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mercredi 10 août 2016 à 08:00

Au fil des rues de nos communes

La rue Yvonne et Antoine Emorine (Saint-Vallier et Montceau).




Dans nos communes les noms des rues sont souvent issus de personnages nationalement connus comme De Gaulle ou Carnot, de grandes villes ou de villes voisines, de lieux-dits…. Et puis il y a des noms de rues dont beaucoup ignorent l’origine exacte.

 

 

Ainsi, à Saint-Vallier on rencontre une rue Yvonne-et-Antoine Emorine. A Montceau, seul le mari est à l’honneur sur la plaque d’une rue montant vers Bellevue.

 

 

Tous deux furent martyres de la Résistance :

 

 

Antoine Emorine, dit « le Tane » est né le 1er juillet 1906 à Montceau. Il se marie le 19 mai 1934 dans sa commune natale avec Yvonne Lachaume, elle-même née à Montceau, le 17 décembre 1912.

 

 

Antoine fut ouvrier métallurgiste puis ouvrier à la mine de Montceau. Membre du Parti communiste depuis 1934, il se présenta la même année aux élections municipales de 1934. Son rôle devint vite prépondérant dans le bassin minier puis dans tout le département de Saône-et-Loire. Le 30 novembre 1938, il conduisit avec succès la grève des mineurs. En 1939, il devint secrétaire régional du parti.

 

 

Yvonne était également militante communiste,

 

 

 

Arrêté une première fois par la police française en 1939 puis relâché, Antoine devint, ainsi qu’Yvonne, responsable du parti en région bordelaise. Il fut à nouveau arrêté, fin 1941 par les Allemands. Le 1er avril 1942, il fut assassiné dans sa cellule à la prison de la Santé (il se pendit selon la version officielle).

 

 

Yvonne dite « La Tanette »,très active au sein des Jeunes filles de France puis avec les femmes communistes du bassin minier, fut arrêtée début 1941, alors qu’elle était en mission dans les Charentes. Elle ne fut au courant de la mort de son mari que beaucoup plus tard. Elle connut la Santé, le fort de Romainville et, finalement, Auschwitz où elle mourut le 28 février 1942. Le couple avait une fille qu’il avait confiée à des proches. Ceux-ci l’élevèrent comme leur propre fille.

 

 

 

rue emorine 1008166 rue emorine 1008167

 

 

Photos des époux Emorine sont des clichés

anthropométriques du Service d’Identité Judiciaire.

 

 

 

 

rue emorine 1008162

 

 

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rue emorine 1008165

 

 

 

 



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5 commentaires sur “Au fil des rues de nos communes”

  1. Daniel Z dit :

    Merci Montceau News, merci pour cette information que bien peu d’entre nous devaient connaitre.

    Immense respect pour ces personnes.

    Très, trop souvent, le rôle des épouses ou conjointes a été occulté par une société française qui fut, que nous le voulions ou pas, patriarcale.

    Mais ne pourrait on pas dire que nous laissons se ré-installer cette idéologie ?

    Amitiés

  2. mck dit :

    Oui merci à Montceau News personnellement j’ai été très touchée de cet article puisqu’Yvonne était une cousine germaine à ma maman et même si mon grand oncle que j’ai bien connu n’en parlait pas il a toujours eu beaucoup de chagrin puisqu’il n’avait que cette fille.

  3. loupblanc dit :

    Article émouvant de ces 2 patriotes français morts pour notre paix qui est de plus en plus éphémère à ce jour.
    On ne peut pas rester insensible à cette période de l’histoire de notre pays. Grande reconnaissance à ce couple.

  4. jesse dit :

    Yvonne est en février 1943, après son mari donc !

  5. jesse dit :

    Yvonne est morte en février 1943, après son mari donc ! Mille excuses.