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jeudi 15 mars 2018 à 04:32

CODEF (Collectif des Usagers des hôpitaux)

Pour « mesurer » l’environnement de notre GHT (Groupement Hospitalier de Territoire)



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Photo d’archives

 

 

 

 

 

 

Communiqué :

 

 

« Avril 2016 : C’est un simple décret, qui à modifié très fortement le paysage hospitalier français.

 

Et depuis juillet 2017, les Groupements hospitaliers de territoire (GHT), issu de la loi santé de Marisol Touraine sont en ordre de marche.
En son temps, Marisol Touraine affirmait : «On ne raisonne plus en termes de structures, mais en termes de territoire.

 

 

 

On analyse dans chaque territoire les besoins de la population, et ensuite avec un projet médical commun, on cherche à faire travailler au mieux les hôpitaux de proximité avec l’hôpital de référence.» . En disant cela elle validait les orientations de la loi HPST dite loi Bachelot qui a introduit le concept mortifère d’hôpital/entreprise. Paroles, paroles puisque dans les faits les besoins de la population sont complètement ignorés au profit d’objectifs financiers conduisant au démantèlement des hôpitaux de proximité, comme nous le constatons aujourd’hui partout en France.

 

 

Actuellement les 1 100 établissements publics de santé sont regroupés au sein de 135 Groupements hospitaliers de territoire.

 

Cela ne veut pas dire que des hôpitaux vont fermer. Chaque territoire est doté d’un ou deux GHT qui chapeautera plusieurs établissements, avec un projet médical commun, partagé, avec un système d’information et un groupement d’achats uniques. «Il ne s’agit pas de faire des économies», disait la Ministre, mais de proposer au patient «une prise en charge graduée. Mais les faits sont têtus ! le projet médical partagé et la gradation de la prise en charge élaborés et validés lors de la création de la CHT en mars 2015 sont jetés aux orties par les dernières mesures concoctées par l’ARS et entérinées voire aggravées par le Copermo.

 

En Saône et Loire, département le plus peuplé de la Bourgogne Franche Comté, nous avons 2 GHT. Un au nord avec Chalon comme hôpital pivot, un au sud avec Mâcon comme hôpital pivot. En règle générale, c’est un seul GHT par département. En ce qui nous concerne, le GHT nord Saône et Loire regroupe 2 centres hospitaliers Montceau et Autun, 1 hôpital psychiatrique à Sevrey et 4 établissements de santé La Guiche, Toulon S/A, Chagny et Louhans. Le tout sous la tutelle de l’hôpital pivot, Chalon en l’occurrence.

 

 

A ce jour, il n’y a PLUS de projet médical partagé. Les grandes manœuvres sont ailleurs, sous le joug de l’ARS (Agence Régionale de Santé). Les préoccupations ne sont plus les besoins de santé de la population mais la réorganisation des établissements.

 

L’heure est à la suppression des services, des emplois qui feraient doublons avec l’hôpital pivot. Comme si ce dernier était en capacité de satisfaire tous les besoins de santé d’une population de 350 000 habitants C’est aussi simple que ça ! Et on nous « emballe tout cela » au nom de la modernisation de l’offre de soins ! C’est vraiment se moquer ouvertement du monde.

 

Exit le projet médical partagé avec la fermeture de la chirurgie à Montceau. les établissements de santé adossés à Chalon deviendront des établissements de médecine ou dit, en termes plus simples, établissements de convalescence.

 

Les gouvernements Chirac, Sarkozy, Hollande et aujourd’hui Macron ont la même feuille de route. Les dés sont pipés. On nous dit que les décisions ont été prises dans l’intérêt de l’usager. Qui pourra croire qu’éloigner le patient de notre hôpital MCO, lui apportera toutes les garanties de survie, notamment dans le cadre d’un accident vasculaire cérébral pour ne prendre que cet exemple.

 

Non seulement on lui ment, mais en plus, cette situation nous semble relever de la non assistance à personne en danger.

 

Mais les conséquences de ces restructurations hospitalières vont bien au delà de ce qui vient d’être dit. Outre le maintien de certaines activités selon leur degré de « rentabilité », le GHT obligera les personnels médicaux et non médicaux à la mobilité. Le Codef dénonce ce « millefeuille » qui éloigne toutes les prises de décisions majeures concernant l’avenir des établissements et par ricochet les emplois.

 

 

Au final cette stratégie a pour but la réduction des dépenses de santé et de personnels, et va éloigner les patients des structures de santé. Des secteurs géographiques seront ainsi délaissés par le secteur public et créeront des conditions d’inégalités d’accès aux soins. Celles-ci auront des conséquences dramatiques sur notre territoire, pour nous aujourd’hui mais aussi pour les générations futures.

 

 

Au final, le Groupement Hospitalier de Territoire (GHT) est un formidable accélérateur pour la fermeture de lits et de services pour les établissements publics tant en Médecine qu’en Chirurgie.

 

Le Codef condamne et rejette le scenario que l’ARS veut imposer à une population de plus de 100 000 habitants. L’encart ci-dessous vous permet d’ imaginer ce que signifie désert médical et, à échéance, catastrophe sanitaire et sociale. »

 

 

 

 

 

 

 

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4 commentaires sur “CODEF (Collectif des Usagers des hôpitaux)”

  1. Josall71 dit :

    Il n’est jamais inutile de resituer un problème dans son contexte et le CODEF le fait bien…mais avec quelques oublis assez habituels et préjudiciables à sa crédibilité.
    L’ARS ne gère pas que les GHT et les hôpitaux publiques. La politique de santé sur un territoire, même si elle est critiquable, tient compte de l’ensemble de l’offre de soins publique, privée à but non lucratif et privé lucratif. Les autorisations d’ouvertures de services, d’implantations d’équipements lourds etc…passent sous ses fourches caudines.
    Continuer à raisonner uniquement sur la GHT en terme d’offre de soins est réducteur et fausse les enjeux et le débat.
    Pour autant, et même en se limitant à l’agglomération Montcelienne, ne plus avoir de bloc opératoire et déjà plus de service d’urgence « complet » est inadmissible vu les populations concernées. Même en tenant compte de l’Hôtel Dieu, ce que ne fait jamais (?!) le CODEF, sur la communauté urbaine il y a des manques importants dans l’offre de soins. Et ce n’est pas « sur Chalon » que les populations peuvent se rabattre facilement (services surchargés, distances, transports en communs limités ou longs, restrictions sur les VSL et ambulances etc…).
    Je redirai donc qu’un combat, justifié, comme celui mené doit intégrer l’ensemble des problématiques, ne pas faire d’exclusive et se faire en concertation avec toutes les parties prenantes; même si cela demande souvent plus de temps et de diplomatie.

  2. jeff71 dit :

    Grace à l’hôpital de Monceau , et surtout à son service de chirurgie, mon épouse s’est fait opérer du dos cette semaine . Habitant à Sanvignes , j’ai pu aller la voir tout les jours , chose impossible si elle aurait était opérée à Chalon ou Paray . Je les remercies d’être encore là et j’espère pour longtemps !