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jeudi 24 décembre 2015 à 04:56

Centre hospitalier Jean Bouveri…

L'ONDAM et ses conséquences pour l'établissement, les premiers bénéfices de la CHT...



 

 

Des sujets abordés lors d’une conférence de presse tenue ce mercredi après-midi par  Bruno Legourd et Isabelle Tabyaoui !

 

C’est donc en présence de Bruno Legourd, Directeur de la Communauté Hospitalière de Territoire (CHT) Saône-et-Loire Nord Morvan et de Isabelle Tabyaoui, Directrice déléguée et secrétaire général du Centre hospitalier de Montceau, que s’est tenue une conférence de presse à l’hôpital de Montceau-les-Mines, ce mercredi après-midi.

 

Plusieurs sujets ont été abordés au cours de celle-ci : l’ONDAM et ses conséquences pour l’établissement, les premiers bénéfices de la CHT pour l’hôpital de Montceau et pour les montcelliens, l’IFSI ou encore l’Hôtel-Dieu du Creusot.

 

 

L’Objectif National des Dépenses d’Assurance Maladie (ONDAM)

 

 

L’ONDAM est un outil de régulation des dépenses publiques, créé par une ordonnance de 1996. Ainsi il ne concerne pas uniquement le centre hospitalier de Montceau-les-Mines, mais tous les établissements hospitaliers. Il s’agit d’un plan national visant une diminution des dépenses de santé et s’articulant autour de deux volets, comme l’a expliqué Bruno Legourd.

 

 

Le premier volet concerne la diminution des dépenses de santé au sein des établissements hospitaliers s’exprimant par exemple par une économie au niveau du personnel, à travers aussi les soins ambulatoires et ce, pour atteindre une meilleure efficience des services hospitaliers.

 

 

Le deuxième volet de l’ONDAM concerne les remboursements des transports des malades, la qualité des soins vs la quantité en permettant une meilleure prise en charge des patients.

 

 

Pour la médecine hospitalière, les établissements doivent faire remonter des plans d’économie. C’est d’ailleurs ce que le centre hospitalier de Montceau-les-Mines a réalisé en juin dernier.

 

 

Ce plan a mis en évidence la nécessité de redimensionner les services et de réduire la durée des séjours par exemple, avec pour conséquence de repenser la volumétrie des services.

 

Les partenaires sociaux (syndicats etc.) ont été informés de ces démarches, comme nous l’a indiqué Isabelle Tabyaoui.

 

 

Depuis le 15 décembre, ce plan a été mis en place de manière effective à l’hôpital.

 

Parallèlement à ce plan, l’Hôtel-Dieu du Creusot fait l’objet d’un plan social. Il convient clairement de faire la distinction entre ces mouvements.

 

Dans le cas de l’hôpital de Montceau-les-Mines, il n’y aura aucun licenciement du personnel. Dans le second cas, il y aura bel et bien le licenciement d’une partie du personnel creusotin.

 

 

Par ailleurs, la reprise de l’Hôtel-Dieu par le groupe SOS contraint l’hôpital de Montceau à reprendre du personnel détaché sur le Creusot. Ce personnel sera de retour à partir du 1er janvier 2016. Cela représente 20 ETP de toutes catégories (infirmières, sage-femmes etc.).

 

 

Ce personnel sera déployé sur les établissements de la CHT et notamment Chalon-sur-Saône pour ce qui est du personnel de la maternité (7 ETP dont 4 sage-femmes et 3 auxiliaires puéricultrices).

 

 

L’ONDAM se caractérise par une diminution de l’augmentation du volume des dépenses et non pas par une baisse des volumes. Pour le dire autrement, la loi encadre une maîtrise des dépenses de santé.

 

 

Les conséquences de l’ONDAM pour la qualité d’accueil de l’hôpital de Montceau-les-Mines

 

 

Le plan réalisé dans le cadre de l’ONDAM a poussé l’hôpital à revoir la distribution des lits (capacité d’accueil) par services. Ainsi le service pneumologie est passé de 16 lits à 24 lits. Et un deuxième pneumologue a ainsi été recruté.

 

La rhumatologie est passée de 18 lits à 12 lits. Dans certains cas, certains lits ont été supprimés. Mais globalement, il s’agit d’une « redistribution des cartes ».

 

La médecine polyvalente est passée de 26 lits à 20 lits. Au total, l’hôpital a supprimé 16 lits. L’idée est de proposer le bon lit pour le bon malade au bon endroit.

 

 

Et comme l’a ajouté Isabelle Tabyaoui : « Cette organisation est valable quand on n’a pas de dépassement d’affluence. Mais on sait les périodes. ».

 

 

Par conséquent, les équipes ont été redimensionnées. « On a enlevé des postes. Quand il y a un départ en retraite ou un départ volontaire, il n’y a pas de remplacement. Certains CDD ne sont pas renouvelés. Dans cette réorganisation, on donne la primauté au personnel creusotin. Pour 2016, ce sont 12 contrats qui ne seront pas renouvelés. On essaie de le faire de manière douce. On se réorganise à chaque fois dans les services. On a aussi une politique de formation continue. On essaie donc d’équilibrer nos équipes par des canaux positifs. » a indiqué Isabelle Tabyaoui.

 

 

Des résultats encourageant pour l’hôpital

 

 

En octobre de cette année, l’hôpital de Montceau-les-Mines a réalisé 300000€ de recettes supplémentaires, par rapport à octobre 2014.

 

 

Cela s’explique pour plusieurs raisons : d’abord pour une même intervention, les patients restent hospitalisés cinq jours au lieu de sept, avec les mêmes recettes pour l’hôpital. Ensuite, l’hôpital a rouvert plusieurs services, lesquels sont déjà en activité. La chirurgie viscérale a ainsi rouvert le 1er octobre dernier et comprend deux chirurgiens, plus un chirurgien chalonnais en renfort.

 

Isabelle Tabyaoui explique qu’une augmentation de la fréquentation de l’hôpital a même été constatée. « Nous pouvons proposer de nouveaux services grâce à cette ouverture. Il est clair que nous récoltons ici les premiers bénéfices de la CHT. Ces bénéfices sont d’abord pour la population montcellienne avec la chirurgie viscérale, l’urologie ou encore la neurologie médicale. Nous pouvons assurer une meilleure prise en charge de l’AVC par exemple aux urgences. On sait qu’on a 6 heures dans le cas d’un AVC pour éviter les séquelles. Aujourd’hui on peut prendre en charge un malade en 1h-1h30. Le Docteur Commeau a suivi pour sa part un DU Neurovasculaire et poursuit des échanges de formation avec ses collègues de Chalon-sur-Saône afin d’assurer une meilleure prise en charge sur Montceau-les-Mines. » a indiqué Isabelle Tabyaoui.

 

 

Des ajustements en cours avec l’Hôtel-Dieu du Creusot

 

 

La veille de cette conférence de presse, Bruno Legourd et Isabelle Tabyaoui ont encire tenu une réunion avec le groupe SOS. « On va se revoir régulièrement pour un plan d’apuration. Nous avons déjà rencontré SOS. Auparavant, nous étions en contact avec l’administrateur. » a expliqué Bruno Legourd.

 

 

Et d’ajouter : « C’est un nombre de dossiers conséquents. Pour l’IRM, on pense régler cela pour le premier trimestre 2016. Jusqu’à présent, nous étions dans des intérêts croisés : l’IFSI, la HAD (Hospitalisation à Domicile) et l’IRM. La HAD est réorganisée. Et l’IRM est à Montceau-les-Mines à présent. L’Hôtel-Dieu faisait partie du GIE de l’IRM. Aujourd’hui, il souhaite s’en retirer. Cela ne posera aucun problème car les temps de vacation qu’ils assuraient seront assurés par d’autres praticiens. Nous avons déjà de quoi faire. La HAD est un exemple de réorganisation territoriale comprenant l’Hôtel-Dieu du Creusot, Sainte-Marie à Chalon-sur-Saône, l’hôpital de Chalon-sur-Saône et l’hôpital de Montceau-les-Mines. Nous recouvrons donc l’hospitalisation à domicile aussi bien avec des établissements publics et privés.

 

Le développement de la HAD est dans la droite ligne du plan ONDAM en permettant de réduire les coûts pour les hôpitaux. Ce partenariat est donc maintenu avec l’Hôtel-Dieu du Creusot. C’est d’ailleurs le seul partenariat restant entre nos établissements.

 

Lorsque nous avons repensé la HAD, nous avions souhaité garder le partenariat avec Sainte-Marie. Au niveau de Montceau-les-Mines, on va rechercher un rapport équilibré entre les partenaires dans le cadre de la HAD. »

 

 

La HAD n’est pas nouvelle, puisqu’elle regroupait 15 établissements jusqu’à présent. On parlait alors de la HAD Nord 71.

 

Mais aujourd’hui on parlera d’une HAD 71, regroupant le Grand Chalonnais et la CUCM. Les partenaires créateurs en sont les établissements de Montceau-les-Mines, du Creusot et de Chalon-sur-Saône. En réduisant le nombre d’établissements dans la direction de la HAD, l’idée est de resserrer la gouvernance.

 

Toutefois, tous les autres établissements participeront à cette HAD en tant que partenaires privilégiés et par le biais de conventions entre la HAD et chaque établissement.

 

Le développement de ce service nécessitera un travail de fond avec les partenaires libéraux, lesquels assureront ces services auprès des personnes hospitalisées à domicile.

 

 

Concrètement, les membres fondateurs de la HAD assureront la gouvernance et l’organisation de celle-ci. Les partenaires privilégiés seront consultés régulièrement, notamment dans le cadre d’un Club d’utilisateurs. Le Club des utilisateurs est une entité d’évolution et de progression permettant aux partenaires de partager leurs difficultés et leurs satisfactions. Son objectif est de permettre de faire progresser la HAD.

 

 

Pour Bruno Legourd et Isabelle Tabyaoui, il est important d’y voir une réelle plus-value pour les patients par une meilleure prise en charge. La HAD nécessite aussi un travail accru et déjà existant avec les équipes sociales des établissements hospitaliers. Ces équipes sociales devraient être renforcées. Il est important de noter toutefois que celles-ci ne sont pas sous la responsabilité de la HAD.

 

L’organisation sera réalisée par district. La configuration actuelle sera maintenue avec une densification pour la Bresse et un accord possible avec l’hôpital de Louhans.

 

 

La qualité des enseignements de l’IFSI est garantie

 

 

L’IFSI fait l’objet de nombreuses rumeurs. Certes, le groupe SOS, repreneur de l’Hôtel-Dieu du Creusot a indiqué qu’il ne reprendrait pas l’établissement. Et c’est le Centre hospitalier de Montceau-les-Mines qui reprend intégralement l’IFSI.

 

Pour le financement de l’information, celui-ci est pris en charge par la Région, laquelle finance les études en soins infirmiers (salaires des enseignants, matériel etc.). Chaque établissement reçoit une subvention renégociée chaque année en fonction des besoins. L’établissement pivot, dans notre cas le CH de Montceau-les-Mines, peut alors rémunérer les enseignants.

 

 

L’IFSI poursuivra ses enseignements sur ses deux sites historiques. En effet, l’établissement est communautaire.

 

 

Quant à savoir si l’Hôtel-Dieu pourrait encore être un lieu de stage pour les futurs étudiants, cela ne dépend pas du CH de Montceau-les-mines. Le groupe SOS ne s’est pas exprimé sur ce point.

 

 

Les autres bénéfices de la CHT

 

 

La CHT permet aussi la mutualisation de services dont profite déjà l’établissement montcellien.

 

« On fait des travaux actuellement. Et on profité de l’ingénierie de Chalon. Nous n’avions plus ce service. On essaie aussi de faire des économies sur l’achat de matériel. »

 

 

Avec presque une année d’activités, la CHT reçoit actuellement un accueil favorable de ses acteurs.

 

« On massifie les savoir-faire. » a rappelé Isabelle Tabyaoui.

 

 

Et pour les patients ? « C’est complexe à destination des patients. Il faut qu’on communique. Il faut aussi que cela se vive. Sur l’urologie, nous avons des témoignages très positifs. » a indiqué Isabelle Tabyaoui.

 

 

Une reconnaissance du service addictologie par l’ARS

 

 

Enfin le service addictologie a obtenu le niveau II depuis le 1er décembre 2015 de la part de l’ARS. Cela signifie que l’hôpital peut ainsi accueillir des séjours avec sevrage plus complexes. Certes l’addictologie nécessite un investissement.

 

Mais il sera amorti avec le temps.

 

 

Grâce à l’implication au sein de la CHT et à une mutation engagée au sein même des services, force est de constater l’offre grandissante de soins pour les montcelliens et les habitants des communes environnantes.

 

Les travaux de certains services devraient être prochainement achevés. Nous assurerons évidemment une visite des nouveaux locaux pour vous.

 

 

Émilie Mondoloni

 

 

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3 commentaires sur “Centre hospitalier Jean Bouveri…”

  1. Daniel Z dit :

    Bonjour.

    La santé est probablement notre bien le plus précieux.
    Force est de constater que depuis belle lurette, la gestion étatique de ce domaine n’est peut être pas aussi saine que nous pourrions le supposer.

    Exemple, voici comment se préparerait l’avenir :
    http://www.lemonde.fr/sante/article/2012/10/10/futur-medecin-bac-10-80-heures-par-semaine-2-000-euros_1770243_1651302.html

    http://www.lemonde.fr/societe/article/2014/11/27/un-quart-des-nouveaux-medecins-en-france-ont-un-diplome-etranger_4530024_3224.html

    Je suis perplexe et me pose des questions.

    Est il pertinent de considérer la proximité comme un critère déterminant ( !!! ) et comment choisir ?

    http://www.lexpress.fr/palmares/hopitaux/bourgogne/saone-et-loire/montceau-les-mines_71/sih-centre-hospitalier-de-montceau-les-mines_635600.html

    Mais que valent les différents classements ?

  2. Obi Wan Kenobi dit :

    Des économies réalisées certes dans plusieurs domaines, l’effort est louable mais attention a ce que la qualité des soins ne soient pas remise en cause car vous le précisez les personnels sortants ne sont pas remplacés, alors quelques personnes doivent bien effectuer ce travail « supplémentaire » et ce n’est pas un simple tour de management positif qui peut faire passer la pilule .
    Et diminuer le nombre de lits n’est peut être pas la bonne solution, il faudra pour certaines familles s’éloigner pour trouver une place les concernant, tout cela sur un projet d’économie globale …
    Je regrette que la « santé » ait quelquefois à souffrir de mesures budgétaires .

  3. sillabruno dit :

    L’Avenant N°1 du Contrat d’objectifs et de moyens – Contrat de performance 2015/2018 (signé entre l’ARS et le CH de Montceau) indique au tableau « Evolution des résultats d’exploitation » : Total des produits consolidés 2014 66 383 343 euros, Total des produits consolidés 2015 67 598 688 euros. Soit une augmentation de 1 215 345 euros.