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dimanche 20 décembre 2015 à 10:57

5ème assignation à résidence pour la famille Sevoyan

RESF dénonce un véritable acharnement



D’abord rappelons que dans notre pays dit « des droits de l’homme » certains textes fondamentaux sont sacrés et que l’on peut donc les invoquer face à un état censé les appliquer et en faire l’axe de toutes ses politiques.

 

 

Art 1er préambule de la constitution de ma république française de 1958

 

La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances. Son organisation est décentralisée.

 

Déclaration des droits de l’homme et du Citoyen

 

Art. 1er. Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune.

 

Art. 10. Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la Loi.

 

 

Ceci étant dit, comme dans nos 3 articles précédents concernant le dramatique feuilleton juridico-administratif de la Famille Sevoyan, nous revenons sur ce qui apparaît aux yeux de ceux-ci et de RESF comme un acharnement inexplicable d’une administration déjà déboutée par la justice administrative.

 

 

Nous sommes à la limite de la non-assistance à personne en danger dans ce cas d’une application aveugles de textes qui ne connaissent plus les humains mais les cotes des dossiers. C’est ce qu’en substance inspire le récit des différents intervenants.

 

 

Pour la 5ème fois cette famille d’origine arménienne, dans un désespoir total, est de nouveau obligée de pointer au commissariat de police chaque jour à 9h00 en attendant le matin fatidique où on les embarquera de force, non plus dans des bus métropolitains comme autrefois, mais dans un avion à destination de l’Arménie.

 

 

La conclusion risque bien d’être aussi dramatique qu’il y a plus de 70 ans, car les Sevoyan ont dû fuir leur pays pour avoir dénoncé des magouilles politiques. Nos lecteurs le savent, nous les avons tenus au courant.

 

 

Rappelez-vous… « C’est parce qu’il avait dénoncé un bourrage des urnes, lors d’élection en Arménie, que le mari : Gagic Sevoyan, avait dû quitter son pays précipitamment après avoir été roué de coups, tout comme sa femme : Kanarik, enceinte à l’époque des faits et qui avait perdu son bébé, suite à ces  traitements pour le moins inhumains et indignes du 21ème siècle Cette famille, hébergée à l’auberge de la Saule, a donc un enfant de 11 ans, scolarisé à Saint-Vallier : Hayk. »

 

 

Ça fait trois ans que ce jeune est scolarisé, bien intégré. Le père parle parfaitement le Français maintenant. La mère se remet petit à petit, cette horrible épée de Damoclès la replonge dans de terribles transes.

 

 

Qui parmi nous, qui accepterait de vivre dans de telles affres, dans une telle insécurité ? Qui tiendrait le coup en s’attendant chaque jour à être embarqués manu militari dans une fourgon de police pour être expulsé là où de terribles et sans doute mortelles conséquences vous attendent, Qui ? Les anciens, ceux qui ont tout et tant donné pour la France dans les périodes les plus troubles de notre histoire, le savent. En 5 ans d’occupation ils en ont vieilli de 20 ans s’ils en sont ressortis vivants.

Et surtout qui peut demander ça sans sourciller ?

 

 

Ce sont les questions qui se posent ce matin dans ce petit salon du logement de l’auberge de la Saule. L’ambiance est au désespoir, à la désolation, à l’incompréhension, à la sidération face à la négation des principes fondamentaux de notre république. C’est ce qui est mis en avant…l’incompréhension

 

 

RESF est très remonté, ses membres présents et leurs collègues ont alerté l’Elysée, Matignon, écrit au Préfet, ils vont intervenir auprès des parlementaires du département. Ils sont en première ligne du combat. La presse a été convoquée, le sujet sera médiatisé autant que possible.

 

Dans ce qui devrait être un paisible salon, au mur duquel des conjugaisons françaises sont affichées, on sent une volonté et une peur énormes s’épauler pour un ultime combat de David contre Goliath.

 

 

RESF appelle à la mobilisation de tous, nous nous faisons l’écho de leur message.

 

 

Pour en savoir plus :

 

http://montceau-news.com/montceau_et_sa_region/277727-famille-armenienne-menacee-dexpulsion-a-montceau-les-mines.html

 

http://montceau-news.com/montceau_et_sa_region/272929-famille-armenienne-menacee-dexpulsion-montceau-les-mines-2.html

 

http://montceau-news.com/montceau_et_sa_region/180960-menace-dexpulsion-dune-famille-armenienne-montceau-les-mines.html

 

http://resf71.charolles.info/

 

 

 

Gilles Desnoix

 

 

sevezan 2012152

 

 

 



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Un commentaire sur “5ème assignation à résidence pour la famille Sevoyan”

  1. Daniel Z dit :

    Désolé mais les textes « sacrés » n’ont pas plus de valeur que les professions de foi électorales ….
    Des dogmes pour ceux qui veulent ou qu' »on » tente d’ancrer dans les croyances.

    Je suis opposé à la venue de migrants tant que leur accueil ne sera pas organisé, et l’ensemble des citoyens informés des conséquences.

    Si j’ai bien lu, c’est d’ailleurs ce qui avait motivé en partie la réaction d’une maire.

    Il y aurait des efforts à faire car en France, ce serait 3.8 millions de personnes qui seraient actuellement soit à la rue, soit très mal logées et que :
    «  »Les années récentes sont tout d’abord marquées par une forte hausse de la pauvreté » (Observatoire de inégalités)

    Doit on en rajouter ?

    Pour autant, à partir du moment où ces personnes ont passé des années en France, au vu et su de tous, qu’elles ont fait et font des efforts pour s’intégrer, je trouverais ignoble (trop poli) de les chasser.

    Surtout si leur passé et l’avenir que nous leur préparons celui qui est décrit.

    Combien faut il être déshumanisé pour laisser s’installer ce genre de situation ?

    Puis émettre une suggestion ?
    J’ai entendu M. Aznavour dire dans une radio qu’il était prêt à aider des migrants mais qu’il faudrait que ce soit des compatriotes avec lesquels il pourrait converser.

    Alors, une possibilité à explorer car de nos jours, et en contradiction avec les principes moralisateurs fondateurs, nous avons tous pu constater à quel point l’usage de réseaux était bien plus efficace que la croyance dans des textes au demeurant ambigus !

    Amitiés