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dimanche 2 octobre 2016 à 08:07

Fiche santé : Octobre rose !

Et c'est parti pour une nouvelle édition !




 

Pour la 23ème année consécutive en France, la campagne de lutte contre le cancer du sein, organisée par l’association Le Cancer du Sein, Parlons-en ! nous propose de lutter contre le cancer du sein en nous informant et en dialoguant.

 

 

L’association « Le cancer du sein, parlons-en ! »

 

 

Au début des années 1990, le cancer du sein est encore un sujet tabou. A cette époque, la Recherche sur le cancer du sein bénéficie de très peu de financements et la mobilisation est quasi inexistante.

 

 

Mrs. Evelyn H. Lauder a très vite compris la nécessité d’une sensibilisation à cette cause.

 

 

En 1993, elle crée aux Etats-Unis « The Breast Cancer Research Foundation » (Fondation pour la Recherche contre le cancer du sein), afin de soutenir l’innovation en matière de recherche clinique et de recherche fondamentale.

 

 

 

Octobre Rose

 

 

Et c’est à l’initiative de Mrs. Evelyn H. Lauder, que le mois d’octobre est devenu, à travers le monde, le rendez-vous d’une campagne de sensibilisation sur l’importance du dépistage précoce du cancer du sein. Cette campagne se déroule simultanément dans plus de 70 pays à travers le monde.

 

 

Le Ruban Rose, symbole de la lutte contre le cancer du sein

 

 

Evelyn Lauder a co-créé avec Alexandra Penney de Self Magazine (magazine consacré à la santé des femmes) le Ruban Rose aujourd’hui symbole universel de la lutte contre le cancer du sein.

 

 

L’association « Le Cancer du Sein, Parlons-en ! » est créée en France en 1994 à l’initiative du groupe The Estée Lauder Cies en association avec le magazine Marie Claire.

 

 

L’Association est dotée d’une double mission : mettre en place chaque année une campagne de sensibilisation sur le dépistage précoce et récolter des dons pour soutenir la recherche.

 

 

 

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Les cancers du sein en quelques chiffres

 

 

Il existe différentes sortes de cancers du sein, même si dans le discours ils sont englobés sous la dénomination « le cancer du sein ».

 

 

En France, les cancers du sein sont les premiers cancers chez la femme et ceux qui entraînent la plus grande mortalité avec 11600 décès chaque année. Et une femme meurt d’un cancer du sein toutes les 53 minutes dans le monde.

 

 

Dans plus de 8 cas sur 10, ce cancer touche des femmes âgées de 50 ans et plus.

 

 

Près de 50% des cancers du sein sont diagnostiqués entre 50 et 69 ans et environ 28% sont diagnostiqués après 69 ans. Environ 10 % des cas de cancer du sein se manifestent chez les femmes âgées de moins de 35 ans.

Notons aussi que 1% des cancers du sein concerne des hommes. C’est un fait moins connu mais qui vaut la peine d’être souligné.

 

 

Les cancers du sein les plus fréquents (95 %) sont des adénocarcinomes, qui se développent à partir des cellules épithéliales de la glande mammaire.

 

 

5% seulement des cancers sont d’origine génétique et 85% sont sporadiques et isolés.

 

 

D’après les recherches actuelles, 50% des cancers du sein n’ont aucune cause identifiée.

 

 

Et preuve que les traitements sont de plus en plus efficaces, aujourd’hui dans le monde, 3 cancers du sein sur 4 en moyenne sont guéris.

 

 

Toutefois, en plus du risque de récidive du cancer au niveau du sein traité, une femme qui a eu un cancer du sein a un risque 3 à 4 fois plus élevé de développer un nouveau cancer du sein qu’une femme du même âge. Ce risque justifie un suivi régulier et prolongé.

 

 

S’il est dépisté à un stade précoce (c’est-à-dire à un stade peu avancé de la maladie), ce cancer peut être guéri dans 9 cas sur 10.

 

 

 

En 2016, « Ma vie en rose… Il faut que ça continue »

 

 

 

De grands événements ont marqué les différentes campagnes d’Octobre rose de ces dernières années, comme les flashs mobs au Trocadéro et au musée du quai Branly en 2008 et en 2009 avec de grands lâchers de ballons ; l’événement « Avec Vous au Grand Palais« , en 2011 et « Jardins d’Espoir » en 2013, qui a mobilisé près de 15 monuments et sites nationaux.

 

 

 

Depuis 2014, la Tour Eiffel s’illumine de rose pour lancer de manière forte et symbolique la campagne d’Octobre Rose. En 2015, l’Association a mis en place pour la première année un village d’informations avec animations, films et tables-rondes.

 

 

 

Cette année, l’association « Le Cancer du Sein, Parlons-en ! » lance une nouvelle campagne de sensibilisation « Ma vie en rose… Il faut que ça continue » relayée par un affichage national de plusieurs visuels mettant en scène des femmes de tous horizons et de tous âges.

 

 

Son objectif est de fédérer les femmes, de sensibiliser l’opinion publique au cancer du sein tout en gardant un message d’espoir : lutter contre le cancer, c’est avant tout lutter pour que la vie continue, et avec elle, la joie de vivre.

 

 

Le cancer du sein, une maladie « à la fois familière et mystérieuse »

 

 

Jean-Christophe Jourde, Président de l’association « le Cancer du sein, parlons-en ! » explique ainsi « Le cancer du sein est une maladie à la fois familière et mystérieuse. Familière car malheureusement nous connaissons tous une femme dans notre famille ou dans notre entourage proche qui a connu ou connaît cette épreuve mais elle reste mystérieuse dans ses causes et, par conséquent, dans les moyens de la combattre.

 

 

 

C’est pourquoi il est fondamental d’aider la Recherche à poursuivre son travail formidable. Cette année, nous sommes très fiers d’avoir réussi, grâce à nos partenaires et aux donateurs particuliers, à augmenter encore les sommes qui seront remises aux 5 équipes lauréates des prix Ruban Rose. En 2016, nous atteignons le montant record de 350000 euros. »

 

 

 

Pour sa part, le Dr Anne Vincent-Salomon, Présidente du Comité scientifique Prix Ruban Rose déclare « En France, le cancer du sein reste le cancer le plus fréquent – en 1975 on recensait 19 000 cas, aujourd’hui, plus de 48000 – et aussi celui qui affiche le plus haut taux de mortalité.

 

 

 

La lutte est donc plus que jamais d’actualité ! Mais nous avançons. Ainsi, depuis 2005, nous constatons que le nombre de cas observés chaque année a tendance à diminuer.

 

 

 

Ces progrès, nous les devons à une meilleure prise en charge des patientes et à la Recherche, qui poursuit inlassablement son travail pour percer les mystères de cette maladie complexe. Et nous les devons aussi à la sensibilisation.

 

 

 

Par ailleurs, les campagnes de communication menées par l’Association et leur effet d’entraînement sur d’autres acteurs de la lutte contre la maladie ont un impact très fort auprès du grand public et notamment des femmes qui sont de plus en plus nombreuses à être attentives aux risques et vigilantes. »

 

 

 

Et d’ajouter sur les taux de guérison des cancers des sein : « Sur la durée de vie des femmes touchées par cette maladie d’abord : si le cancer est dépisté à un stade précoce, il peut désormais être guéri dans 9 cas sur 10. Sur les progrès dans la connaissance et donc dans la lutte contre cette maladie ensuite : si une révolution est en marche grâce aux thérapies ciblées, c’est parce que nous sommes parvenus à comprendre de mieux en mieux les mécanismes de fonctionnement de la cellule cancéreuse et pu ainsi mettre au point des traitements médicamenteux intervenant à un niveau précis du développement de la cellule tumorale. »

 

 

Le cancer du sein, de quoi s’agit-il ?

 

 

 

Le cancer du sein est une tumeur maligne qui touche la glande mammaire. Les cellules malignes se multiplient de manière désordonnée jusqu’à créer une tumeur qui s’attaque aux tissus sains avoisinants. Cette tumeur peut propager des cellules cancéreuses dans tout l’organisme : on dit alors qu’elle  » métastase ». Quels sont les symptômes d’un cancer du sein ?

Plus un cancer du sein est détecté tôt, plus les chances de guérison totale sont grandes.

 

 

 

Pour les chercheurs et les médecins, il est donc important de surveiller attentivement les modifications de sa poitrine et de procéder à des examens réguliers de dépistage.

 

 

 

Ainsi, toute grosseur nouvelle au sein ou à l’aisselle, toute modification de la forme ou de la taille de son sein, tout écoulement par le mamelon, ou encore tout changement notoire de l’aspect de la peau du sein ou de l’aréole – crevasses, pigmentations, etc – doivent être signalées à son médecin car elles constituent les symptômes visuels les plus répandus et qui doivent alerter.

 

 

 

Le cancer du sein se présente le plus souvent sous la forme d’une petite boule qui peut être palpée parfois par la patiente elle-même. Cette petite boule peut également être visible sur une mammographie.

 

 

 

Heureusement, dans la plupart des cas il ne s’agira pas d’un cancer mais d’une tumeur bénigne comme par exemple un petit fibrome.

Que faire en cas de suspicion ?

 

 

Le seul moyen pour faire la différence entre un cancer et quelque chose de bénin est de faire un prélèvement qui va permettre une analyse au microscope.

 

 

 

Ce prélèvement peut se faire de plusieurs façons : par cytoponction ou biopsie.

 

 

Avec une petite aiguille, c’est ce qu’on appelle une cytoponction. C’est un geste simple, peu douloureux qui doit être réalisé par des médecins qui en ont l’habitude. Dans ce cas c’est un geste fiable qui permet souvent de faire un diagnostic. La cytoponction est réalisée sans qu’aucune hospitalisation ne soit nécessaire.

 

 

La biopsie constitue un prélèvement d’un petit fragment de la tumeur qui a été trouvé. Il existe plusieurs moyens de faire cette biopsie. La plupart du temps une hospitalisation n’est pas nécessaire, sauf si cette biopsie doit être réalisée avec une anesthésie générale.

 

 

 

Quoiqu’il en soit le choix de la méthode de prélèvement dépend de chaque cas, en fonction de la taille de l’anomalie, de sa localisation, du diagnostic suspecté par la palpation et la mammographie.

 

 

Demandez des explications à votre médecin.

Une grosseur du sein est-elle toujours cancéreuse ?

 

 

Non : sur 5 grosseurs examinées, 4 sont totalement bénignes.

 

 

Plus la détection de la maladie est précoce, plus les chances de guérison sont élevées.

 

 

Un suivi médical régulier, au moins une fois par an, par son médecin généraliste ou son gynécologue peut donc être conseillé.

 

 

Pour en savoir plus, rendez-vous lors des nombreuses manifestations qui auront lieu sur le bassin montcellien durant tout le mois d’octobre. Et après ? Votre médecin reste à votre écoute. Contactez-le en cas de doute.

 

 

Prenez bien soin de vous et rendez-vous pour notre prochaine fiche santé !

 

 

Dernière précision

 

Depuis ce week-end, la mairie de Montceau est tous les soirs, illuminée en rose !

 

EM

 

 

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