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vendredi 28 octobre 2016 à 07:30

Devoir de mémoire Franco-Allemand du 30 au 31/10

L’espace jeunesse organise une sortie sur le site de Verdun (Meuse)



Il s’agit pour 17 jeunes Montcelliens (9 garçons et 8 filles, 15/17 ans), accompagnés du chef de service jeunesse et de Ricarda Neehuis, de deux élues Mmes Barney et Bouteloup, de retrouver à Verdun 11 jeunes allemands (10 filles et 1 garçons) avec leurs accompagnants.

 

 

Tous sont volontaires et à Montceau il a fallu limiter le nombre de inscriptions car la demande était très forte.

 

 

Les inscriptions passaient par les Lycées ou le service jeunesse.

 

 

Le programme est fourni :

 

 

Départ le 30 octobre à 7h00 depuis Montceau, à 12h00 repas franco-allemand, c’est-à-dire pizza, 13h00/ 17h30 premier circuit de visite « Verdun 14/18 », temps ensuite d’échange et repas franco-allemand, on ne connait pas le menu.

 

 

Le lundi 31 octobre, lever au clairon (non peut être pas), petit déjeuner, 9h00 circuit « champ de bataille de Verdun », 12h00 repas, 13h00 circuit «  Champ de bataille d’Argonne » 17h00 fin de la visite, temps d’échange, 20h00 repas, 23h30 et des brouettes retour à Montceau.

 

 

 

On le voit c’est dense, très orienté 1er conflit mondial et enfer de Verdun. Mais pas que, et surtout pas que….

 

 

C’est un évènement, un vrai, qui va mobiliser du monde et qui a mis 2 ans pour voir le jour.

 

 

A la conférence de presse tenue au Point Jeunes Mesdames Marie Claude Valabrègue, Présidente du Comité de jumelage Montceau/Geislingen, Jocelyne Buchalik, Maire-adjointe à la Culture et à la Jeunesse les deux initiatrices de cette sortie, sont accompagnées de 3 élues : Amélie Ghulam Nabi Conseillère municipale déléguée à la Jeunesse, Stéphanie Barnet et Michelle Bouteloup, Conseillères municipales.

 

 

 

Un Adjoint très impliqué dans le devoir de mémoire soutient ce projet, il s’agit de Gérard Gronfier.

 

 

Celui qui depuis 2 ans travaille d’arrachepied avec les élus et Marie Claude Valabrègue et a monté le programme avec cette dernière c’est Cyrille Roux, le chef du service jeunesse.

 

 

Une charmante jeune femme participe à la conférence de presse, elle est allemande et travaille en échange avec le service jeunesse Ricarda Neehuis qui est originaire d’Oldenburg.

 

 

A quoi tiennent les bonnes initiatives ? Souvent à une réminiscence madeleinesque, comme pour Jocelyne Buchalik la rémanence permanente de la poignée de main entre François Mitterrand et Helmut Kohl en cet historique 22 septembre 1984  à l’entrée de l’ossuaire de Douaumont où se trouvait placé un catafalque. Cela au cours de la cérémonie de commémoration des morts de la Première Guerre mondiale.

 

 

En 2015 lors du TSB s’est tenue une réunion de travail sur le sujet avec les élus de Geislingen. Ils ont adhéré à l’idée comme l’avaient fait avant eux deux Marie Claude : Jarrot et Valabrègue.

 

 

En 2016 lors de la visite officielle des élus Montcelliens à leurs homologues de Geislingen le projet a été concrétisé.

 

Cyrille Roux et son service, Marie Claude Valabrègue et son association n’avaient pas attendu le top final, ils travaillaient depuis longtemps pour concrétiser ce voyage.

 

 

 

C’est une grosse organisation dont le budget est inférieur à 4000€ (le coût principal étant le transport) pour les deux villes. Pour les participants c’est entièrement gratuit. Marie Claude Valabrègue en a été le tour-operator et a réussi le tour de force de faire rentrer les dépenses dans un budget contraint en trouvant une auberge de jeunesse installée dans un monastère, un restaurateur pouvant accepter 40 convives à chaque repas, etc… Mais sa passion pour le jumelage et les valeurs qu’il véhicule déplacerait des montagnes.

 

 

Pour ceux qui s’étonneraient de voir des jeunes s’intéresser à la der-des-der et à ce que beaucoup rangent dans la case des commémos, Gérard Gronfier à la réponse.

 

 

 

« C’est un engagement de notre liste de travailler au devoir de mémoire, de lui redonner sa vraie place auprès des jeunes générations. Il s’agit là d’histoire, pas de commémorations. On voit comment les collégiens, les lycéens se passionnent pour les exposés que viennent faire les anciens combattants dans leurs établissements. On se trompe si l’on pense que cela est désuet pour les jeunes générations, elles veulent savoir, se faire expliquer. Le bulletin municipal s’en fait l’écho.  Bien sûr que les cérémonies au monument au morts ne les attire pas forcément, mais c’est leur histoire, celle de leurs parents, de leurs grands-parents, ils veulent comprendre. Le devoir de mémoire ce n’est pas fait pour s’épancher mais pour acquérir un esprit d’analyse critique afin de se dire « plus jamais ça » et surtout de se forger les armes intellectuelles et morales en face de la réitération de tels actes.»

 

 

 

 

Jocelyne Buchalik pense que ce voyage s’inscrit dans les missions du service Jeunesse qui est l’ouverture aux autres et au monde. Si ce voyage est l’opportunité de revenir sur la commémoration de Verdun, il s’inscrit dans un projet beaucoup plus vaste de liens à tisser entre les jeunesses Franco-allemande. « Cela doit servir à donner du contenu et du sens à ce qu’il est convenu d’appeler l’amitié Franco-allemande »

 

 

 

Marie Claude Valabrègue est de cet avis, elle voit encore plus loin dans le cadre de la relance des échanges scolaires, dans l’épanouissement du jumelage, etc.

 

 

 

Cyrille Roux témoigne de l’engouement que ce projet a provoqué chez les jeunes, il a fallu limiter les inscriptions. Les jeunes sont très demandeurs de ce genre d’évènements, de concret pour comprendre l’histoire.

 

 

Pour lui ce n’est bien sûr pas que le voyage à Verdun qui est en jeu, mais c’est l’occasion de consolider des liens, de créer des synergies, de mettre en place des plateformes communes. Les échanges doivent avoir des lendemains et donc se développer aussi sur le net au travers de la page du service, mais aussi grâce à une boite à idées proposée par les jeunes allemands. BAI sur l’avenir des échanges de jeunes des deux villes jumelées.
Les quelques questions clés énumérées dans le projet portent à la fois sur l’institution et le collectif, mais aussi sur les questionnements personnels face à l’institution et le collectif. Il y a beaucoup de maturité dans la démarche.

 

 

 

Ricarda Neehuis attend de ce voyage et surtout des temps d’échanges une approche inversée des opinions et avis Franco-allemand. Comme elle le remarque il y a des différences dans les modes de présentation des évènements selon les pays, le choix même des évènements présentés est intéressant. Les jeunes pourront comparer, confronter et en quelque sorte se faire une image stéréoscopique de cette guerre vieille d’un siècle et encore si présente dans les romans nationaux des deux pays.

 

 

 

 

Pourvu qu’il fasse beau !

 

 

Gilles Desnoix

 

 

 

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