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vendredi 20 mars 2026 à 04:21

Montceau-les-Mines – Le Printemps de poètes

« La liberté. Force vive, déployée » avec la Cie à l’envers de soi  



 

Il faisait froid ce samedi matin. La pluie était au rendez-vous. Mais rien n’a empêché cette première manifestation du Printemps des poètes proposée par la Cie à l’envers de soi : une prestation de lectures en danse et poésies sur le thème de la Liberté. Force vive, déployée.

 

Le groupe des Hauts parleurs et les danseurs de la compagnie à l’envers de soi ont pris place devant la mairie, dans le square attenant,  puis arrêt devant l’église pour se rendre à la librairie de Deux choses Lune pour une lecture de poèmes en toute discrétion, susurrés à l’oreille en ayant, sur le trajet, distribué de multiples contraventions poétiques…

 

Tout a débuté par le poème de Paul Eluard « Liberté j’écris ton nom » sur les marches de l’hôtel de ville. Les lecteurs furent rapidement rejoints par les danseurs de la compagnie qui ont offert une danse libre et dépourvue d’artifice. 

 

Puis, Pablo Neruda a retrouvé sa voix dans le square à côté de la mairie pour se poursuivre jusque vers l’église pour une parade poétique dansée afin de rejoindre la librairie de deux choses lune où fut déclamé le poème de Michelle Grenier, « Gavroche du crayon », à Cabu…

Puis, selon la demande, dans les alcôves, dans la vitrine de l’établissement, les lecteurs des Hauts parleurs ont susurré des poèmes en toute discrétion aux particpants de cette matinée poétique.

 

 

« Gavroche du crayon »

À Cabu

 

Il est mort, le rieur, les doigts pleins d’encre
Gavroche du crayon, espiègle diablotin
Qui croquait la bêtise de sa plume épicée.
Son regard, lampion contre l’obscurantisme
S’est éteint ce matin. Ravivons la lumière
Nulle voix ne va jamais se taire
Face à la barbarie encagoulée.
Debout les vivants !
Aucune peur ne musellera nos paroles :
Sans bâillon ni camisole,
Par un cri accordé à nos gorges éraillées
D’une seule et même voix clamons :
Le rire vole plus haut que les plombs !
Rions, rions de l’ignorance crasse
Des fanatismes de tout poil.
Poètes, affûtons nos crayons
Osons être plus audacieux en créant
Ce rien et ce tout qui se nourrit d’âme
Et qui fait vivre intensément.

 

J.L Pradines

 

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