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samedi 30 mai 2015 à 19:44

Assemblée générale des maires de Saône-et-Loire…

... plus de 330 élus réunis à Saint-Rémy : les dotations de l'Etat au coeur des débats !



 

 

 

… plus de 330 élus réunis à Saint-Rémy :

 

les dotations de l’Etat au coeur des débats !

 

 

Réunis en assemblée, extraordinaire et ordinaire, les premiers magistrats, de petites communes et « grandes » ville ont été unanimes pour déplorer les manques de moyens dont ils disposent. Austérité imposée par l’Etat, oblige !

 

 

 

 

Une réunion à laquelle participaient le préfet : Gilbert Payet, les trois sénateurs du département : Jean-Paul Emorine, Jérôme Durain et Jean-Patrick Courtois, le nouveau président du conseil départemental André Accary, et, enfin, la députée P.S. Cécile Untermaier !

 

Tous ont apporté leur soutien aux maires du département, dont beaucoup  se considèrent comme « étranglés » par la baisse des dotations de l’Etat, et dans l’incompréhension totale  de la complexe réforme des collectivités envisagée !

 

Maires « ruraux » représentés

 

Comme elle l’avait promis lors de son élection à la tête de cette association (NDLR : le 6 septembre 2014), Marie-Claude Jarrot a fait procéder à la modification des statuts en instaurant, déjà, la parité au sein du bureau.

 

Autre engagement tenu :  le président de l’association des maires ruraux : M. Jean-François Farenck, devient membre de droit de ce même bureau exécutif.

 

Dans le même temps, M.  André Accary, nouveau président du Conseil départemental (NDLR : élu le 7 avril dernier)  a démissionné de sa fonction de trésorier de l’association, comme il s’y était d’ailleurs engagé !

 

Dans la continuité de cette assemblée extraordinaire, l’AMSL a tenu son assemblée ordinaire ; réunion au cours de laquelle la réforme des collectivités (la loi NOTRe) : Nouvelle organisation territoriale de la République  qui sera votée à l’Assemblée nationale le 2 juin prochain, a été au centre des débats ! Tout comme, et même surtout la baisse des dotations de l’Etat, que nombre d’élus considèrent comme un « étranglement » des collectivités quelles que soient leur taille et leur nature. EPCI comprise ! 

 

Un discours offensif…

 

 Celui de Marie-Claude Jarrot qui, a déclaré : J’avais souhaité, en effet, au moment de la constitution du nouveau bureau, faire de cette structure de décision, un élément paritaire au service de tous.  J’avais même dit mon souhait, ma volonté ferme, de faire évoluer les statuts de l’AMSL de manière à prévoir d’une part que soit gravé dans le marbre une composition paritaire et d’autre part que le président des Maires Ruraux devienne membre de droit de notre Bureau exécutif… »

 

 

Puis concernant l’entrée au bureau exécutif de Jean-François Farenck : « aujourd’hui parce que je crois fermement à cette évolution dont les termes ont d’ailleurs été approuvés à l’unanimité par les membres du bureau puis par ceux du Conseil d’administration.  Je disais en septembre dernier, lors de la précédente A.G., qu’il était de notre responsabilité, celle de l’AMSL, d’apporter une attention toute particulière aux nouveaux maires, plus de 40% du total, élus en mars 2014….

Au sujet des baisses de dotations : ‘Sans entrer dans la polémique, nous savons qu’il est de la responsabilité de tous de participer à la réduction de la dette publique, mais dans des proportions qui soient acceptables et tenables. C’est le motif d’ailleurs de la rencontre entre le président François Baroin et le Premier ministre avant hier. Efficacité et clairvoyance aussi par rapport aux conséquences de la loi N.O.T.R.E. du 15 mars dernier qui tente de clarifier le rôle chaque échelon territorial avec aussi la fin de la clause de compétence générale pour les départements et les régions. Loi au sujet de laquelle nous pouvons, je crois, nous interroger légitimement, comme l’a fait là encore le président Baroin, sur le risque de dilution des communes dans de grandes entités intercommunales. Il nous faut naturellement approfondir la voie de l’intercommunalité mais à la seule condition qu’elle soit la meilleure alliée des communes…Sinon, ce sera la disparition des communes auxquelles nos habitants sont pourtant très attachés…. »

 

 

Au sujet de la responsabilité de maire : « La population nous demande beaucoup. Tous les jours, sur le terrain. C’est normal. Et nous avons l’obligation d’y répondre… Il n’empêche qu’être élu local, c’est compliqué : c’est savoir faire preuve de fermeté et d’écoute, déléguer et arbitrer, prendre en compte les équilibres politiques, valoriser les uns, ménager les susceptibilités des autres, savoir dire non et puis trouver des moyens de faire plus et mieux avec moins d’argent..Aujourd’hui, la rigueur ne bride plus l’imagination. Elle l’encourage.

 

 

Concernant le site internet de l’association qui devait évoluer : « C’est chose faite avec de nouveaux services comme la simulation de la DGF, les inscriptions en ligne ou encore avec un flux d’informations en temps réel quand l’actualité et les sujets l’obligent.  Ce site permet aussi de faire passer des idées qui ouvrent au débat….

Rendez-vous : « Par exemple le 1er juillet avec un rendez-vous à Sennecey-le-Grand consacré aux communes nouvelles ou encore en septembre prochain sur les schémas de mutualisation en partenariat avec le centre de gestion…« 

 

Annabelle Berthier

 

 

 

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AG MAIRE 3005153

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



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3 commentaires sur “Assemblée générale des maires de Saône-et-Loire…”

  1. sillabruno dit :

    « …nous savons qu’il est de la responsabilité de tous de participer à la réduction de la dette publique… »
    Les tenants du pouvoir et les commentateurs à leur service essayent d’imposer l’idée de la nécessité de réduire les dépenses publiques à tous les niveau, de l’Etat à la Commune. Mais en réalité le problème ne sont pas les dépenses, ce sont les recettes insuffisantes pour couvrir les dépenses. Les ressources existent, ou qu’elles pourraient exister, il faut voir du côté du Capital! En additionnant tous ses coûts (directes et indirectes) nous arrivons à environ 620 milliards d’euros par an. A titre de comparaison, le budget de l’Etat pour 2014 était de 370,5 milliards d’euros. À la fin du 4e trimestre 2014, la dette publique s’établissait à 2.037,8 milliards d’euros (95% du PIB), en hausse de 4,3% sur un an.

    • Electron libre dit :

      Votre raisonnement sur le « Capital » me paraît assez mal fondé !

      Commençons par une remarque liminaire …
      Parler de coût ou de rémunération du capital, c’est parler de la même chose. De même pour le coût (ou la rémunération) du travail.
      Ce qui est coût pour l’entreprise est rémunération pour le facteur de production concerné, aux prélèvements fiscaux près.
      Travail et capital sont les deux facteurs de production indispensables à la vie de l’entreprise, qui a besoin de l’un et de l’autre.
      Privilégier l’un par rapport à l’autre, les salariés par rapport aux actionnaires, ou inversement, pour des raisons morales ou politiques n’a strictement aucun sens. C’est même à mon avis , très stupide !
      Par définition, la rémunération du capital, au niveau de l’entreprise, est le profit net (que celui-ci soit réinvesti ou distribué), rapporté au capital total (les fonds propres).
      D’après les chiffres mêmes du ministère, les marges nettes des entreprises françaises sont inférieures de presque moitié à celles des entreprises allemandes.
      A égalité d’intensité capitalistique (ce qui n’est qu’une hypothèse qu’il faudrait bien entendu documenter), la rémunération du capital en France est égale à 60 % de ce qu’elle est en Allemagne, alors que le coût du travail est devenu chez nous très supérieur.
      Le redressement de notre appareil productif implique d’abord que l’on reconnaisse cet état de fait !
      Ces profits médiocres sont ensuite soit réinvestis, soit distribués.
      Certes , il vaudrait mieux encourager le réinvestissement et donc détaxer la part correspondante des bénéfices.
      On attend vainement que les socialistes, qui ont depuis longtemps inscrit cette réforme dans leur programme, la mettent enfin en œuvre !
      Mais accuser une partie (les dividendes), dont la croissance depuis quelques années est indéniable, d’être responsable des malheurs du tout est contraire à la vérité. Le capital en France n’est pas « sur » mais « sous-rémunéré » !

      Que l’insuffisance de la rémunération globale du capital pousse les marchés et, à travers eux, les actionnaires, à demander des taux de distribution plus élevés est vraisemblable.
      Mais, même après cet effet de compensation, les sommes perçues restent par comparaison assez faibles : les dividendes nets annuels distribués représentent en France 4 % du PIB contre environ 10 % en Allemagne .

      Enfin, il ne faut pas oublier qu’il y a une troisième partie prenante : le « fisc » !
      Sur un capital dont la rémunération globale est médiocre, l’Etat français prélève plus d’argent qu’aucun autre : le taux maximum de l’impôt sur les sociétés est aujourd’hui de 38 % en France contre 30 % en Allemagne, le taux marginal d’imposition des dividendes de 42 % contre 27 %.
      Au total, les divers impôts sur les revenus du capital (ménages et entreprises) rapportent au fisc 10 % du PIB contre 6 % en Allemagne.
      La différence, soit 4 points de PIB, est égale à la totalité des dividendes distribués en France.
      Ces chiffres vous surprendront sans doute , mais ils émanent directement du ministère des finances publiques !

      Le niveau des marges de nos entreprises, la structure et le montant de la fiscalité française méritent assurément un examen attentif menant à des réformes profondes !
      Mais , fustiger sans cesse le « Capital » est comme un leurre qui vous permet d’entretenir le sacro-saint mythe de la lutte des classes afin d’éviter le vrai débat.
      Les actionnaires ne sont pas les plus coupables !

      Bien cordialement !

  2. Daniel Z dit :

    Les ressources existent…..

    Un exemple :
    http://www.contrepoints.org/2014/03/25/160715-cnav-les-salaries-du-prive-sont-des-pigeons

    «  »Ainsi, en 2012, la CNAV a déboursé pas moins de 6.8 milliards d’euros en transferts aux régimes spéciaux et prestations aux industries électriques et gazières (IEG, comprenez aux retraités de GDF et EDF) » »

    Et il ne s’agit là que d’une « corporation »……
    Il n’y a pas que les financiers qui exploitent des travailleurs non ?

    Le principe est connu, qui a été élaboré depuis longtemps par ceux qui n’ont pas été capables de faire vivre la moindre entreprise, pas même le syndicalisme ouvrier !

    Ce qui est à toi est à nous…..

    Alors, bien que leurs analyses puissent éventuellement mettre à jour l’incroyable dérive de notre société, comment pourrions nous avoir le moindre iota de confiance en leurs certitudes et surtout leurs capacités à faire sortir la Notion de l’ornière ?

    Amitiés