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mercredi 21 avril 2021 à 05:44

Le jardin de la motte rouvre ses portes à la cueillette ce mercredi !

Des légumes, des œufs et autres produits locaux biologiques à découvrir à Saint Bérain-sous-Sanvignes



 

 



 

Adrien Chevalier débute sa 9e saison de maraîchage à la Motte Loisy à Saint Bérain-sous-Sanvignes. Si vous ne connaissez pas son histoire, elle est simple. A 30 ans, il décide de changer de vie et de reprendre l’exploitation familiale.

Professeur d’EPS depuis 10 ans, il obtient un BTS production horticole en 2011 qui l’amène à s’installer en tant que jeune agriculteur en février 2012. Il s’installe sur l’exploitation familiale suivant ses envies et un schéma bien différent de celui de ses parents. Il entame alors son activité de maraîchage en bio.

En 2016, il est rejoint par un collègue qui deviendra son associé.

 

Audrey, son épouse, alors comptable, souhaite participer au projet. C’est en 2018 qu’elle arrive pour compléter l’équipe et s’occuper de chèvres. Son idée : produire des fromages de chèvre et proposer des visites pédagogiques de la ferme.

Depuis quelques mois, l’équipe a évolué après le départ de l’associé d’Adrien et l’arrivée d’un salarié.

 

Après des premières années prudentes, Adrien était à mi-temps, il est passé à plein temps en 2019. Son épouse s’est installée en élevage caprin avec 20 chèvres et 2 vaches. Elle a choisi un cheptel de petite taille pour permettre une meilleure proximité avec ses animaux et une meilleure compatibilité avec l’activité d’accueil pédagogique. Les animaux sont ainsi plus habitués à être touchés.

 

Un maraîchage biologique sur une surface de plus de 2 hectares

 

L’exploitation s’étend sur 16,75 hectares, dont 2,5 dédiés au maraîchage. Le reste est en prairie et en cultures pour les animaux. Sur place, il y a aussi des serres qui servent à assurer les premiers produits de printemps et à prolonger la saison en automne. Ce sont aussi des protections pour les plans de tomates, qui ne sont ainsi pas traités.

 

A la ferme, 100% des produits sont biologiques. Et dès ce mercredi, les petits et les grands vont pouvoir reprendre la cueillette : radis, épinards, salades, oignons, navets. Dans 15 jours, Adrien et son épouse proposeront des plans à la vente : salades, épinards, tomates, aubergines, courges, courgettes, aromates.

Adrien souligne d’ailleurs que 80% des plans utilisés dans le jardin sont réalisés dans la pépinière de la ferme et seulement 20% sont achetés à l’extérieur. Le reste des plans réalisés en sus sont mis à la vente.

 

Il faudra attendre encore un peu pour les fruits !

 

En 2016, Adrien a planté 150 arbres fruitiers : pommes, poires, cerises, abricots, pêches, prunes, mirabelles, kakis, cassis, groseilles etc. Ils auraient dû donner leurs premiers fruits cette année. Mais les gelées de ce printemps ont conduit à une perte de près de 80% des fleurs. Adrien, pragmatique, se dit que cela donnera une année de plus aux arbres pour s’enraciner. Il vit au rythme de la nature et sait que chaque année il y a des légumes qui produisent moins que d’autres.

 

Au cours de la visite de son exploitation, Adrien explique la base de sa réflexion lorsqu’il a monté son projet : d’abord ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier. Ainsi si les fruits ont gelé, ce n’est pas un problème. « On ne réussit pas tout. On a 40 variétés de légumes. » indique-t-il.

Et cette réflexion a gagné aussi son verger, qui est en fait un verger maraîcher, principe de l’agroforesterie. En clair, les arbres sont plantés au milieu du jardin, permettant d’associer arbres et cultures.

Par ailleurs, « on fait évoluer nos pratiques vers un maraîchage vivant. On ne travaille plus le sol. On travaille le plus possible avec un paillage naturel. On occulte pour désherber avec des bâches. Le paillage naturel nourrit aussi le sol en plus de réduire l’arrosage. » nous explique Adrien qui ajoute que l’exploitation est autonome en paillage et matières organiques.

 

Et 150 poules pondeuses !

 

Sur l’exploitation, il y a aussi 150 poules pondeuses. Cela permet à l’exploitation de proposer à ses clients des légumes, des œufs et du fromage et en collaboration avec des exploitants voisins de la bière, du miel (Pierre Verniau St Eugène), des terrines (EARL GUILLEMOT Saint Eugène), des confitures, du sirop (vergers de Kethevane à Dettey), des aromates et du jus de pommes (les Vergers Tom la Pom à Santenay) en dépôt vente.

 

Et à cela s’ajoutent donc les visites pédagogiques !

 

Audrey s’occupe particulièrement des chèvres qu’elle trait à la main. Elle obtient ainsi en moyenne 40 litres de lait de chèvre et 10 litres de lait de vache par jour.

Avec une traite par jour, elle fatigue moins ses animaux et elle sort juste la quantité de lait pour les besoins des clients. Le soir, les travaux sur les animaux sont moins importants et Audrey peut ainsi donner un coup de main au niveau du maraîchage.

 

En semaine, elle accueille des groupes de scolaires jusqu’à présent des établissements du bassin minier et ce depuis 2018. Les enfants découvrent ainsi comment faire leurs semis. Ils découvrent les animaux : chèvres, aussi chevaux, ânes, lapins.

Et la ferme reçoit aussi des personnes à profils particuliers, des jeunes de l’IME de Saint Vallier tous les lundis matins (un groupe de 5 jeunes âgés de 16-17 ans), aussi les mardis et jeudis des personnes de l’accueil de jour la CAPH de Blanzy. Lors de notre visite 8 adultes handicapés sont ainsi venus découvrir les chèvres, les traire et les prendre dans leurs bras. Ils ont même réalisé de la crème et du beurre ce mardi.

 

L’exploitation des jardins de la motte arrive à dégager aujourd’hui trois salaires grâce à ses activités variées. Et les clients peuvent soit venir cueillir dans le jardin dès ce mercredi d’ailleurs, ou passer commande (les produits disponibles sont indiqués sur le site internet de la ferme).

 

Pour venir chercher ses produits, le point de vente est ouvert à la ferme le mercredi matin et le samedi matin de 9h à 12h et le vendredi de 16h à 18h.

 

Adrien remarque d’ailleurs que sa clientèle a évolué notamment ses deux dernières années. « Beaucoup de jeunes arrivent. Ils ont envie de changer lorsqu’arrivent leurs enfants. » explique-t-il.

 

Et Adrien de poursuivre : « On aime expliquer comment on travaille, faire prendre conscience. Nous avons un impact sur la nature. On essaie de montrer qu’on peut faire autrement. On a à cœur de réfléchir pour voir comment être le moins impactant ».

 

En plus de fournir ses clients à la ferme, les jardins de la Motte travaillent aussi avec le magasin Culture bio, le restaurant Le point repas à Montceau, la cantine de Saint Bérain-sous-Sanvignes et le collège de Sanvignes.

 

Pour découvrir les produits de la ferme, vous pouvez vous y rendre les mercredis et samedis matin ou le vendredi après-midi ou encore consulter le site internet de l’exploitation !

 

A découvrir ici :

https://jardinsdelamotte.fr/

 

Et dès ce mercredi, petits et grands ont la possibilité de venir cueillir leurs légumes, dans le respect des règles sanitaires.

 

EM

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




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