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jeudi 29 juin 2017 à 19:21

Conseil communautaire 

Intervention de David Marti, président



 

 

« Chers collègues,

 

Lors du conseil du 13 avril dernier, j’avais, dans le cadre de mon propos introductif, émis des craintes quant à la montée de l’extrémisme lors des élections présidentielles et législatives. Les urnes ont parlé et fait apparaître pour les élections présidentielles un pourcentage de vote en faveur du Front national jamais égalé jusqu’alors. Ce scrutin a fait ressortir aussi de façon indiscutable une différence sur ce vote entre les grandes métropoles et les autres territoires.

 

 

Cela doit amener le nouveau gouvernement à s’interroger sur les politiques publiques pour que cet écart cesse de s’accroître, car il n’est pas concevable qu’il y ait une France à deux niveaux. Des métropoles riches, bien dotées, préservées et le reste du territoire national de plus en plus en souffrance.

 

 

S’agissant des élections législatives, je tiens tout d’abord à adresser un salut républicain aux élus de cette assemblée qui se sont porté candidats. Pour revenir aux résultats, les pourcentages marquent un recul incontestable de l’extrémisme. Pour autant, ils doivent toujours mettre en alerte les élus de la République que nous sommes. Nous devons continuer à défendre les valeurs qui sont les nôtres au sein de cette assemblée, à savoir la liberté, l’égalité, la fraternité et la laïcité. Les Français y sont finalement très attachés et fort heureusement.

 

 

Bien plus, ils ont affiché un positionnement très net en faveur de l’Europe et sur le rôle que doit continuer à jouer la France pour porter les valeurs d’une Europe respectueuse de la liberté, de la dignité humaine, de la démocratie et de l’état de droit. Ils l’ont clairement signifié lors de l’élection du président de la République, Emmanuel Macron. Cette élection nous conduit donc à ouvrir une nouvelle ère du paysage politique français qui est à présent profondément différend mais qui nous a peut-être prémunis du pire. Dans ce contexte, le président de la République et le nouveau gouvernement doivent prendre des mesures afin que les électeurs retrouvent le chemin des urnes. L’abstention ne peut plus être la première forme d’expression démocratique de notre pays.

 

 

Toujours est-il qu’en tant qu’élus locaux, nous devons continuer à travailler pour l’intérêt général de nos habitants, comme d’ailleurs, nous l’avons toujours fait. L’ordre du jour de ce conseil en atteste une nouvelle fois.

 

 

La priorité donnée au développement économique, à l’enseignement supérieur, à la recherche et à l’innovation est à nouveau mise en exergue à travers la mise en place, comme vous le verrez, d’un règlement d’intervention en faveur de l’immobilier d’entreprise. Même si la région a, depuis la loi Notre, compétence exclusive dans le domaine du développement économique, nous restons les principaux interlocuteurs en matière d’immobilier d’entreprise. C’est la raison pour laquelle la Région Bourgogne Franche-Comté a justement demandé aux intercommunalités qui le souhaitent de mettre en place ces règlements d’intervention. A noter, que nous sommes une des premières collectivités à le faire.

 

 

Sans détailler ces projets de délibération qui vous seront présentés par Olivier Perret, je voudrais juste insister sur le fait que la communauté a été dans une démarche d’anticipation de la loi Notre, que ce soit par sa politique mise en place dans le cadre de cessions de terrains dans les zones d’activité ou par sa participation dans les sociétés d’économie mixte. Elle a toujours été dans une démarche d’accompagnement d’implantations ou de développement d’entreprises. Nous avons actuellement la construction de la plus grande plateforme logistique Lidl qui a débuté à Coriolis qui emploiera à terme au minimum 240 personnes et le lancement effectif de la construction du premier bâtiment sur la plateforme Mecateam.

 

 

Avec ce règlement, nous irons au-delà, en accordant aux entreprises qui souhaitent s’implanter ou se développer des aides spécifiques soumises au respect d’un certain nombre de conditions. Notre objectif étant toujours le même : la compétitivité de notre territoire et la création d’emplois.

 

 

 

Toujours dans cette même priorité, Jérémy Pinto vous présentera un projet de délibération quant à la prise de participation de la communauté au capital de la Société publique locale d’aménagement de l’agglomération dijonnaise, qui se verra confier la rénovation des anciens bâtiments du lycée Léon Blum en vue d’y installer le futur site technopolitain. Je rappelle que l’objectif de ce site technopolitain est l’émergence de start up qui auront à leur disposition un environnement de recherche initiale, avec les deux laboratoires spécialisés dans la vision 3D, les matériaux, et un environnement de recherche appliquée avec notamment la plateforme 3D.

 

 

Une nouvelle fois, la communauté urbaine optimise les potentiels de son territoire au profit des jeunes entrepreneurs tout en ayant en perspective permanente une amélioration du cadre de vie et des services au profit des habitants.

 

A cet effet, dans le cadre des nombreuses contractualisations avec l’Europe, la Région et l’Etat, nous évoquerons les aides financières que l’Etat accordera à la communauté mais surtout à ses communes rurales dans le cadre du Contrat de ruralité. Ce qui démontre une fois de plus s’il en était besoin qu’il existe une réelle cohésion communautaire.

 

 

Enfin, le sujet de la Voie ferrée Centre Europe Atlantique, pour lequel nous nous sommes fortement mobilisés lors du débat public. Un comité de pilotage a été organisé par Madame la Préfète de Région. A cette occasion, je lui ai fait part à nouveau du positionnement de Dijon Métropole, du Grand Chalon, du Conseil départemental de Saône-et-Loire et de la communauté urbaine en faveur de l’interconnexion TGV-TER par le biais d’une gare passante située à Coriolis. Vous le savez, le financement pour l’instant partiel de ce projet impose sa réalisation en plusieurs tranches.

 

 

Afin que le projet d’interconnexion soit retenu, les quatre collectivités plaident en faveur de la faisabilité d’études complémentaires de l’interconnexion, dès la première tranche de financement dans le cadre du Contrat de plan Etat-Région, à hauteur de 92 millions d’euros. Bien plus, elles sont prêtes à participer au dialogue sur le financement de ces études. Pour concrétiser notre consensus, une lettre en ce sens co-signée des présidents Rebsamen, Martin, Accary et de moi-même a été adressée à Madame la Préfète ainsi qu’à Madame la Présidente de Région.

 

 

La communauté urbaine affirme ainsi à nouveau sa volonté de rester le chef de file de la mise en œuvre des politiques publiques sur son territoire. En témoigne, pour 2016, le rapport d’activité déposé sur table. »

 

 

 

 

David Marti

 

Président de la communauté urbaine Creusot Montceau

 

 

ccm 2906172

 

 

 

 

 

 

 



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