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dimanche 12 juillet 2015 à 06:10

« La ronde de nos villages »

Aujourd'hui attardons nous à Collonge-en-Charollais !



 

 

 

 

 

Aujourd’hui attardons nous à Collonge-en-Charollais !

 

 

 

 

 

Claus Heverkamp, dans « la guerre des Gaules » a écrit :
« Collonges en Charollais relevait autrefois du bailliage de Charolles. Cela explique que de « Collonge-sous-le-Mont Saint Vincent », désignation logique, on en soit arrivé, au moment de la création des départements français en 1791 à « Collonge-en-Charollais…

 

Un nom qui n’est plus très logique de nos jours, à moins de tenir compte de la future AOC pour les fromages de chèvre du Charolais qui concernera notre village ! …. (…)… Depuis ses origines, la commune fut éparpillée en plusieurs hameaux et écarts…. ».

 

 

C’est vrai qu’il est difficile de trouver le centre bourg de Collonges. Lorsque l’on circule sur la route qui relie Genouilly à Mary, c’est en passant devant « Chez la Gladie » dont nous reparlerons plus tard que l’on peut frôler d’un côté la mairie dont le Collongeois sont très fiers qu’elle ait été installée dans ce bâtiment en ruine (datant du XVIIème) et de l’autre l’église, le gite, les jeux pour enfants et la salle polyvalente.

 

 

Vus de cette route, les paysages sont grandioses, que ce soit la vue du Mont Saint Vincent qui semble protéger le village, que ce soit la vallée du ruisseau de Laveau qui va se jeter dans la Guye, que ce soit le joli plan d’eau , étang qui était une ancienne réserve d’eau pour lutter contre les incendies et qui est maintenant bien aménagé pour la détente, que ce soit les forêts, à perte de vue qui abritent d’étonnants chemins de randonnées, chemins qui parcourent aussi le bocage et qui font des haltes autant pittoresques que remplies d’histoire, comme « la tour », partie existante d’un château entourée de ses douves. Balades qui peuvent nous emmener dans l’histoire récente mais ô combien émouvante, poignante sur « le sentier de la Résistance », objet d’un « zoom » ci-après ou encore à « la mer de pierre », vaste étendue de grès qui servait jadis aux meuliers ou encore sur le tracé de la balade verte, « le chemin ferré ».

 

 

Josette Lagrange, le Maire de Collonge nous a accordé un entretien pour nous donner des éléments de vie de sa commune.

 

 

Elle nous dit que la commune compte 140 habitants, que sur 123 logements recensés, 49 sont des résidences secondaires occupées principalement par des enfants du pays qui souhaitent conserver leurs racines, pour les autres, il y a des résidents d’origine hollandaise, suisse, danoise, britannique, ou encore allemande. Elle nous dit aussi que sa commune vit beaucoup grâce à son Comité des fêtes dont le Président est M. Caton (fête de la prune par exemple) et que la société de chasse dont le Président est M. Plantin, participe à l’entretien du patrimoine forestier, les chasseurs ayant pour mission de nettoyer les lignes des coupes de bois. Elle ajoute que la commune possède un gîte n°897, agréé par les Gites de France qui peut accueillir 11 personnes.

 

 

 

Elle est intarissable et fait savoir que : « A l’époque gallo-romaine, Collonge était déjà semée de hameaux et d’habitations isolées. L’occupation du sol n’a donc pratiquement pas changé. Des fouilles en Portus dans les années 50 du siècle dernier ont révélé l’existence de plusieurs ateliers (forgerons, potiers, fabrication de meules, etc…) et d’un petit fanum ou temple, dans lequel un buste de Vénus a été trouvé. Collonge a été un haut lieu de la RESISTANCE lors de la seconde guerre mondiale. ». Et elle ajoute : « L’ancienne Colonica est un village multipolaire où les vestiges historiques restent nombreux (château de Montvoisin, église, architecture vernaculaire et hameaux) ».

 

 

 

La partie centrale du territoire communal est traversée par le ruisseau de Lavau orienté Ouest-Est. L’activité agricole des terrains vallonnés est essentiellement vouée à l’élevage d’embouche, il en résulte un paysage de bocage entretenu qui joue avec les reliefs. De part et d’autre, sur les hauteurs, les coteaux calcaires sont couverts de forêts luxuriantes. La principale voie de circulation relie, d’Ouest en Est, Charolles à Chalon sur Saône. Le village s’est installé sur un repli de terrain dominant la vallée et orienté au Sud. Les agglomérations se sont constituées le long des voies de communication, mais on trouve aussi de nombreux écarts isolés. Le relief présent sur le territoire est relativement accentué, il est dominé par les plateaux calcaires couverts de forêts. La vallée creusée par le ruisseau est particulièrement bien marquée, et la voirie suit la ligne de moindre pente. Les altitudes varient entre 233 et 489 mètres, « le Bas de Collonge » et Montvoisin étant à environ 290 mètres d’altitude. Le Maire nous encourage aussi à rendre visite au Ranch de Collonges (M. Laurent Villard) et rend hommage aux artisans installés au village (plâtrier Peintre, Maçon et Menuisier).

 

 

Premier ZOOM : L’Eglise de Collonge-en-Charollais

 

L’église de Collonge-en-Charollais se compose d’une nef unique, d’un transept et d’un choeur gothique à chevet droit. La nef, large, est couverte d’un plafond dont les forts entraits, recouverts d’un épais enduit et badigeonnés, reposent sur des corbeaux de pierre moulurés. Le choeur, de la fin du XV° siècle, ne comporte qu’une seule travée, couverte d’une croisée d’ogives chanfreinées qui retombent sur des consoles nues à l’Ouest, sur des consoles sculptées de deux masques vigoureux à l’Est ; la clé de voûte porte gravées les lettre I H S. Les murs des deux chapelles latérales sont creusés chacun d’une crédence : niche rectangulaire à cadre flamboyant au Nord ; large piscine à accolade au Sud. Les origines de cette église ne sont pas connues mais il n’est pas exclus qu’elle ait des origines carolingiennes.

 

 

 

En 2003, l’Association pour la Remise en Valeur de l’Eglise de Collonge a obtenu le premier prix du concours départemental du patrimoine de Saône et Loire organisé par le conseil général. C’est à l’issu d’un travail de rénovation de plusieurs années, que cette récompense a été obtenue. Le choeur et la nef ont été refaits avec l’utilisation de pochoirs et de pigments naturels ; enfin, il a été posé un vitrail du XV° siècle complètement rénové. Le résultat est très impressionnant car les intérêts esthétiques et historiques ont entièrement été conservés, grâce au savoir faire d’un artiste et d’artisans.

 

 

Deuxième ZOOM : Un haut lieu de la Résistance

 

 

Dans notre village on se souvient encore très bien du Camp des loups qui comportait environ 80 maquisards répartis en petits groupes dans les bois de Maranges et Chaleûtre. En juillet 1944, un camp de regroupement a été créé à Portus, le camp « Jean PIERSON » en hommage au grand résistant tombé à Moroges le 28 mars 1944. Ce camp abritait jusqu’à 1200 maquisards en Juillet et août 1944.. « Il s’organise de part et d’autre d’une allée qui descend vers un ruisseau alimentant les fermes de Bourgeuil sur le versant ouest de la butte. Cette eau permet aux hommes de boire et de se laver. Les cantonnements, constructions de fortune, en rondins, recouverts de bâches réquisitionnées chez des entrepreneurs de battage, voire dans des entreprises de bals, s’échelonnent dans le bois sur plus de 500 mètres.

 

 

Au sol, des branchages et des fougères composent une sorte d’isolant nécessaire, mais bien insuffisant, en cet été pluvieux et humide. Il s’agit beaucoup plus d’un campement que de casernement d’une armée, étendu largement dans le bois, avec comme point central, la baraque construite pour les réunions avec la direction ».

 

Un monument erigé à Maranges le long de la route départementale 33, commémore le massacre par les allemands de 7 jeunes résistants le 27 mai 1944. On ne peut oublier que « par une belle journée de printemps, on a découvert tout d’abord à mi-côte, dans le sous-bois, le corps de François Guillet dit Francisco, un jeune de 18 ans originaire de Montchanin, dans la position d’un homme foudroyé alors qu’il essayait de s’échapper. Plus loin dans le bois, près de la fontaine, gisait Philippe Duréault dit Le Bleu, 22 ans de Moroges, torse-nu, une serviette de toilette à la main, surpris lors de sa toilette et sur le corps duquel les tueurs s’étaient acharnés.

 

 

 

Plus haut, à flanc de coteau, près des restes calcinés d’une cabane, celui de Louis Bonnette dit Gauthier, 20 ans de Buxy, fusillé d’une rafale de mitraillette après avoir été abattu ; quelqu’un lui avait recouvert le visage d’un foulard. Poursuivant la macabre tâche, le cortège revient à côté de la route menant de Collonge-en-Charollais à Genouilly pour découvrir dans un petit sentier étroit, trois corps, ceux de Raymond Bouchot dit La mouche, 21 ans, de Tercisio Adamo dit Chourel, 21 ans, tous les deux originaire de Buxy et de René Lonjaret, 21 ans, de Fley. Ils avaient été martyrisés par les Allemands. Enfin, au bord de la route, ils trouvent le corps de Raymond Clarissoux, un Chalonnais de 20 ans ». Ce récit est tiré du livre de Jean-Yves Boursier  » chroniques du Maquis « . Nous vous invitons aussi à revoir les reportages que nous avons déjà écrits sur ce site sur cette tragédie et aussi les ouvrages de Robert Chantin que nous avons publiés, ainsi que ses ouvrages et sa conférence sur le sujet.

 

 

Troisième ZOOM : la Fête de la prune organisée par la municipalité et l’ensemble des associations

 

 

Collonge, village de 140 habitants , ne se trouve pas à proprement parler dans le « Charollais » comme son nom pourrait le laisser supposer. Les habitants ayant à cœur de faire connaître leur village ont pensé que l’un des meilleurs moyens était de proposer une grande fête, relayée par suffisamment de publicité pour attirer des visiteurs de l’extérieur.

 

 

Le village ayant un surnom « Collonge les Peurnes », en patois charollais, c’est tout naturellement qu’ils ont pensé à la «Fête de la Prune».

 

Tous les habitants ont été sollicités pour la réflexion sur le contenu, la préparation et la réalisation de cette fête mais également les associations qui, en tant que structures, ont apporté leur savoir-faire dans leur spécialité. Enfin, divers annonceurs participent à la publicité de cette manifestation. C’est en 2002 qu’eut lieu la première édition de cette fête. En 2013 la fête de la prune a subi quelques modifications concernant sa conception. Pour la première fois les enfants du village ont activement préparé la marche qui avait pour thème « l’eau ». Cette randonnée faisait suite à un travail mené par les jeunes scolaires du village qui , depuis avril 2012 , accomplissent des recherches sur les puits , les sources, les cours d’eau en associant les « anciens » du village. Des rencontres trans-générationnelles , en partenariat avec la CAF et des bénévoles de la Maison du Terroir, la mairie de Collonge ont permis d’identifier des puits, des fontaines , des sources et ceci alimenté par des histoires locales riches de souvenirs. Les enfants ont exposé le long du parcours des panneaux sur lesquels des informations ont permis aux randonneurs d’enrichir leur connaissances sur Collonge en Charollais. De plus, autre nouveauté à l’occasion de cette fête de la prune, le repas est assuré par les jeunes agriculteurs des cantons de Mont Saint Vincent et La Guiche. Cette collaboration est riche d’enseignement.

 

 

 

Collonge démontre ainsi son souhait d’ouverture vers l’extérieur et celui de mettre en vitrine le savoir faire des jeunes agriculteurs. Fort heureusement, de nouveaux (jeunes) bénévoles se manifestent pour assurer la relève et apporter leur enthousiasme et de nouvelles idées pour la pérennité de cette fête.

 

 

L’an dernier, et nous l’avons relaté sur Montceau-news, les succès a été retentissant : plus de 2000 visiteurs ! Pour ce qui est de la marche, 2 circuits fréquentés par 400 marcheurs qui ont pu apprécier le paysage et prendre connaissance du travail effectué par les jeunes de Collonge, travail réalisé en partenariat avec la CAF, la maison du terroir de Genouilly et la municipalité de Collonge, avec une exposition concernant le ruisseau de Laveau et le maintien de son habitat naturel permettant le frai de la truite Fario. Les organisateurs avouent avoir été un peu dépassés par le succès de cette marche….. mais tout fut fait pour que la fête soit belle. Et, tenez vous bien, plus d’une tonne de prunes vendues ont permis de réaliser de bonnes confitures ou autres desserts. Il y eut même une dégustation la viande charollaise, offerte par le Comité des fêtes, au grand bonheur des amateurs de bons produits locaux et 300 repas ont été servis à midi et soir, le traditionnel saucisson chaud et lard agrémentés de patates, fromage et tarte aux prunes ont satisfait les papilles des gourmets. Sur l’ensemble de la journée pas moins de 2000 personnes se sont déplacées sur la fête et ont pu apprécier l’animation proposée par les « Faitouts », réputé groupe local blanzynois qui n’a pas ménagé ses efforts pour mettre de l’ambiance. La 13ème fête de la prune fut un succès et maintenant place à la 14ème qui aura lieu le 30 août 2015.

 

 

Et puis, Collonge en Charollais ne serait pas Collonge en Charollais sans son « Chez la Gladie » alors….

 

 

 

Quatrième ZOOM sur « Chez la Gladie »

 

 

Voilà ce que nous écrit Josette Lagrange :

 

 Il vous est sûrement arrivé d’avoir à expliquer où se trouve Collonge, alors, posez cette question : « vous connaissez la Gladie ?», la réponse est toujours : oui nous connaissons la Gladie……. Qui ne connaît pas le restaurant la Gladie, d’où lui vient ce nom d’abord ?
Michel et Ginette Lainé ont eu l’idée d’acheter en février 1987 un café qui était tenu par Mme Lartaud dite « la Gladie ». Mme Lartaud tenait ce bistrot pendant que son mari , maréchal ferrand, forgeron, travaillait sur place, il possédait une forge , et un travail qui lui permettait de parer les chevaux et bœufs.

 

La Gladie a tenu jusqu’à un âge avancé ce café où chacun faisait et refaisait l’histoire , et il a fallu se résoudre à vendre, c’est ainsi que Ginette et Michel se sont lancés dans la restauration de ce site.

 

 

En hommage à Mme Lartaud ils ont nommé leur restaurant « La Gladie », ils commencent la restauration en remettant en état le bar et une salle, puis agrandissement, d’une autre salle en 1988, la forge. L’affaire prospère grâce à leur savoir faire, les « 4 heures » jambon omelette ont fait leur notoriété, ils faisaient aussi des repas ouvriers, Tous les dimanches , un menu était proposé, la publicité s’est faite grâce à la qualité des repas et la quantité était de mise , le bouche à oreille a bien fonctionné, ce qui fut gage d’une prospérité assurée. En 1994, il a fallu aussi se résoudre à vendre, la retraite était au rendez vous.

 

 

Le 1er juillet 1994, Marcel et Monique Camus se lançaient à leur tour dans l’aventure, travailleurs, courageux ils continuent de développer ce commerce, la clientèle est fidèle .

 

Le 2 juillet 2001 , Philippe et Marie , le frère et la sœur succèdent aux parents.

 

 

Philippe , chef cuisinier, propose une cuisine traditionnelle et des spécialités ( cuisses de grenouilles, entrecôte charolaise), ils assurent des repas ouvriers , anniversaires , banquets.

 

 

Leurs 2 salles de restaurant peuvent accueillir environ 70 couverts, l’été s’ajoute la possibilité d’être en terrasse ombragée ( 25 couverts supplémentaires).

 

Leur clientèle est issue du bassin minier, de la côte chalonnaise et du Charolais.

 

Le travail familial avec le respect des valeurs transmis par les parents ont fait le succès de cette entreprise ».

 

C’est vrai que, connaissant bien l’endroit, ils persévèrent de belle façon dans le bon traitement de nos papilles et de nos moments de détente….. à table !

 

 

 

Voilà, il y a beaucoup à écrire sur Collonge en Charollais, c’est difficile de tout écrire, de tout synthétiser, encore une fois, comme dans les précédentes « Rondes des Villages », c’est sans prétention que j’ai voulu vous faire connaître cet endroit de notre belle région et je voudrais sincèrement remercier Josette Lagrange pour sa disponibilité et pour sa gentillesse, issues sans doute de la Passion qu’elle porte à son village.
Rappelons que vous pouvez retrouver nos précédentes « Rondes des Villages » dans un article paru sur ce site le 19 septembre 2013 sous le titre « la Ronde des Villages qui sentent si bons notre pays »

 

 

Et Oui, çà sent si bon la France !

 

 

Jean Michel Lendel

 

 

 

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Un commentaire sur “« La ronde de nos villages »”

  1. jasmin dit :

    Bonjour
    Magnifique reportage..!!!
    Quel travail de recherches , d’investigations , d’ explorations , de rencontres , il a fallu pour présenter cette ronde….
    J’attends impatiemment la prochaine..
    Merci mon AMI Jean Michel..
    C’est dit….
    M.E.