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jeudi 21 juillet 2016 à 12:44

« Refuser la logique de guerre ! » (Politique)

Dit la section PCF du Bassin minier



« En février 2003 plus de mille personnes manifestaient à Montceau-les-Mines, comme partout dans le monde, contre la guerre en Irak annoncée par les Etats Unis. Un collectif s’était constitué pour dire « non à la guerre » et il affirmait : « La guerre en Irak serait un véritable désastre humanitaire avec des conséquence planétaires. Les extrémistes terroristes pourraient accroître leurs attentats criminels en frappant des innocents y compris en France ».

 

Construire une société du bien commun constitue le rempart le plus efficace contre la violence et le chaos nés de la crise systémique du capitalisme et de ses contradictions

 

« Face au fléau que constituent les attaques terroristes à répétition, il faut au contraire faire preuve de courage et de responsabilité pour choisir une autre logique que la seule logique sécuritaire (…)Cela suppose d’étudier, de comprendre et de concevoir, enfin, des réponses globales qui s’inscrivent dans une démarche de prévention pour conjurer, à terme, le terrorisme comme mode d’action politique, objectif bien plus légitime que celui d’éradiquer des ennemis avec des moyens qui ne feront que les multiplier (…) Le combat contre le terrorisme nécessite une stratégie claire, globale et collective contre Daech et tous les combattants djihadistes. Riposter à la violence terroriste par la seule voie militaire, et sans stratégie politique visant le retour de la paix et le développement de toute la région, serait une erreur grave et permettrait à Daech d’atteindre ses buts de guerre (…) Sur le terrain extérieur, les opérations militaires combinées menées par la coalition ont marqué des points. C’est un fait incontestable s’agissant de la destruction des infrastructures matérielles de l’État islamique. Mais ces opérations ne peuvent suffire dans la mesure où elles ne sont pas reliées à des opérations diplomatiques de grande envergure pour contraindre tous les acteurs du double jeu, en particulier l’Arabie saoudite, le Qatar et la Turquie, à cesser d’instrumentaliser cette organisation terroriste pour leurs secrètes visées d’hégémonie régionale et de consolidation de leur régime (…) Certes, face à cette impasse – je dis bien : cette impasse – où nous avons été précipités, nous ne pouvons désormais renoncer à frapper militairement le fanatisme à la source. Pour autant, il incombe au Gouvernement de ne pas intensifier ses frappes aveuglement. Il doit œuvrer en parallèle à la mise en place d’une forte coalition sous l’égide de l’ONU. Les actions militaires et diplomatiques doivent être menées de concert. Nous appelons depuis plusieurs mois notre diplomatie à contribuer à rassembler la communauté internationale par l’ouverture de négociations incluant les puissances régionales et internationales. Sans cela, nous allons nous laisser entraîner plus loin encore dans le précipice où l’État islamique nous mène avec délectation. Il faut également bâtir des stratégies pour terrasser notre ennemi en asséchant ses mannes financières colossales. La mission d’information de notre assemblée sur les moyens de Daech, qui présentera ses conclusions dès demain, va probablement soulever des questions quant à l’utilité d’une riposte uniquement militaire. Espérons que ses travaux ne seront pas ignorés, comme ce fut le cas jusqu’à ce soir des propositions de la commission d’enquête relative aux moyens mis en œuvre par l’État pour lutter contre le terrorisme (…)Nous devons enfin remettre en cause les compromis passés avec les puissances fondamentalistes de la région au prétexte qu’elles sont économiquement libérales. Je le dis avec gravité, nous ne serons pas en mesure d’offrir la sécurité légitime à laquelle notre peuple aspire sans résoudre ces questions qui vont bien au-delà de nos frontières. Le Mahatma Gandhi nous donnait l’alerte : « À appliquer la loi de l’œil pour l’œil, l’humanité finira aveugle. » Soyons attentifs à ne pas tomber dans ce piège tendu par Daech.

 

Ne laissons pas triompher les passions sécuritaires et les divisions identitaires. La détermination à combattre le terrorisme oblige à agir avec lucidité et sang-froid dans le respect de nos valeurs progressistes et humanistes » (André Chassaigne, député PCF, Front de gauche)« 

 

NEW PCF 17 02 16

 

 

 

 



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5 commentaires sur “« Refuser la logique de guerre ! » (Politique)”

  1. isabel dit :

    Bonjour,

    monsieur, je lis votre pléiade et je suis obligée de constater que vous et moi ne vivons pas dans le même monde.
    Vous arrive t’il parfois de regarder autour de vous et de prendre conscience de l’état de la société actuelle.
    Nous vivons dans une société individualiste, ou la solidarité est exception, ou la violence, la haine, les divisions identitaires sont notre quotidien, ou les inégalités sont légion.

    De cette division voulue et exacerbée par les pouvoirs publics
    (diviser pour mieux régner), en résulte une société en lambeaux ou chacun croit détenir la solution et surtout se targue de donner des leçons (fait ce que je dis, mais ne fait pas ce que je fais).

    Vous avez comme toutes les formations politiques usé et abusé de la démagogie en pratiquant le politiquement correct, « aujourd’hui » est la résultante de ce laxisme.

    La paix n’est pas possible, car elle nécessite que les principaux intéressés soient ouverts à celle-ci, et nous ne pouvons lutter contre un système aux idées féodales.

    Ni le PCF, ni personne n’aurait misé sur ce qui nous arrive. Et pourtant, c’était si prévisible. L’impunité a ses limites, et je ne pense pas qu’avec le discours que vous tenez encore, que vous serez de ceux qui seront capable d’être assez fort pour protéger la France.

  2. montcellienbis dit :

    long , très long, trop long texte pour répéter que dis-je , rabâcher toujours les mêmes choses
    jcr

  3. Festivallier dit :

    Les deux commentaires me semblent contenir bien peu d’argument face à ceux exposés dans ce texte. Même s’il est long, peut-on d’ailleurs en deux lignes faire le bilan de près de 15 ans d’erreurs politiques et militaires. On nous a mené en bateau, manipulé, menti depuis si longtemps, il faut bien mettre des mots pour exprimer à la fois la colère par rapport à ce qui se passe aujourd’hui, qui était prévisible et annoncé, mais aussi tracer des pistes pour un avenir sans guerre, sans arme.
    Croyez-vous que la guerre soit la solution. Seriez-vous prêts à vous engager s’il fallait le faire, ou rejoindriez vous ceux qui se planqueraient en attendant que ça se passe ? Ou ceux sans doute nombreux, vu certaines expériences passées, prêts à dénoncer leur voisin, leur ami, leur collègue…

    • Daniel Z dit :

      Bonjour Festivallier.

      La guerre n’est pas une solution mais une conséquence peut être inévitable.

      Quinze ans écrivez vous ? « Ça » n’irait pas bien au delà ?
      Depuis que la vie est en expansion non ?

      Les théories défendues par le P.C. sont destinées à des esprits crédules et (ou) idéalistes.
      Faut il chercher beaucoup pour voir quel comportement ont adopté les partisans du « Grand Soir » quand ils ont été en capacité de prendre le pouvoir ?

      J’aime bien « l’égide de l’ONU » !!!! I have a dream ?

      Amitiés

    • Daniel Z dit :

      Comme chante le poète Nino Ferrer :

      «  »Un jour ou l’autre il faudra qu’il y ait la guerre
      On le sait bien
      On n’aime pas ça, mais on ne sait pas quoi faire
      On dit c’est le destin

      Tant pis pour le Sud
      C’était pourtant bien
      On aurait pu vivre
      Plus d’un million d’années
      Et toujours en été. » »

      D’actualité n’est ce pas ?