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samedi 16 janvier 2016 à 16:20

Montceau, l’histoire en marche : Plichon

58 ans après hommage aux victimes de la catastrophe, hommage en deux temps, mais même recueillement.

58 ans après hommage aux victimes de la catastrophe, hommage en deux temps, mais un même recueillement.



 

A 9h30 le monde de la mine, les syndicats, les partis de gauche, le député de la circonscription.

 

10h15 la municipalité, l’hommage institutionnel.

 


Dans les deux cas tout le monde est conscient des enjeux de cette cérémonie qui ne peut se résumer à un simple dépôt de gerbe et une minute de silence.

 

C’est dans la chair de l’histoire du bassin minier que la cicatrice de Plichon s’est inscrite et demeure.

 

 

Pour Christophe Sirugue présent à 9h30 avec Laurent Selvez, aux côté du monde de la mine et des syndicats, « la mine a marqué de manière profonde le Bassin minier qui lui doit son existence et dont le développement a été émaillé de catastrophes importantes, collectives et dramatiques. Cette commémoration donne aux jeunes générations l’exemple des drames qui ont marqué l’histoire des générations précédentes et leur rappelle la dureté de ce métier, de ces métiers, les vies sacrifiées. Il ne faut pas non plus oublier que ces mineurs, leurs familles, ont lutté à la fois contre l’âpreté de leur vie, mais aussi contre les contraintes énormes de leur condition ouvrière. Ils ont fait naître les droits des travailleurs dont les salariés actuels peuvent encore bénéficier. C’est leurs luttes qui ont permis l’évolution de la condition ouvrière, cette solidarité si fortement ancrée dans l’esprit du bassin minier. Et par rapport à ce qui est en jeu ces temps-ci, il ne faut pas oublier que dans les victimes il y avait des étrangers qui ont sacrifié leur vie pour le développement de notre pays. »

 

 

Lilian Noirot, conseiller municipal, est également présent

 

 

Pour Gérard Gronfier, présent aux côtés de Madame le maire Marie-Claude Jarrot et Daniel Perrigueur, « la municipalité a une obligation institutionnelle et morale de perpétuer le devoir de mémoire de cette catastrophe, et au travers de cette commémoration, de toutes les catastrophes, qui ont marqué de manière indélébile l’histoire de la ville, du bassin minier et aussi de sa population. A titre collectif comme à titre individuel, les élus présents entendent marque leur attachement et leur empathie à l’histoire de la ville et de ses habitants. Parmi les victimes de Plichon il ne faut jamais oublier que figurent des mineurs étrangers. Ils appartiennent à l’histoire démographique et sociale de notre ville. C’est notre deuxième commémoration de la catastrophe de Plichon, en qualité de Maire et Adjoints, depuis que nous avons accédé aux responsabilités à Montceau, cela représente un moment important pour nous. »

 

Il fait froid, de la neige fondue volète dans l’air, l’haleine blanchit et les pieds tapent le sol pour se réchauffer, mais il y a une réelle chaleur dans le recueillement des deux groupes à ¾ d’heure d’intervalle. Le monument est fleuri, les gens qui font leur marché s’arrêtent, lorsqu’ils savent ils se figent pour la minute de silence, s’ils ne sont pas au courant ils interrogent les présents.

 

Les deux cérémonies sont courtes, et l’on sait que ce n’est pas dans la durée que l’intensité du recueillement peut s’analyser.

 

Là il est palpable. Les anciens mineurs savent dans leur esprit et dans leur chair ce qui s’est passé, la vie d’avant, la vie d’après le drame. Tous savent que cet instant, 58 ans après, conserve dans notre quotidien interconnecté et mondialisé une portée universelle et humaine profonde, essentielle.

 

Gilles Desnoix

 

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8 commentaires sur “Montceau, l’histoire en marche : Plichon”

  1. Respol dit :

    « L’accident à la mine », c’est le poème d’un vieux mineur, paru dans « la Tribune », journal mensuel du syndicat CGT des mineurs de Montceau, en octobre 1938.
    Sur cette page :
    http://www.respol71.com/l-accident-a-la-mine-poeme-ouvrier

    Des info sur les accidents de Darcy (1939) et la Centrale (1943) :
    http://www.respol71.com/la-catastrophe-du-puits-darcy-23-fevrier-1939
    http://www.respol71.com/2-avril-1943-accident-au-puits-de-la-centrale
    GS

  2. jesse dit :

    Deux cérémonies !! Pourquoi ? C’est ridicule.

  3. Kikidilui dit :

    Ah!,mon (ou ma chère) cher Jesse,en politique on ne mélange pas les torchons et les serviettes…surtout que je suis persuadé que dans ceux qui y ont laissé leur peau,il y avait des gauches et des droites…

  4. pas71 dit :

    J ai beaucoup de mal à croire en la solidarité droite gauche
    Et pourtant !!!
    A cette époque les mineurs cherchaient a faire vivre leurs familles avant de faire de la politique

  5. Daniel Z dit :

    Bonsoir Jean.

    Je fais un distinguo entre l’époque Chagot qui voyait des »aristocraties » entreprendre (comme les Schneider ou les MIchelin) et la période où c’est l’Etat, donc le politique qui prenait les affaires en main.

    Par définition, un salarié sait ce qu’attend de lui un employeur mais peut il supposer les traitements que lui appliqueront ceux qui se disent socialistes ?

    Et « ça » se vérifie actuellement.

    Je viens de découvrir un site intéressant sur cette période :

    http://www.ecomusee-creusot-montceau.fr/IMG/pdf/Musee_MINE_Guide_Sd.pdf

    Amitiés Jean