Montceau-les-Mines – Fabrice Eboué à l’Embarcadère
Une salle comble pour un show de près de 2 heures


La salle de l’Embarcadère était comble ce vendredi soir pour le nouveau spectacle de Fabrice Eboué, intitulé « Solitudes ».
Avant son entrée en scène, la salle est plongée dans une ambiance soirée électro, un gros son qui tape dur, lumières qui clignotent, et les spectateurs qui applaudissent et crient : l’ambiance monte en puissance.
En tout premier lieu, Fabrice Eboué jauge la salle, il prend la température, cherche le benjamin et le doyen au sein du public, prend deux ou trois personnes en point de mire.
Il va sur tous les terrains, c’est du trial, du cross : l’affaire Pelicot, Gérard Miller, Gaza, Pierre Palmade, la transphobie, les troubles alimentaires, le masculinisme, les réseaux sociaux, la banalisation de la cocaïne, …
C’est tout ce qu’on aime : un ton percutant, politiquement incorrect, magistralement impertinent et irrespectueux à souhait dans un décor minimaliste : table, chaise, gourde et une canette de bière 8.6.
L’artiste a servi un menu humour noir et dérision : ça déménage, ça décape, c’est corrosif. Il atteint le coeur du système. Un spectacle qui déborde d’énergie avec un minimum d’effets, pas d’alibi, pas de subterfuges. La ligne droite est le plus court chemin pour aller droit au but, au coeur de la cible.
Le résultat ne tarde pas… La salle réagit et le rire prend l’avantage.
Le rideau se ferme sur la chanson d’Edith Piaf « Non je ne regrette rien ». Tout est dit !
J.L Pradines























