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lundi 29 août 2016 à 07:55

A la rencontre de la Miellerie de la Natouze

Le miel, une passion !




 

Au rythme des marchés de producteurs de pays, nous poursuivons nos rencontres avec vos producteurs locaux qui vous proposent des produits de qualité et que vous pouvez rencontrer en direct sans intermédiaire à chaque marché de producteurs de pays.

 

 

Cette fois-ci nous sommes partis à la rencontre de Gilbert Bontemps, apiculteur depuis quatre ans.

 

 

Et éleveur depuis plus de 35 ans !

 

 

 

Gilbert Bontemps a débuté sa carrière en tant qu’éleveur de 150 vaches laitières, spécialité dans laquelle il a œuvré pendant 35 ans. Avec la crise du lait, il a abandonné l’activité laitière pour le miel. Évidemment nous nous sommes interrogés sur les raisons de ce choix.

 

 

Gilbert cherchait une production animalière et quelque chose de complexe. Il a suivi une première formation avec le Syndicat Apicole Départemental (SAD) de Saône-et-Loire puis a débuté son activité avec 4 ruches en 2012. Aujourd’hui il possède 240 ruches.

 

 

Il fait partie d’une GAEC et travaille avec deux associés : un important atelier céréalier et un éleveur ovin.

 

 

Ses ruches sont dispersées dans 17 emplacements différents répartis sur la région Bourgogne-Franche Comté, essentiellement en Saône-et-Loire et dans le Jura.

 

 

Cela lui permet ainsi de proposer 9 sortes différentes de miel : acacia, crémeux, printemps, fleurs, fleurs sauvages, châtaignier, miel du Jura, miel de forêt et miel de sapin.

 

 

 

Gilbert Bontemps suit un circuit de distribution bien particulier puisqu’il distribue son miel le plus proche possible des lieux de production : en Bresse, en Saône-et-Loire, sur les marchés de producteurs de pays (Montceau, Matour et Chalon-sur-Saône). Vous pouvez aussi venir découvrir ses produits au point de vente de la ferme, sur rendez-vous.

 

 

La ferme accueille aussi des visites de groupes et les écoles sur rendez-vous.

 

 

Autre produit phare que nous avons goûté pour vous : le pain d’épices ! Quel délice ! Venez les découvrir : nature, à la figue, à l’orange. Découvrez aussi les nonnettes à l’orange ou au cassis.

 

 

Enfin Gilbert Bontemps propose des sorbets : poire, abricot, fraise, cassis et coing. Le principe de préparation est de remplacer le sucre par le miel.

 

 

 

Le miel, une passion !

 

 

 

Gilbert Bontemps est passionné par son métier. Et quand il commence à en parler, on ne l’arrête pas. Et il cherchera à répondre à toutes vos questions ! Pour lui, c’est un devoir d’expliquer son métier et d’informer le consommateur.

 

 

Dans ce sens, au mois de juin, il propose des journées portes-ouvertes où il accueille les personnes intéressées. Il explique ainsi la vie de l’abeille, son travail en laboratoire et ce, pendant trois heures.

 

 

En néophyte, nous avons cherché à en savoir plus sur son métier.

 

 

Car on ne s’improvise pas apiculteur, comme Gilbert nous l’a bien expliqué.

 

 

« On installe des ruchers à des endroits choisis pour la diversité et l’originalité florale. Par exemple, les ruchers d’hiver sont très abrités, proches de la ferme. Je les installe dès le 15 août. Mais commençons par le début ! A partir du 1er avril, c’est le début de la transhumance : départ pour Plottes, Chapaize, Massilly et Cluny pour le miel d’acacia ; Saint Pierre le Vieux pour les fleurs sauvages ; Matour pour le miel de châtaignier ; Saint Marc de Vaux pour le miel de forêt. » nous explique Gilbert.

 

 

Le travail d’un apiculteur est important à chaque saison. En hiver, il doit estimer la santé de la ruche.

 

 

Au 15 août, il doit stimuler l’activité de la ruche en la nourrissant avec un sirop. Cela permet de stimuler la ponte de la reine. Cette phase est importante car les abeilles issues de cette ponte, les abeilles d’hiver, vivent 5 mois. Elles assurent la transition entre celles du printemps et celles d’été, les autres vivant entre 30 et 40 jours environ.

 

 

L’exception est la reine qui vit jusqu’à cinq ans. Et l’on peut dire qu’elle est la clé de voûte essentielle à la vie de la ruche. Elle pond entre 200 œufs par jour (en hiver) et 2000 œufs par jour en période de grosse ponte en août et en septembre. Ce qui est paradoxal, c’est que plus une ruche est peuplée et moins elle consomme. En hiver, le travail des abeilles consiste à chauffer la ruche. Elles sortent alors très peu.

 

 

Pour l’apiculteur, son travail consiste à estimer le poids de la ruche. Si elle s’allège, la ruche est en danger. Il poursuit aussi son travail de nourrir la ruche, en modifiant la consistance du sirop : 50% eau, 50% sucre en octobre, puis 20% eau et 80% sucre en novembre.

 

 

L’apiculteur doit donc être très observateur et être vigilant sur l’environnement de ses ruches : arbres qui s’abattent etc.

 

 

Dès début mars, l’apiculteur changent la nourriture de la ruche et revient au sirop pour stimuler de nouveau la ponte de la reine.

 

 

Les abeilles sont les premières à se nourrir de miel puisqu’elles en consomment environ 100 kg par an.

 

 

Une reine défectueuse se remplace !

 

 

L’on apprend ainsi que si une reine pond insuffisamment, elle peut être remplacée ! Oui oui !

 

 

Il existe un système de réintroduction d’une nouvelle reine grâce à l’aide d’une petite cage plastique. La nouvelle reine est bien sûr sélectionnée au préalable. Lors de la réintroduction de celle-ci, l’apiculteur doit veiller à ce qu’elle soit acceptée par sa ruche et s’assurer qu’elle pond bien.

 

 

Après ? « On attend que la nature se mette en marche » explique Gilbert Bontemps. Le travail de l’apiculteur consiste aussi à mettre des hausses pour qu’elles soient remplies sur le corps de la ruche.

 

 

Au mois d’avril-mai, l’apiculteur procède à l’essaimage artificiel. Cela consiste à diviser en deux les ruches les plus fortes pour compenser les pertes hivernales.

 

 

Et la santé des abeilles ?

 

 

Pour Gilbert Bontemps, un bon apiculteur est un apiculteur qui aime ses abeilles. Et selon lui, quand on aime ses abeilles on les traite !

 

 

Il explique : « Plusieurs raisons expliquent la raréfaction des abeilles :

 

 

  • d’abord le manque de diversité, la disparition des prairies naturelles, l’arrachage des haies ou encore la fauche précoce des prairies ;

  • un parasite, le vorroa. Il s’agit d’un acarien qui s’attaque aux ailes des abeilles. Il y a un traitement par an à réaliser à la fin de la récolte. Et après le traitement, il n’y a pas récolte avant avril, soit sept mois sans récolte.

 

  • Les traitements chimiques de type insecticide, fongicide et herbicide. »

 

Et d’ajouter : « Quelqu’un qui est l’ami des abeilles les traite. C’est important. Sinon les autres ruches peuvent être touchées. Les plus faibles sont pillées par les plus fortes et les plus fortes contaminées par les plus faibles. »

 

 

Faible production en 2016 et hausse des prix pour les apiculteurs

 

 

L’année 2016 a été très mauvaise pour l’apiculture à cause de la pluie excessive en mai et en juin. « On est passé du tout humide au tout chaud. Cela a perturbé la bonne ponte de la reine » nous a indiqué Gilbert Bontemps.

Si notre apiculteur appliquera son augmentation de prix (inchangé depuis plusieurs années) au 1er septembre, d’autres confrères ont déjà répercuté la baisse de production sur le prix dès le mois de juin.

 

 

Une rencontre avec des producteurs locaux pour des produits de qualité

 

 

Comme nous vous l’avons expliqué plus haut, Gilbert Bontemps propose ses produits sur des marchés bien précis. Il ne fait que de l’événementiel. Inutile de le chercher sur les marchés classiques. Dans sa rencontre avec les consommateurs, il aime leur faire découvrir ses produits, expliquer sa démarche, son travail.

 

 

Dans ce sens, le marché de producteurs de pays est loin d’être un marché classique. C’est un marché vous permettant d’acheter 100% local, d’acheter de la qualité et de connaître le produit grâce au dialogue avec le producteur. Comme nous l’a bien rappelé Gilbert Bontemps, on est sur des productions individuelles. Le marché de producteurs de pays vous permet aussi de trouver du conseil, de l’accueil. C’est un marché événementiel et une véritable chance pour les communes qui les accueillent !

 

 

Pour suivre l’actualité de la miellerie : facebook.com/mielleriedelanatouze

 

 

Et pour aller à la rencontre des producteurs de pays, notez dès maintenant dans vos agendas la date du vendredi 2 septembre de 15h à 19h à Montchanin.

 

 

Venez nombreux ! Ils seront là pour vous accueillir et vous faire déguster leurs produits.

 

 

EM

 

 

 

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