a coûté tant de vies dans les vagues d’assauts opposées aux mitrailleuses ennemies. En fait son remplacement par l’uniforme « bleu horizon » a amélioré les choses, mais pas tant que cela. L’ennemi disposait de l’uniforme feldgrau beaucoup moins visible.
Ce message dresse une situation inquiétante en France, appuie sur la grosse baisse de la production de l’industrie lourde, du blé.

 

Il fait mention de l’arrivée d’un premier contingent venu en renfort du Canada en février. Il rappelle que 620 000 hommes et femmes de ce pays sont venus en Europe et que 60 000 d’entre eux y sont morts et autant ont été handicapés à vie.

C’est un discours sur l’Européanisation de la guerre qui devient mondiale, sur inextinguible appétit de guerre, de massacres qui gagne la planète, sur la cohorte énorme des morts, des victimes diverses.

 

C’est un message point d’étape sur l’année 2015 du conflit.

 

 

Gilbert Clément remercie, à la fin de la cérémonie, la jeunesse présente et les parents qui les ont amenés.

 

 

Gérard Gronfier, ancien Président du souvenir Français, Adjoint au Maire de Montceau en charge de la Tranquillité publique, de la Sécurité et des Anciens combattants lit le message du secrétaire d’Etat à la défense et aux anciens combattants.
« Le 11 novembre 1915, il y a cent ans, la France, l’Europe et une partie du monde sont engagées depuis près de quinze mois dans ce qui allait devenir la Première Guerre mondiale.

 

En 2016, le souvenir de ces combats réunira tous les pays qui ont pris part à cette guerre que l’histoire a retenue comme étant la « Grande Guerre ». Les cérémonies commémoratives, le 29 mai à Verdun dans la Meuse, le 1er juillet à Thiepval dans la Somme, seront l’occasion d’inviter chacune et chacun à mesurer à quels extrêmes le nationalisme a conduit l’Europe et à se replonger dans ses souvenirs familiaux. Cet hommage exceptionnel doit trouver un relais dans l’ensemble de nos territoires et les maires seront invités à organiser le 29 mai une cérémonie dans leurs communes. »

 

 

Il insiste sur les modalités de reconnaissance de l’héroïsme et du sacrifice et de sa perpétuation au cours des époques.

 

« La Croix de guerre 1914-1918 est remise à des combattants et à des communes. Devenue la Croix de guerre 1939-1945 puis la Croix de la valeur militaire en 1956, elle distingue les militaires – et, depuis peu, les civils – ayant accompli des actions d’éclats pendant des guerres, des missions ou des opérations extérieures.

 

Ces décorations sont un lien intergénérationnel indélébile qui regroupe toutes celles et tous ceux qui ont fait la démonstration de leur courage, de leur sens du devoir et de leur esprit de sacrifice de 1915 à nos jours: la Croix de guerre 1914-1918 est remise à des combattants et à des communes. Devenue la Croix de guerre 1939-1945 puis la Croix de la valeur militaire en 1956, elle distingue les militaires – et, depuis peu, les civils – ayant accompli des actions d’éclats pendant des guerres, des missions ou des opérations extérieures.

 

Ces décorations sont un lien intergénérationnel indélébile qui regroupe toutes celles et tous ceux qui ont fait la démonstration de leur courage, de leur sens du devoir et de leur esprit de sacrifice de 1915 à nos jours »

 

 

Ce discours met en perspective les combattants des différents conflits et leur appartenance à une communauté à laquelle nous sommes tous redevable au travers des âges par rapport aux sacrifices qu’ils ont consenti au nom de la patrie, la liberté.

 

 

C’est aussi un rappel de l’effroyable boucherie et de ses listes inextinguibles de noms, de gueules cassées, d’invalides. C’est un appel à la paix, à la fraternité mais aussi à la reconnaissance des sacrifices.

 

 

Après ces deux messages Madame le Maire, Marie Claude Jarrot, prend la parole pour remercier tous ceux qui sont présents en grand nombre, les autorités civiles et militaires, les élus, les associations patriotiques, la fanfare, les pompiers, la croix rouge.

 

Elle débute son discours par la reprise d’un texte écrit par Jean Marot âgé de 28 ans en 1914 mobilisé au 256ème régiment d’Infanterie de Chalon sur Saône.

 

Il y est question d’une foule silencieuse assemblée devant la mairie frappée de stupeur devant l’invraisemblable de l’inévitable. Et cet inévitable invraisemblable c’est produit à 5h00 de l’après-midi, l’affiche blanche est collée au mur et annonce la mobilisation. Comme toujours on se rassure comme on peut et surtout face à l’inévitable invraisemblable avec l’illusoire et l’irréel. « La mobilisation n’est pas la guerre » et pourtant les hommes, pas encore des soldats, s’en vont prendre place dans les trains qui partent de Montceau pour gagner le front. Les clairons sonnent la générale à tous les carrefours, les femmes pleurent ou pleureront après que les trains auront quitté le quai.

 

C’est un récit digne, simple, réaliste tout en proposant une aura de poésie romantique. Madame le Maire fait vivre ces instants à l’assemblée et explique que l’auteur était au service de la patrie. Elle précise que ce matin du 11 novembre le cœur de tous les présents va parler pour tous ceux qui ont sacrifié leur vie pour la patrie. Elle rappelle que Montceau compte 3 monuments aux morts et en donne la signification. Elle insiste sur celui se trouvant devant elle qui contient mention des 620 morts du bassin minier, sur le fait qu’ensuite il a fallu y adjoindre ceux de la seconde guerre mondiale.
Pour Marie Claude Jarrot il n’y a pas à faire de choix entre les morts, l’hommage rendu doit aller à tous et aux femmes restées au foyer elles aussi mobilisées à l’arrière.

 

 

C’est René Viviani qui lance son fameux appel le 6 août 1914 :

 

«Aux Femmes françaises,
La guerre a été déchaînée par l’Allemagne, malgré les efforts de la France, de la Russie, de l’Angleterre pour maintenir la paix. A l’appel de la Patrie, vos pères, vos fils, vos maris se sont levés et demain ils auront relevé le défi.
Le départ pour l’armée de tous ceux qui peuvent porter les armes, laisse les travaux des champs interrompus: la moisson est inachevée le temps des vendanges est proche. Au nom du gouvernement de la République, au nom de la nation tout entière groupée derrière lui, je fais appel à votre vaillance, à celle des enfants que leur âge seul, et non leur courage, dérobe au combat. Je vous demande de maintenir l’activité des campagnes, de terminer les récoltes de l’année, de préparer celles de l’année prochaine. Vous ne pouvez pas rendre à la patrie un plus grand service.

 

Ce n’est pas pour vous, c’est pour elle que je m’adresse à votre cœur.

 

Il faut sauvegarder votre subsistance, l’approvisionnement des populations urbaines et surtout l’approvisionnement de ceux qui défendent la frontière, avec l’indépendance du pays, la civilisation et le droit.

 

Debout, donc, femmes françaises, jeunes enfants, filles et fils de la patrie! Remplacez sur le champ du travail ceux qui sont sur le champ de bataille. Préparez-vous à leur montrer, demain, la terre cultivée, les récoltes rentrées, les champs ensemencés !

Il n’y a pas, dans ces heures graves, de labeur infime. Tout est grand qui sert le pays. Debout! À l’action! À l’œuvre! Il y aura demain de la gloire pour tout le monde.

Vive la République Vive la France»

 

 

« Et les Montcelliennes ont remplacé au travail ceux qui sont partis au champ de bataille, elles sont à pied d’œuvre en pantalon, elles se sont coupé les cheveux. Les hommes pensaient revenir à noël et par milliers ils sont restés envasés dans les tranchées 5 ans. Ces hommes ; ces poilus de première ligne c’est vous, c’est nous. La ville de Montceau est ancrée dans son histoire, elle leur doit sa reconnaissance, sa fierté, son admiration 100 ans après. Tous ceux qui combattent font partie de notre histoire de France. Ceux qui n’ont pas connu de guerre ont une responsabilité envers ceux qui perdent encore leur vie pour la France »

 

 

Elle évoque « la douloureuse continuité des victimes que nous honorons » et la « nécessaire réflexion sur le sens de l’histoire ».

 

« Nous rendons un hommage humble et sincère empreint d’émotion ».

 

 

La Madelon (de Louis Bousquet (1870-1941) et de Camille Robert) clôt la cérémonie.

 

Gilles Desnoix et Annabelle Berthier

 

 

Monument du Bois-du-Vernes

 

 

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Monument aux fusillés

 

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Cérémonie au monument aux morts

 

 

 

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4 commentaires sur “Commémoration du 11 novembre (Montceau)”

  1. talaouano dit :

    Le 11 novembre c’est aussi le souvenir de la guerre, le souvenir que la France a été liberé du Nazisme, fascisme et autres collabos par des francais mais aussi et en majorité des étrangers de tout horizons, ceci certains ont tendance à l’oublier…..

  2. Jean Dumontceau dit :

    Comme vous le soulignez, Madame le Maire a débuté son discours par la lecture d’un large extrait du livre de Jean Marot, « Première rencontre avec … Souvenirs de la mobilisation et des premiers mois de la guerre »
    Pour mémoire, l’an dernier à l’occasion de l’anniversaire de la mobilisation générale, Montceau-News avait été précurseur : http://montceau-news.com/montceau_et_sa_region/201891-tocsin-a-montceau-les-mines.html#comment

  3. jean montceau dit :

    Mais sur qui donc le doigt de monsieur Gronfier est il pointé pendant le discours de madame Jarrot?

  4. montcellienbis dit :

    Monsieur le maire adjoint on ne montre pas du doigt une personne ou quoique ce soit d’autres , pendant un discours y compris celui de MADAME LE MAIRE
    j crey