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samedi 21 octobre 2017 à 06:57

Octobre Rose (Saint-Vallier)

Le cancer du sein et l’alimentation mis en balance



 

C’est dans le cadre d’Octobre Rose qu’a eu lieu ce vendredi, à la salle Mandela, une conférence sur l’alimentation et le cancer. Les intervenantes étaient Catherine Demontis et Evelyne Bertrand, diététiciennes.

 

Devant un public essentiellement féminin, et des représentantes des quatre communes concernées par ce mois dédié à la prévention au dépistage du cancer du sein, les professionnelles ont passé au crible notre alimentation, ses bienfaits et ses méfaits et surtout son rôle dans la survenue d’un cancer.

 

Les facteurs de risques

 

Le surpoids et l’obésité

 

Ainsi, plusieurs facteurs de risques sont en cause. Tout d’abord le surpoids et l’obésité. On recommande donc une activité physique de 30 mn, 5 fois par semaine pour un adulte et 1 heure par jour les enfants et les adolescents. Et surtout, éviter les activités sédentaires telles que la télévision, les consoles de jeu, l’ordinateur…

 

Concernant le poids, toujours, nous devons écouter nos sensations alimentaires. Arrêter de manger quand nous ressentons la satiété et surveiller notre poids régulièrement.

 

 

L’alcool

 

Deuxième facteur de risque : l’alcool. « La recommandation, c’est 2 verres de vin pour une femme, et 3 pour un homme. Mais l’idéal est bien évidemment zéro alcool ! » dira Mme Demontis.

 

Et la viande rouge ?

 

Côté viande rouge et charcuterie, nous devons « lever le pied ». 500g de viande rouge par semaine est suffisant. Quant à la charcuterie, il faut réduire…A cause des sels nitrités. En effet, cet additif alimentaire, composé de sel et de nitrite de sodium, assure la conservation du jambon (ou toute autre charcuterie), lutte contre des germes pathogènes et donne aux charcuteries une jolie couleur rosée.

 

Le poisson et les œufs mais pas le sel

 

Par contre, nous pouvons manger de la viande blanche, du poisson, des œufs, des abats, des légumineuses et des produits laitiers. Et puis, mieux vaut éviter le sel et les aliments salés. Que nous trouvons là où on ne les attend pas : les plats cuisinés, la soupe en brique et en sachet, les condiments, les aides culinaires. Et surtout, nous ne devons pas resaler dans notre assiette. Et puis, ce qui est bénéfique également, c’est d’alterner fromage et laitage.

 

 

Les compléments à base de bêta carotène

 

Au printemps, nos écrans de télévisions et les devantures des pharmaciens ne cessent de nous vanter les mérites de tel ou tel comprimé pour mieux préparer notre peau au bronzage et/ou pour le prolonger. Ces compléments sont le plus souvent à base de bêta-carotène, un antioxydant naturel provenant de la carotte ou de l’huile de palme rouge.

 

On le trouve naturellement dans nombre de végétaux très colorés, surtout jaune-orangé, comme les carottes, le melon, les poivrons, les abricots, mais aussi les légumes verts à feuilles par exemple. Mais selon la diététicienne, ces végétaux suffisent de façon naturelle à notre apport journalier, sans prendre de compléments alimentaires qui en contiennent beaucoup plus. Et qui peuvent se révéler nocifs.

 

Les facteurs hygiéno-diététiques

 

Ce qui peut nous aider à ne pas développer de cancer du sein : l’activité physique, les fruits et les légumes (5 par jour), les aliments contenant des fibres, les fruits et les légumes secs, les céréales complètes et… l’allaitement. Sur ce dernier point, les avis sont partagés…

 

Les substances toxiques

 

Pesticides, nitrates, dioxines, phtalates (on retrouve ces derniers dans les films plastiques, le film alimentaire étirable, les bouteilles en plastique…). Dans les boites plastiques (type Tupperware par exemple), il ne faut pas les faire chauffer au micro-ondes.

 

 

En regardant le numéro (dans un triangle) placé sous les boites, on peut les classer facilement. Ainsi, les boites numérotées 2, 4 et 5 sont sans danger. Par contre, méfiance avec les numéros 1,3, 6 et 7… Il vaut mieux faire chauffer son repas dans un plat type Pyrex. De même pour l’eau que l’on boit : l’idéal est l’eau du robinet, dans une bouteille en verre.

 

 

Les produits bios

 

 

Dans l’absolu, il faudrait consommer plus de produits bios. Mais cela a un coût, que tout le monde ne peut pas assumer. Les pommes, poires, pêches, raisins « normaux » sont bourrés de pesticides. Un producteur avait dit un jour à votre humble serviteur que dans une pomme, par exemple, il fallait creuser jusqu’au trognon pour espérer ne pas trop avaler de pesticides ! Bon appétit !

 

 

Ce qui a fait dire à la diététicienne : « Il faudrait essayer de choisir un peu plus de produits bios, dans la mesure du possible et surtout profiter au maximum des produits vendus par les producteurs, les maraîchers, les éleveurs etc ».

 

 

Le buffet rose

 

 

Après ces recommandations, le public a été invité à un « buffet rose » composé de mousses de radis, de soupe de radis et de pommes en rosaces et d’une boisson à base de fruits mixés.

 

 

 

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