« Rythmes scolaires – rythmes de l’enfant »
Le débat citoyen du Front de gauche a permis de poser des questions
Organisée par le Front de Gauche, cette réunion-débat ouverte à tous visait à ouvrir la discussion à l’heure où le gouvernement lance sa réforme des rythmes scolaires, recueillir les avis des parents et des enseignants, et faire remonter les informations et propositions aux députés et sénateurs Front de Gauche. Une quinzaine de personnes ont participé à ce débat.
Si vous tapez « réforme scolaire » sur votre moteur de recherche, vous tomberez très vite sur le site
www.education.gouv.fr/rythmes-scolaires qui vous dira ceci : « Les écoliers français subissent des journées plus longues et plus chargées que la plupart des autres élèves dans le monde. Or cette extrême concentration du temps d’enseignement, unique à la France, est inadaptée et préjudiciable aux apprentissages. Elle est source de fatigue et de difficultés scolaires. La réforme des rythmes scolaires vise à mieux répartir les heures de classe sur la semaine, à alléger la journée de classe et à programmer les enseignements à des moments où la faculté de concentration des élèves est la plus grande. Un décret, publié le 26 janvier 2013, précise le cadre réglementaire national de la nouvelle organisation du temps scolaire, à l’intérieur duquel des adaptations locales seront possibles.«
Afin de raccourcir un peu les journées de nos enfants, la réforme à venir prévoit donc d’arrêter la journée scolaire à 15h45 au lieu de 16h30 actuellement, et de réinstaurer les cours le mercredi matin. Cette réforme doit être mise en place en septembre 2013, au pire en 2014.
Selon les membres du Front de Gauche, de nombreuses municipalités importantes (et de gauche) se posent la question de leur adhésion à cette réforme, car les aménagements inhérents à cette refonte des rythmes sont laissés à la charge des municipalités : que faire des enfants entre 15h45 et 16h30 ? Faut-il embaucher des personnes supplémentaires pour les activités péri-scolaires trois quart d’heure par jour ? Faut-il modifier les horaires des transports scolaires ? … Autant de casses-tête pour de nombreuses communes.
Alors que la réforme, pour être applicable de manière efficace et constructive, nécessite des investissements et des postes supplémentaires, la politique d’austérité, de fait, entraîne baisse d’effectifs et réduction des budgets.
Ainsi donc, pour les personnes présentes, cette réforme apparait plus comme un montage bâclé et sans moyens que comme l’outil pour restaurer un enseignement serein.
D’autres questions ont été évoquées durant le débat :
Différences des rythmes entre primaire et secondaire.
Quid de la formation des enseignants ?
La Gauche au pouvoir va-t-elle revenir sur la suppression des IUFM ? ..



