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mercredi 6 juillet 2016 à 07:26

Un Québécois à vélo dans le Bassin minier

Il parcourt l’Euro Vélo 6 de Nantes à Bâle




Robert Larocque est un canadien du Québec qui est venu faire du vélo en France, tout droit de son canada natal.

 

 

Il est marié à une française, et vit au canada à Saint-Bruno-de-Montarville, là-bas, chez lui, dans le pays qui était à nous depuis Jacques Cartier et Champlain

 

 

Il faut savoir que Cartier était copain avec les Micmacs, indigènes locaux, mais pas trop avec les iroquois (il a emmenés en France les fils du chef et ils sont bêtement clamsés là… vous savez à cette époque…). Champlain était copain avec les Montagnais, mais pas avec les iroquois ennemis de ses copains Montagnais… enfin, un vrai micmac … quoi !

 

 

Ce pays était Français, oui Madame, avant le traité de Paris de 1763. Un traité infâme qui scellait le sort de la France comme première puissance européenne et assurait l’avenir colonial du royaume uni.

 

 

 

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Là pour mettre fin à la guerre de 7 ans (on en avait fait une de 100 ans avant et on avait bouté l’Anglois dans son ile) la Grande-Bretagne obtient de la France l’Île Royale, l’Isle Saint-Jean, l’Acadie, et le Canada, y compris le bassin des Grands Lacs et la rive gauche du Mississippi. La France abandonne également certaines îles des Antilles (Saint-Vincent, la Dominique, Grenade et Tobago).

 

 

Enfin bref « Le » Robert il vient de ce pays de cocagne où les gens parlent notre langue différemment et avec un accent non belge ou Suisse, un accent Québécois dit-on ici.

 

 

Plus précisément il vient de Saint-Bruno-de-Montarville. C’est une ville du Québec située sur le flanc ouest du mont Saint-Bruno, une des collines montérégiennes, en Montérégie. Elle fait partie de l’agglomération de Longueuil. Sa devise est « Fiers de nos traditions ». Ça fait rêver, non ?!?

Déjà je sens les impatients au premier rang, M’sieu, M’sieu, c’es t’y quoi que la Montérégie ?

 

 

 

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La Montérégie, à ne pas confondre avec le Monténégro en Europe centrale, c’est (et j’aimerais que vous preniez des notes) une région administrative du Québec délimitée à l’ouest par la région de Montréal et à l’est par les régions de l’Estrie et du Centre-du-Québec.

 

 

On va faire comme ça… Vous posez les questions, puis vous allez sur Internet pour trouver les réponses, moi je continue avec mon Histoire du Robert Larocque qui fait du vélo en France sinon on ne va pas s’en sortir. Caline de bine !

 

 

Ce gars, il est à la retraite depuis un mois… mais il veut bien vivre sa retraite, il veut une retraite saine, sans ennuis et donc il convient de s’affiner un peu, de retrouver du souffle, de mettre de son côté tous les avantages, maintenant. À c’t’heure, quoi.

 

 

Du coup il a concocté un périple à vélo.

 

 

Mais le Robert il ne peut pas se contenter de 3 tours de manivelles, lui c’est l’Euro Vélo 6. Il n’y va pas à peu près, le Robert. Il a du guts.

Dès le premier coup de pédale vous en prenez pour 1300 km. D’abord la Loire à vélo depuis Saint Brévin les pins. Lui Robert il est parti de Nantes, (arrivé à Nantes en avion avec le vélo dans la cale) puis le canal du centre.

 

 

Il en est là après 940 kilomètres en 15 jours (63 kilomètre de moyenne quotidienne).

 

 

Le dépliant Européen est très positif, il vous vend ça avec un commentaire qui vous ferait bondir immédiatement sur votre biclou rouillé pour vous lancer à l’aventure : « l’EuroVelo 6 est l’un des itinéraires cyclables les plus faciles et agréables de France » Les mollets De Roberts sifflent d’indignation en lisant ça. Jusqu’à Nevers c’était paisible, c’est devenu plus sauvage après… Arrivé à Blanzy au logis de la Famille Gauthier (Monsieur et Madame Gauthier… née Gauthier également) le Robert il était bien content de se tirer une bûche (s’assoir sur une chaise).

 

 

En même temps jusqu’à Nevers ils étaient 4. Le Robert, son épouse et un couple d’amis. Mais bon, il y en a qui travaillent et on ne peut pas passer sa vie à magasiner tout de même, alors ils ont dû repartir au canada et à leur dur labeur.

 

 

Robert lui il continue seul…

 

 

Ce soir du mardi 5 juillet quand il enquille sur son vélo l’impasse Saint Claude, il n’est pas brûlé, non, il ne va pas cogner des clous non plus.

 

 

Il a soif, il a fait chaud et dans notre bocage que ça te monte et que ça te descend sans cesse. Il a ben eu de la misère avec…

 

 

Vous me direz, mais que vient faire un Québécois chez les Gauthier-Gauthier, impasse Saint Claude à Blanzy ?

 

 

Ce qu’il veut… mais surtout il est là car il a marqué ce point d’étape chez l’habitant sur son parcours qui doit l’emmener à Bâle chez nos voisins Helvètes.

 

 

Donc seconde question, pourquoi qu’il a noté ce spot-là ?

 

 

Parce que sa femme (suivez, je ne vais pas répéter) est copine et collègue de travail avec la fille des Gauthier de Blanzy. Et donc à la place d’un hôtel 2 étoiles ou d’un camping il se permet le nec plus ultra du voyageur, loger chez l’habitant.

 

 

Stéphanie Gauthier, épouse Marc en France, mais Stéphanie Gauthier au Québec (la femme n’a pas le droit là-bas de porter le nom de son marie), Stéphanie donc a proposé à Robert de rendre visite à ses parents.

 

 

Ceux-ci attendent Robert Larocque et sa monture de pied ferme avec tout un échantillonnage de produits locaux, de visites à faire, etc. Robert va bien falloir qu’il prenne un peu de forces avant d’attaquer la dernière partie du voyage, la remontée sur Mulhouse et Bâle.

 

 

Il veut être en Alsace le 13 Juillet, puis prendre le train pour Paris, voir le feu d’artifice du 14 juillet et regagner Saint Bruno de Montarville.

 

 

C’est comment un Québécois ? Comme un français en plus cool et moins compliqué, qui ne s’embarrasse pas de toutes nos préoccupations catégorielles, qui aime bien « jaser » aussi, mais qui a moins d’appétence que nous pour les protocoles et les affaires de famille. Ce gars-là est un pragmatique qui prend la vie comme elle vient en faisant son possible. Il a changé plus de 3 fois de métier et a fini prof de management après avoir été comptable, etc.

 

 

Il n’a pas notre vision des choses et s’étonne de nos lenteurs, de nos catégories, de nos grèves, de nos complications… sans doute l’habitude des espaces infinis du canada, plus un esprit anglo-saxon… quoique les Québécois sont un peu les latins des anglo-saxons.

 

 

Vous savez ces instants où l’on se dit « tiens, je viens de faire une vraie rencontre, authentique, simple, chaleureuse… avec Robert c’est ça, comme ça… vous avez tout, d’un coup, au plus fort de la poche.

 

 

En tout cas en voilà bien un homme enjoué, bon vivant qui après avoir mouliné toute la journée sous le soleil se rappelle les bons moments de ces 15 derniers jours où il s’est tallé le postérieur sur la selle. Et il y a eu plus de jours où il est tombé des clous (où il en a Rouché) que de jours de soleil.

 

 

Son coup de cœur fut le château de Chaumont et ses extraordinaires de 32 hectares avec pour thème cette année les « Jardins du siècle à venir ».

 

 

Pour en savoir plus et vous ébaubir vous aussi : http://www.domaine-chaumont.fr/

 

 

Mais il apprécié aussi Villandry, Sully sur Loire, Angers, les troglodytes de la vallée de la Loire et le canal de Briare…

 

 

Mais, mais, il l’avoue il a eu aussi un coup de cœur pour la Bourgogne fleurie et ses champs de coquelicots….

 

 

Cet homme est un pur hédoniste qui sait prendre le plaisir de la vie là où il le trouve, et qui sait que ce qu’il fait maintenant il le fait pour lui, mais aussi en préparation de ce qu’il compte donner aux autres et aux siens dans les années qui viennent.

 

 

On vous l’a dit, c’est un parcours agréable et facile, surtout dans un canapé en lisant le guide. Robert Larocque lui il appuie sur les manivelles de son Caribou… de chez Devinci.

 

 

Attention il s’agit d’un vélo de cyclotourisme en alliage aluminium d’une douzaine de Kilos agrémenté de deux sacoches étanches allemandes de 24 kilos, vous y ajoutez un gros bidon d’eau et vous essayez de faire avancer ça 63 kilomètres par jour.

 

 

La publicité du Caribou chez Devinci est impayable « SORTEZ DU TROUPEAU

 

 

 

Si le temps et la distance ne font pas partie de vos préoccupations, le Caribou est le vélo idéal pour vous, que vous pédaliez dans les Rocheuses, les Alpes autrichiennes, au Népal, à Kauai ou au Sri Lanka, rien ne pourra vous arrêter. » .

 

 

Le Robert lui il veut aller à Bâle cette fois-ci et peut être un jour jusqu’à la Mer noire. Alors il a choisi le caribou.

 

 

« Allume tes lumières pis arrive en ville », ce n’est pas difficile à comprendre tout de même.

 

 

Le Caribou c’est du beau cycle, costaud et efficace.

 

 

http://2014.devinci.com/bikes/bike_465_scategory_117

 

 

Si tous les gars du monde qui veulent bien se donner le guidon étaient comme Robert Larocque on serait p’tet ben plus heureux quand même, Tabernacle !

 

 

Et les Gauthier ça ne manque pas au Canada, il y en a des pleines brouettes. C’est quasiment un nom vernaculaire.

 

 

A Blanzy, chez les Gauthier-Gauthier, il reçoit l’accueil trois étoiles des gens du Bassin minier. En plus il est envoyé par la fille installée depuis 2013 au Québec…

 

 

Et qui y réussit pleinement…

 

 

En fait ce soir tout le monde est heureux impasse Saint Claude…

 

 

Si nous avons pu partager ces instants rares avec vous et vous apporter un peu dans paix dans cette vie de dingues, alors tant mieux.

 

 

Donc on va lancer un « Allo ça va bien » à la manière de la belle province.

 

 

Gilles Desnoix

 

 

 

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Un commentaire sur “Un Québécois à vélo dans le Bassin minier”

  1. steforelea dit :

    Bonne route Robert !
    Merci pour ce beau reportage et merci Papa et Martine pour votre accueil !
    Stephanie