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mardi 20 septembre 2016 à 19:11

Relais de service public aux Gautherets (Saint-Vallier – Sanvignes)

Sanvignes se désengage, Saint-Vallier bientôt seule aux commandes avec la Poste



 

L’annonce a été faite par le maire de Saint-Vallier, lui-même, au cours du repas des anciens, dimanche 18 septembre 2016 à la salle Mandela :

 

 

« J’ai reçu un courrier du maire de Sanvignes pour nous annoncer son désengagement du relais de service public aux Gautherets». Ce service de proximité est situé dans l’ancienne école Jean-Pierre Brésillon, avenue Max Dormoy à Saint-Vallier, il est utilisé à la fois par les Valloiriens et les Sanvignards des Gautherets.

 

 

En 2002, une convention a été signée entre les villes de Saint-Vallier et Sanvignes et la Poste avec la possibilité aux habitants des Gautherets de bénéficier des mêmes services qu’en mairie (acte de naissance, de décès, demande de carte d’identité, etc.) tout en ayant sous la main, l’accueil d’une Poste traditionnelle. « Parce que, aussi, se souvient Patricia, derrière le guichet, la Poste installée vers la salle Mandela allait fermer et qu’il fallait la conserver ».

 

 

 

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Une seule demande de Sanvignard depuis début 2016

 

Si, à l’époque, ce relais de service public semblait une nécessité, quatorze ans après, les habitudes ont changé et si la Poste a encore ses adeptes, rares sont celles et ceux qui, aujourd’hui, se rendent au relais pour des documents administratifs. « Quand j’ai débuté en 2002, nous réalisions 5000 opérations par an, tant pour la Poste que le service administratif » rappelle Patricia. « Puis, peu à peu, ça a commencé à dégringoler. En 2012, nous faisions entre 2000 à 1500 opérations dont 80 à 85% uniquement pour la poste. Depuis de début de l’année, je n’ai eu qu’une demande de carte d’identité ». Des chiffres que confirme Stéphanie Perrodin, directrice générale des services à la mairie de Sanvignes : «D’après les rapports qui nous sont envoyés, de janvier à juillet 2016, une seule personne de Sanvignes a eu l’usage du relais pour un document administratif ». Et Stéphanie Perrodin de rappeler : « Le service public doit répondre à un besoin ». Or, de toute évidence, ce n’est plus le cas. « Ce n’est pas de gaieté de cœur que nous avons pris cette décision mais après y avoir longuement réfléchi. Nous avons même relancé la communication sur ce relais de service public mais la demande est pratiquement inexistante ».

 

En faire une véritable mairie annexe de Saint-Vallier, c’est l’idée

 

La première conventionnée signée entre la Poste, Saint-Vallier et Sanvignes a été renouvelée en septembre 2005 pour neuf ans, mais « pas en 2014 » assure-t-on à la mairie de Sanvignes.

 

« C’est par tacite reconduction » répond-on à Saint-Vallier par la voix de Christian Delaforge, directeur général des services.

 

« Ce n’est pas mentionné dans la convention » rétorque son homologue sanvignarde.

 

Toujours est-il que Sanvignes, en juillet 2016 a envoyé un courrier à la mairie de Saint-Vallier pour signifier qu’elle mettait un terme à la convention intercommunale. « Nous allons assurer notre part jusqu’au 31 décembre 2016 » rassure néanmoins Stéphanie Perrodin.

 

Pour Christian Delaforge, « nous attendons que la Poste prenne contact avec nous si, effectivement, Sanvignes se retire. A ce moment-là, nous signerons une nouvelle convention, non pas à trois mais à deux ». Le directeur général des services de Saint-Vallier va encore plus loin : « L’idée des élus est de faire de ce relais aux Gautherets une véritable mairie annexe mais à condition d’avoir le haut débit pour internet ». Ce qui n’est pas encore pour tout de suite…

 

Jean Bernard

 

 

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Un commentaire sur “Relais de service public aux Gautherets (Saint-Vallier – Sanvignes)”

  1. Globul dit :

    Force est de constater que les temps sont durs…
    Il faut rationaliser et adapter les services aux besoins.
    Aujourd’hui plus qu’hier : « un sou EST un sou… » !
    Face au désengagement grandissant de l’Etat (tant décrié par la gauche sous le précédent quinquenat…) dans les dotations aux collectivités, force est de reconnaître qu’il faille faire des choix de gestion pas toujours en adéquation avec le maintien du peu de vie au sein d’un quartier…
    Après, dans une convention qui définit le partenariat entre les différentes parties, chacune regarde ses intérêts et ce qu’elle peut en tirer.
    Pour SANVIGNES, il semblerait que l’activité et le maintien de ce service public ne représentent plus d’intérêt et de besoin.